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Cadavres exhumés à Srebrenica et entreposés à Tuzla ; octobre 2002 © AI |
Le 7 mars 2003, à la suite d’une requête formée par 49 parents des « disparus », la Chambre des droits de l’homme de Bosnie-Herzégovine a ordonné à la Republika Srpska de livrer immédiatement toutes les informations pouvant permettre d’établir ce qu’il était advenu des hommes et garçons de Srebrenica et de déterminer l’emplacement des fosses communes où les cadavres avaient été enterrés. La Chambre a également enjoint à l’entité serbe de Bosnie de mener une enquête approfondie sur les événements de Srebrenica afin de déférer à la justice les auteurs de ces agissements, et d’en publier les conclusions d’ici le début du mois de septembre 2003.
Selon les informations disponibles au début du mois de juin, les autorités de la Republika Srpska n’avaient toujours pas ouvert d’enquête, ni donné le moindre renseignement aux familles des victimes.
Passez à l’action !
Nous vous invitons à envoyer des lettres, fax ou courriers électroniques au Premier ministre et au ministre des Affaires intérieures de la Republika Srpska.
Vous pouvez copier et coller le texte de la lettre qui suit et l’adresser aux destinataires mentionnés (voir les adresses ci-dessous) ; vous pouvez également rédiger votre propre missive.
Faites parvenir vos appels à :
Premier ministre de la Republika Srpska :
Dragan Mikerevic’
Prime Minister
(Banski Dvor)
Vuka Karadzica bb
78000 Banja Luka
Republika Srpska
Formule d’appel : Dear Prime Minister, / Monsieur le Premier ministre,
Fax : +387 51 331 332
Courriers électroniques l : kabinet@vladars.net *
Ministre des Affaires intérieures :
Zoran Djeric’
Minister of Internal Affairs
Jug Bogdana 108,
78000 Banja Luka,
Republika Srpska
Formule d’appel : Dear Minister, / Monsieur le Ministre,
Fax : +387 51 331 211 / 331 296
Courriers électroniques : mup@mup.vladars.net *
Informations générales
Le 7 mars 2003, la Chambre des droits de l’homme de Bosnie-Herzégovine a statué que les autorités serbes de Bosnie de la Republika Srpska (RS, République serbe) avaient bafoué les droits humains des familles des victimes en refusant obstinément de les informer sur le sort de leurs proches, ces hommes et ces garçons « disparus » au lendemain de la chute de la « zone de sécurité » de Srebrenica, en juillet 1995.
Ayant expressément pris acte de la souffrance et de la douleur persistantes des familles, la Chambre est parvenue à la conclusion que la Republika Srpska n’avait « pratiquement rien fait pour élucider le sort des victimes présumées des événements de Srebrenica et avait omis d’entreprendre des actions en vue de soulager la peine des survivants et de contribuer au processus de réconciliation en Bosnie-Herzégovine ». Elle a en outre noté que ces violations « témoignent d’une complète indifférence des autorités de la Republika Srpska envers les souffrances de la communauté des Musulmans de Bosnie ».
La Chambre a également enjoint à la Republika Srpska d’indemniser l’ensemble des demandeurs et des familles des victimes de Srebrenica, sous forme d’une indemnité forfaitaire d’un montant de près d’un million d’euros versée à la Fondation pour la construction du mémorial et du cimetière de Srebrenica-Potocari (où les premiers enterrements ont eu lieu le 31 mars 2003).
On estime que plus de 7 000 hommes et garçons, Musulmans de Bosnie, ont été tués à la suite de la chute de Srebrenica. Toutefois, au vu de tous les cadavres que l’on continue d’exhumer des charniers de la région, le nombre total de victimes pourrait bien atteindre 10 000 personnes.
Selon des estimations prudentes, près de 17 000 personnes sont toujours portées disparues en Bosnie-Herzégovine. Amnesty International fait campagne pour que la lumière soit faite sur tous les cas de « disparitions » et que tous les responsables soient traduits en justice.
Vous pouvez consulter le rapport d’Amnesty International (index AI : EUR 63/004/2003) en anglais à l’adresse http://web.amnesty.org/library/Index/ENGEUR630042003.
La version anglaise du texte complet de la décision de la Chambre des droits de l’homme de Bosnie-Herzégovine relative au cas de Srebrenica est disponible à l’adresse http://www.hrc.ba.
