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TURKMÉNISTAN : Khalmourat Guylytchdourdyev a été rendu à sa famille
vendredi 13 août 2004
le 1er juillet 2004
Khalmourat Guylytchdourdyev, 64 ans, a été rendu à sa famille par des fonctionnaires du ministère de la Sécurité nationale (MNB) dans la nuit du 26 au 27 juin. Il a déclaré que l’action d’Amnesty International avait contribué à sa libération.
Lors de son interrogatoireses interrogatoires, il a subi des pressions l’incitant à cesser d’accorder des entretiens à la radio américaine Radio Liberty. Le 1er juillet, il a expliqué à Amnesty International : « Ils voulaient que je signe une lettre au président, qu’ils avaient écrite à ma place. J’étais censé demander pardon pour avoir transmis à Radio Liberty des informations secrètes et mensongères de faux renseignements concernant l’économie et d’autres problèmes. Comment aurais-je eu connaissance d’informations secrètes ? Je n’ai pas accès à ce genre d’information. Je ne suis qu’un simple retraité. » Il a affirmé qu’il n’avait pas signé cette lettre, bien que l’un de ses interrogateurs l’aitqu’il ait été menacé en ces termes par un de ceux qui l’interrogeaient :, disant que « nous pouvons te prendre ta maison et vous envoyer, toi et ta famille, dans le désert. On verra comment vous vous en sortirez. » Il a ajouté : « Je pense qu’ils m’ont relâché parce que vous vous êtes intéressés à mon cas, et peut-être aussi parce qu’ils n’ont tout simplement rien trouvé de criminel dans mes actions. » Il aurait visiblement été soumis à trois ou quatre interrogatoires par jour par les trois représentants du MNB qui étaient allés le chercher à l’hôpital le 23 juin. Selon les informations reçues par Amnesty International, aucune chef d’inculpation n’a été prononcée retenu contre lui.
Khalmourat Guylytchdourdyev a rapporté que, s’il n’avait été soumis à aucune contrainte physique, il n’avait toutefois pu bénéficier d’aucun soin médical, bien qu’alors qu’il se remettait à peine d’une opération de l’œil quand il avait été arrêté, le 23 juin. En conséquence, il a dû subir une seconde opération de l’œil après sa libération.
