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Kinshasa : Nsii, défenseur des droits humains, … libre !
République démocratique du Congo
jeudi 5 septembre 2002
Dernière nouvelle : Nsii Luanda Shandwe a été libéré le 26 janvier 2003.
Nsii Luanda Shandwe, qui jusqu’au 26 janvier 2003, était détenu au Centre Pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa, est un défenseur des droits humains. Cependant, il a été accusé de trahison, mais la procédure judiciaire dont il fait l’objet semble piétiner et il n’a pas encore comparu en justice. Amnesty international estime que ces accusations de trahison ont été forgées de toutes pièces, et que le véritable motif de la détention de cet homme réside dans ses activités en faveur des droits humains.
Amnesty International demande que cette libération soit inconditionnelle.
Le 20 septembre, Nsii Luanda Shandwe, défenseur des droits humains qui était été gravement malade, et qui ne recevait pas soins de santé, a finalement été transféré, sous escorte armée, du Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK) dans le centre médical privé de La Candeur. Cette mesure a été prise après plusieurs semaines de pressions exercées par des organisations congolaises et internationales de défense des droits humains, qui craignaient que le refus des autorités pénitentiaires de lui accorder des soins adaptés ne se traduise par une dégradation catastrophique de son état de santé. Il s’est remis dans une large mesure des maladies dont il souffrait, notamment de la malaria.
Depuis lors, il a été reconduit au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK), la principale prison de la capitale congolaise. Nsii Luanda Shandwe est maintenu en détention depuis le 19 avril.
Nsii Luande Shandwe est inculpé de trahison et doit être jugé par la Cour
d’ordre militaire (COM). Il est accusé de trahison, mais la procédure judiciaire dont il fait l’objet semble piétiner et il n’a pas encore comparu en justice. Amnesty international estime que ces accusations de trahison ont été forgées de toutes pièces, et que le véritable motif de la détention de cet homme réside dans ses activités en faveur des droits humains. Amnesty International le considère comme un prisonnier d’opinion.
