Table des matières :
Biblio : Droits des femmes
Une sorcière comme les autres.
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S’il vous plaît soyez comme le duvet soyez comme la plume d’oie des oreillers d’autrefois j’aimerais ne pas être portefaix s’il vous plaît faites-vous légers moi je ne peux plus bouger Je vous ai portés vivants je vous ai portés enfants Dieu comme vous étiez lourds pesant votre poids d’amour je vous ai portés encor à l’heure de votre mort je vous ai porté des fleurs vous ai morcelé mon coeur Quand vous jouiez à la guerre moi je gardais la maison j’ai usé de mes prières les barreaux de vos prisons quand vous mourriez sous les bombes je vous cherchais en hurlant me voilà comme une tombe et tout le malheur dedans. Ce n’est que moi c’est elle ou moi celle qui parle ou qui se tait celle qui pleure ou qui est gaie c’est Jeanne d’arc ou bien Margot fille de vague ou de ruisseau et c’est mon coeur ou bien le leur et c’est la soeur ou l’inconnue celle qui n’est jamais venue celle qui est venue trop tard fille de rêve ou de hasard et c’est ma mère ou la vôtre une sorcière comme les autres. Il vous faut être comme le ruisseau
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qui reflète et qui attend s’il vous plaît regardez moi je suis vraie je vous prie ne m’inventez pas vous l’avez tant fait déjà. Vous m’avez aimée servante m’avez voulue ignorante forte vous me combattiez faible vous me méprisiez vous m’avez aimée putain et couverte de satin vous m’avez faite statue et toujours je me suis tue. Quand j’étais vieille et trop laide vous me jetiez au rebut vous me refusiez votre aide quand je ne vous servais plus quand j’étais belle et soumise vous m’adoriez à genoux me voilà comme une église toute la honte dessous. Ce n’est que moi c’est elle ou moi celle qui aime ou n’aime pas celle qui règne ou qui se bat c’est Joséphine ou la Dupont fille de nacre ou de coton et c’est mon coeur ou bien le leur celle qui attend sur le port celle des monuments aux morts celle qui danse et qui meurt fille d’asphalte ou fille fleur et c’est ma mère ou la vôtre une sorcière comme les autres. S’il vous plaît soyez comme je vous ai vous ai rêvés depuis longtemps libres et forts comme le vent libre aussi |
regardez je suis ainsi apprenez-moi n’ayez pas peur pour moi je vous sais par coeur J’étais celle qui attend mais je peux marcher devant j’étais la bûche et le feu l’incendie aussi je peux j’étais la déesse-mère mais je n’étais que poussière j’étais le sol sous vos pas et je ne le savais pas. mais un jour la terre s’ouvre et le volcan n’en peut plus le sol se rompant découvre des richesses inconnues la mer à son tout divague de violence inemployée me voilà comme une vague vous ne serez pas noyés Ce n’est que moi c’est elle ou moi et c’est l’ancêtre ou bien l’enfant celle qui cède ou se défend c’est Gabrielle ou bien Eva fille d’amour ou de combat et c’est mon coeur ou bien le leur celle qui est dans son printemps celle que personne n’attend et c’est la moche et c’est la belle fille de brume ou de plein ciel et c’est ma mère ou la vôtre une sorcière comme les autres. S’il vous plaît s’il vous plaît faites-vous légers moi je ne peux plus bouger. Anne Sylvestre.
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Qui mieux que les poètes peuvent exprimer l’indicible ! Cet extrait de chanson des années 60 ( magnifiquement interprétée par Pauline Julien, chanteuse québecquoise aujourd’hui disparue ) éclaire bien toute la dualité du statut de la femme.
Les droits de la femme : parlons-en.
Nicole Grolet reprend dans ce numéro l’historique du combat pour l’émancipation de la condition féminine. Ce travail de mémoire est important à faire passer auprès des jeunes femmes. En effet, souvent celles-ci sont peu conscientes du combat véritable que les féministes ont mené pour gagner la bataille contre les préjugés misogynes et combien ces acquis restent fragiles et peuvent être remis en cause à tout moment.
A la lecture de ce travail de mémoire on peut que constater que, comme pour toutes les minorités, l’évolution de la condition féminine n’a pu avoir lieu qu’à partir du moment où les femmes ont pris en main leur propre destin.
Dès le départ, et comme pour tous les êtres vivants d’ailleurs, les rapports homme/femme se sont instaurés sous le mode dominant/dominé. Mais avec l’évolution de l’espèce humaine, là où on aurait pu espérer que la civilisation joue son rôle de régulateur des tensions entre les deux groupes humains, la volonté de maintenir une moitié de l’humanité au service de l’autre s’est poursuivie sans motif fondé, si ce n’est celui de contrôler le seul pouvoir que les hommes ne possédaient pas : celui de donner la vie.
Est-ce que la discrimination à l’encontre des femmes prendrait sa source là ?
Beaucoup de féministes célèbres ont analysé ce phénomène et nous ont livré leurs réflexions riches de sens.
S’il est vrai que les droits humains sont bafoués chaque jour sur notre planète et que nos frères les hommes souffrent autant d’injustices criantes au Nord comme au Sud, il n’en demeure pas moins que les femmes cumulent encore davantage les handicaps liés à leur statut social et culturel infériorisé. L’actualité nous montre chaque jour le visage de femmes bafouées, lapidées, voilées, séquestrées, violées, violentées, instrumentalisées....
Les grandes conférences internationales font progresser les lois et permettent d’inscrire les textes dans les constitutions et donnent à espérer qu’elles soient un jour respectées. Lacordaire disait : "Entre le fort et le faible c'est la liberté qui opprime et le droit qui affranchit" mais dans les faits nous savons qu’il s’agit d’une véritable révolution culturelle de penser le monde en terme d’humanoïdes associés et non plus entre supérieur et inférieur.
Quand j’interroge les femmes qui m’entourent sur le sens qu’elles donnent à l’expression " droits des femmes " inévitablement elles font référence à la sphère privée et très peu à la sphère publique. La parité en politique, l’égalité des salaires, l’accession aux emplois de cadre, etc... font surtout recette auprès de militantes engagées dans les sphères politiques ou dans les mouvements associatifs et apparaissent peu dans leurs préoccupations immédiates. Par contre, apparaissent immédiatement les thèmes de : violence conjugale, corps/objet marchandisé, les femmes et le sida, le viol comme arme de guerre, le droit à la contraception, l’avortement, les doubles journées de travail, la précarité des femmes seules, etc... En fait, tout ce qui s’apparente immédiatement à l’intégrité physique, au respect de leur personne.
Il semble donc que la campagne d’Amnesty International sur la violence faite aux femmes que nous présente ici la coordinatrice de cette campagne Françoise Guillitte rejoigne vraiment les préoccupations de nos contemporaines.
Mais ne tombons dans le manichéisme, au royaume de l’horreur, les femmes peuvent être à égalité avec les hommes. La chienne d’Auschwitz n’avait rien à envier au docteur Mengélé et les femmes au pouvoir peuvent se révéler de véritable va-t-en guerre. Condolezza Rice ne semble pas avoir d’états d’âme quant au sort des femmes irakiennes déjà si durement frappées par des années d’embargo et c’est bien Margaret Tatcher qui a détricoté tout le tissu social anglais en mettant sur le pavé des milliers de travailleurs.
On en revient donc à cette question : Pourquoi était-il nécessaire de créer un texte spécifique des droits des femmes alors que la simple application des droits humains fondamentaux repris dans la chartre universelle (.....sans distinction de races, de couleurs, ou de sexes....) aurait dû suffire ?
En d’autres mots : l’égalité de droits est-elle possible entre deux personnes de sexes différents ?
Tout d’abord, égalité ne veut pas dire égalisation. L’égalisation absolue est un leurre. La nature humaine est ainsi faite que même pour les hommes (stricto sensu) l’égalisation n’existe pas...(même si notre souhait le plus cher et nos actions tendent vers ce but)... A plus forte raison entre hommes et femmes.
La biologie sera toujours une donnée avec laquelle il faudra composer même si la science recule de plus en plus les limites de celle-ci, jusqu’à ce jour, ce sont encore les femmes qui donnent la vie.
L’égalité est donc un droit à acquérir. On ne naît pas femme on le devient, disait Simone de Beauvoir. On pourrait ajouter, on ne naît pas macho on le devient.
L’égalité devrait être le fruit d’un travail de réflexion en profondeur sur le mieux vivre ensemble, le mieux être ensemble, dans une reconnaissance mutuelle de nos différences non pour opprimer l’autre moitié de l’humanité mais pour s’enrichir de celle-ci dans un respect profond de ce qui les sous-tend.
Tant qu’une seule femme sur la terre se sentira inférieure à un homme du fait de sa condition féminine il faudra continuer le combat !
Combat dans la sphère privée : Comment puis-je me faire respecter par l’autre si je ne me respecte pas moi-même dans mes désirs et mes attentes ?
Combat dans la sphère publique : le retour des intégrismes, des obscurantismes, des forces conservatrices, etc... replace à nouveau la femme dans une position d’objet de soumission au désir de l’autre sur elle.
Femmes de tous les pays mes soeurs, unissons-nous.
Le chemin sera certainement long encore mais nous n’avons plus peur !
Une sorcière
comme les autres.
Marie-Paule Roberfroid
La Femme,
citoyen à part inégale.
« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »
« Nul ne sera soumis à la torture ni à des traitements inhumains et dégradants »
« Chacun a droit à la vie et à la sûreté de sa personne ».
Comme écrit dans la Déclaration des Droits de l’Homme.
Et pourtant… de la naissance à la mort, en temps de paix comme en temps de guerre, les femmes
sont exposées à des actes de violence et à des discriminations commis par les Etats, le milieu social ou familial.
Le système de défense des droits humains.
Les militants en faveur des droits des femmes sont parvenus, entre autres succès, à démontrer
que la violence contre les femmes constituait une violation des droits humains, que c’était un problème d’ordre public et donc que les autorités
devaient agir.
L’inclusion explicite du viol en tant que crime de guerre et crime contre l’humanité dans
les statuts des tribunaux pénaux internationaux est un exemple de ces nouvelles normes.
Les gouvernements, en vertu du droit international, doivent promouvoir et protéger les droits
des femmes.
Les Nations-Unies et « la femme »
Les Nations Unies, « confrontées à la réalité des problèmes que rencontre la
femme dans la vie de tous les jours et conscientes que les possibilités de 50% de la population ne peuvent être réalisées dans des conditions
optimales », proclament 1975 : Année internationale de la Femme .
L’assemblée des Nations-Unies définit un plan d’action à la conférence mondiale de
l’année internationale de la femme à Mexico en 1975.
Elle approuve ce plan mondial et proclame la période de 1976 à 1985 « Décennie pour la
femme », sous le titre : « Egalité, Développement et Paix ».
Le 18 décembre 1979 est adoptée une convention sur l’élimination de toutes les formes de
discrimination à l’égard des femmes.
Un plan d’action adopté par l’Assemblée générale de l’ONU dans sa résolution 35/136
de 1980 marque l’apparition d’une volonté réelle de changement. Il contient une recommandation relative à la protection de la femme contre les
violences sexuelles, les violences dans la famille, les mutilations sexuelles et l’oppression physique ou mentale.
Le 20 novembre 1985, l’assemblée générale de l’ONU vote une résolution sur la violence
domestique.
En 1989, elle publie un rapport : « Violence à l’égard des femmes ».
La quatrième conférence mondiale sur les femmes à lieu à Pékin en 1995, elle insiste
toujours sur les mêmes principes : égalité, développement et paix.
L’homme avec la femme et l’homme contre la femme
Tout commence en Afrique, il y a entre huit et neuf millions d’années. Avant, chacun
pourvoyait à ses besoins et se déplaçait seul. D’après Elisabeth Badinter « L’Un est l’Autre »(1), le mythe de l’homme des
cavernes traînant sa femme par les cheveux est faux !
La bipédie aurait obligé les femelles à porter leur nourrisson dans leurs bras ou le fixer
sur le dos, elles avaient ainsi plus de mal à capturer des animaux et à subvenir à leurs besoins et à ceux de leur progéniture.
Le temps était venu de conclure un marché avec
les mâles.
Le contrat sexuel allait bientôt entrer dans les mœurs.
La réceptivité sexuelle permanente de la femelle et la copulation frontale inauguraient selon
Helen Fisher, l’un des échanges les plus fondamentaux de la race humaine : l’amour.
L’activité sexuelle les avait liés, et la dépendance économique renforçait leurs liens.
Toujours d’après Elisabeth Badinter, rien dans les sociétés du paléolithique supérieur ne prouve l’existence d’un système de pouvoir plutôt
que d’un autre. Nous pouvons seulement penser que les mères avaient la responsabilité des enfants et les hommes celle des adolescents mâles.
On s’accorde aujourd’hui à penser que l’agriculture est une invention féminine.
Ainsi dans des petits bouts de jardin, longtemps avant la culture systématique des champs, les
premières plantes alimentaires furent-elles délibérément plantées, récoltées et leurs graines en surplus, replantées.
Du paléolithique à l’âge de fer, hommes et femmes se sont partagé les tâches avec plus ou
moins d’équité, mais sans jamais donner l’impression que l’Un était le pâle second de l’Autre ou, pis encore, le mal dont il faut se
garder.
Michel Thiry, dans « Violences conjugales »(2) montre que la représentation
du « Pater familias » romain a pesé lourd au XIXè dans l’institution de la famille post-révolutionnaire.
En France, les théoriciens de l’absolutisme vont reprendre cet archétype du pouvoir et lui
tailler un nouveau moule, un glissement se produit et l’épouse en subit l’incalculable conséquence.
A partir de 1789, la révolution française esquisse une autre approche : désacralisation
du mariage, autorisation du divorce sur le principe de la liberté individuelle.
Mais le code civil de 18O4, instauré par Napoléon va changer le statut de la femme : la
femme mariée est déchue de tous ses droits, elle doit obéissance à son mari, il administre ses biens . Chaque homme marié détient un pouvoir
absolu qui pèse sur tous les membres de sa famille.
Dans la seconde moitié du XIXè siècle, la société
occidentale subit un fort bouleversement, de nouvelles structures se mettent en place et nécessitent un nouveau regard sur le monde. Ce regard, le
mouvement des femmes l’a en grande partie façonné.
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, celles-ci montent au créneau pour revendiquer leur
désir d’émancipation face à la mutation des structures économiques et sociales.
La famille cesse d’être une institution forte. La révolte féminine et féministe n’a
d’autres desseins que de redéfinir les structures susceptibles de correspondre à la société qui se crée.
Quel constat ?
Des pans entiers de la législation sont refondus, détruisant
le système patriarcal : le principe d’égalité entre hommes et femmes est acquis mais les stéréotypes subsistent et les inégalités se
perpétuent.
Le partage des tâches et des responsabilités est loin d’être réalisé.
Le XXè siècle a connu une explosion de la scolarisation des filles. Aujourd’hui, si elles réussissent
mieux à l’école que les garçons, cette réussite ne se reflète pas dans le monde du travail.
Ce siècle est également marqué par un mouvement en faveur de la libre maternité par le vote
de lois libéralisant la contraception et l’avortement.
Une réforme a libéralisé le divorce, mais conformément au modèle traditionnel, les femmes
restent les premières à s’occuper des enfants : elles réalisent la majorité des tâches parentales et sont à la tête de 86% des familles
monoparentales.
Pour terminer, laissons la parole à Elisabeth Badinter (L’Un est l’Autre) :
« Le XXè siècle a mis fin au principe d’inégalité qui présidait aux rapports entre
hommes et femmes. Il a clos, en occident, une longue étape commencée il y a plus de 4.000 ans. Il est probable que les hommes se seraient mieux
accommodés de l’égalité dans la différence, c'est-à-dire du retour à l’authentique complémentarité des rôles et des fonctions.
Malheureusement pour eux, l’expérience de nos sociétés prouve que la complémentarité est rarement
synonyme d’égalité et que la différence se transforme vite en asymétrie.
L’époque n’est plus à la séparation primitive des sexes, mais au contraire au partage de tout par ELLE et LUI. »
Nicole
Grolet, coordinatrice Régionale Amnesty de Charleroi
(1)
Badinter Elisabeth, L’un est l’autre, Odile Jacob Poches, 2004
(2) Thiry Marcel, Violences conjugales. Evolution
d’une lutte, Labor, 2004, 135 p.
«Nous
devons provoquer une mobilisation en suscitant l’indignation, pour faire échec à la violence ; nous devons soutenir ces femmes qui souffrent et
faire pression sur ceux qui peuvent faire progresser les choses. C’est l’action individuelle de femmes et d’hommes qui amène le changement.» Irène Khan, Secrétaire générale d’Amnesty International, dans le rapport
« Les crimes contre les femmes lors des conflits armés ». retour
Amnesty International, Les crimes commis contre les
femmes lors des conflits armés, Efai, 2004,**. Dans ce nouveau rapport , publié dans
le cadre de sa grande campagne Halte à la violence contre les femmes, Amnesty International lance un appel en faveur d’une mobilisation mondiale contre cette violence et
l’inaction des gouvernements dans ce domaine. Les femmes et les jeunes filles sont frappées de plein fouet par les conflits armés qui se déroulent
aujourd’hui et dans lesquels elles constituent à la fois des cibles directes et des «dégâts collatéraux» non reconnus
Amnesty International, : Mettre fin à la violence contre les femmes. Un combat pour aujourd'hui, Efai, 2004,**. "L'état des lieux dressé par Amnesty International, dans [son] rapport, est consternant,: de la naissance à la mort, dans toutes les sociétés du monde, riches ou pauvres, les femmes sont discriminées, maltraitées. Au moins une femme sur trois dans le monde a été battue, forcée à des relations sexuelles ou violentée à un moment de sa vie, selon une étude publiée à Baltimore en décembre 1999. C'est le plus grand scandale de notre temps .
Pour d’autres rapports consulter le site www.droitsdesfemmes.net
Autain Clémentine, Les droits des femmes. L’inégalité en question,
Milan Les Essentiels,2003, 63 p. *
Saeger Joni, Atlas des femmes dans le monde. La réalité de leurs conditions de vie, Autrement, 2003, 128 p., ***** Panorama complet de la situation des femmes dans le monde d’aujourd’hui par des textes , des tableaux, des cartes,(quarante cartes thématiques, classées en sept parties :Femmes dans le monde, Familles, Droits à la naissance, Politiques du corps, Travail, Biens et Pouvoir) des données statistiques comparatives. Des informations concernant le travail non rémunéré, les féministes, l’inégalité des chances, le viol, les violences conjugales, le marché international du sexe, la beauté, l’enfermement, les mutilations…
Badinter Elisabeth, Fausse route. Réflexions sur 30 ans de féminisme, Odile Jacob, 2003, 221 p., *** " Les stéréotypes d'antan, pudiquement appelés " nos repères ", nous enfermaient mais nous rassuraient. Aujourd'hui, leur éclatement en trouble plus d'un. Bien des hommes y voient la raison de la chute de leur empire et le font payer aux femmes. Nombre d'entre elles sont tentées de répliquer par l'instauration d'un nouvel ordre moral qui suppose le rétablissement des frontières. C'est le piège où ne pas tomber sous peine d'y perdre notre liberté, de freiner la marche vers l'égalité et de renouer avec le séparatisme. Cette tentation est celle du discours dominant qui se fait entendre depuis dix ou quinze ans. Contrairement à ses espérances, il est peu probable qu'il fasse progresser la condition des femmes. Il est même à craindre que leurs relations avec les hommes se détériorent. C'est ce qu'on appelle faire fausse route ". E.B.
Badinter Elisabeth, L’un est l’autre, Odile Jacob Poches, 2004, **. Elisabeth Badinter dénonce le modèle millénaire des relations hommes-femmes où est considérée comme essentielle l’opposition entre les hommes et les femmes et comme naturelles la confiscation des pouvoirs par l’homme et la division sexuelle des tâches .
Riot-Sarcey Michèle, Histoire du féminisme, La
Découverte, Repères,2002, 128 p., **. L’ouvrage retrace les itinéraires conflictuels et les multiples aspects des luttes en faveur de l’égalité.
Bard Christine, Baudelot Christian et Janine Mossuz-Lavau, sous la direction de, Quand les femmes s’en mêlent. genre
et pouvoir, La Martinière, 2004, 382 p., **** Pluridisciplinaire, l’ouvrage, qui réunit de nombreux spécialistes, balaye toutes les grandes thématiques qui ont nourri le débat sur la
place des femmes dans la sphère publique et dans les instances de pouvoir : parité, militantisme, travail, politiques publiques, mixité
scolaire. Mise au point aussi sur le concept de genre
Gubin Eliane, Catherine Jacques, Florence Rochefort, Brigittte Studer, Françoise Thébaud et Michelle Zancrinie-Fournel., sous la direction de , Le siècle des féministes, L’Atelier, 2004, *****. Vingt-sept auteur(e)s de dix nationalités différentes issu(e)s de trois continents rendent compte de cette révolution copernicienne. Préfacé par Michelle Perrot, ce livre met en exergue la diversité des analyses et des expériences, la complexité des points de vue communs comme des divergences de mouvements sans cesse réinventés, et cherche à inscrire le féminisme au sein des cultures du monde.
Drion
Claudine et Choque Poupette, Moi , les féministes, je n’ai rien contre, Le Monde des femmes, Luc Pire, 2004, **Un livre sur
les acquis et les reculs dans l'égalité entre les sexes ces 10 dernières années. http://www.mondefemmes.org/publications/index.htm
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Sizoo Edith, Par-delà le féminisme, Éditions Charles Léopold Mayer , 2004 - Coll. Essai - 186 p., ****L'avènement des femmes dans la sphère publique est sans doute l'un des phénomènes les plus irréversibles du XXe siècle. Dans cet ouvrage, Édith Sizoo s'attache à comprendre quelles conceptions ont été remises en cause par les femmes et quelles alternatives elles ont permis de faire émerger. De son immense travail de lecture des textes écrits par des femmes de tous les continents, féministes et non-féministes, sur la place et le rôle des femmes, un trait principal semble ressortir : celui d'une culture de la relation.
Halimi Gisèle, La nouvelle cause des femmes, Seuil, 1997.***
Coenen Marie-Thérése, De l’égalité à la parité. Le difficile accès des femmes à la citoyenneté, Labor, 1999,**
Kandel Liliane (sous la direction de) Fémimismes et nazisme, préface de E. de
Fontenay, Odile Jacob, 2004, 304 p.,
Battagliola Françoise,
Histoire du travail des femmes, La découverte Repères, 2004, 127 p., **
Dousset Marie-Paule, Au boulot les filles ! Un livre utile aux femmes qui travaillent, Seuil, 2003, 228 p., ****. Après une enquête
approfondie, l’auteur fait un état des lieux des inégalités professionnelles homme/femme. Elle apporte quelques pistes pour pousser les « filles »
à vaincre ces inégalités
Fadela Amara avec la collaboration de Sylvia Zappi, Ni putes, ni soumises, Postface de l’auteure, La découverte Poche 2004, 165 p., **
Bellil Samira, Dans l’enfer des tournantes, préface inédite de l’auteur, Gallimard Folio,2004, **
Chris de Stoop, Les Filles de l’Est, Luc Pire, 2004, 182 p. ****. Le
journaliste poursuit ses investigations sur le trafic international des femmes. Question : Notre
société ne lutte-t-elle pas davantage contre l’immigration clandestine que contre la traite des êtres humains ?
Fabre Clarisse, , Liberté, égalité, sexualités, 10/18 ,2004. **. Une réflexion sur les débats qui touchent la
société d’aujourd’hui : harcèlement et violences
sexuels, prostitution et pornographie, voile islamique et mariage
homosexuel.
Legardinier Claudine Trafic du sexe – Femmes et enfants marchandises, Milan Les essentiels , 2002, 63 p., *
Legardinier Claudine, La prostitution, Milan Les essentiels, 2002, 63 p., *
Conseil de l’Europe, Le projet de Convention européenne sur la lutte contre la traite des êtres
humains, 2004
Soixante-dix organisations non gouvernementales (ONG) d’Europe et du monde, dont Amnesty International et Anti-Slavery International, appellent les 45 États membres du Conseil de l’Europe à renforcer la protection des personnes victimes de la traite des êtres humains. Cet appel intervient à l’heure où le Comité ad hoc sur la lutte contre la traite des êtres humains (groupe composé de représentants des gouvernements des 45 États membres, connu sous le nom de CAHTEH) va se réunir pour l’avant-dernière fois afin de rédiger une proposition de Convention européenne sur la lutte contre la traite des êtres humains. Cette réunion s’est tenue à Strasbourg, le 28 septembre 2004.
Chadortt Djavann, A bas les voiles , Gallimard,
2004,** Pour l'auteur qui a vécu durant sa jeunesse en Iran, le voile marque la progression politique et idéologique de l'islamisme. Elle ne voit donc derrière le voile aucun signe d'une prétendue émancipation ou d'une quelconque résistance,
elle le perçoit plutôt comme le « drapeau » du système islamiste qui compresse l'identité féminine.
Chadortt Djavann, Que pense Allah de l’Europe ? Gallimard, 2004, 54 p ., * Dans son nouveau pamphlet, Chahdortt Djavann insiste sur la dimension européenne du problème du voile. Elle critique violemment les associations et les intellectuels français complaisants face à la question
du voile. Pourfendeuse du double-langage propre aux islamistes, elle prend soin de définir tous les
termes (islam, islamophobie, confessionnalisme…) pour bâtir une démonstration précise, ramassée et véhémente.
Leïla Babés, Le voile démystifié, Bayard, 2004, 128 p., ***. Leîla Babés professeur en sociologie des religions et musulmane française démontre que le port du voile n’a jamais été et ne doit jamais devenir un pilier de la foi. Elle propose une brillante analyse des rapports entre les sexes dans la civilisation musulmane.
Irshad Manij, Musulmane mais libre, Grasset et Fasquelle, 354 p.,**** Lettre ouverte aux
musulmans et non-musulmans du monde entier. Partant de son expérience, elle plaide pour une réforme de l’Islam qui pourrait
revaloriser les femmes et garantir le respect des minorités religieuses et le débat d’idées.
Hachtroudi Fariba, Les femmes iraniennes. 25 ans d’inquisition islamiste,
L’Hydre ,325 p., ****. Fariba Hachtroudi rassemble ici différents textes traitant de la condition de
la femme iranienne depuis la révolution khomeyniste. Récit d’une longue souffrance, et de tant d’humiliations.
Ponfilly Christophe de, Femmes d’Asie Centrale, Mille et une nuits, 2004, 336 p., ***. Des portraits, des récits de rencontre de femmes
tadjikes.
Bernard Nadine, Femmes et société dans la Grèce Antique, Armand Colin, 2003
Silvia Chejter, Hellen Grace Wangusa, Lilián Abracinskas, Zo Randriamaro, Genre et mondialisation ; les femmes du Sud analysent et résistent , Le Monde des femmes, 2004. Analyses de féministes d’Afrique et d’Amérique Latine dénonçant une mondialisation néolibérale basée sur l’exploitation accrue des femmes
Thiry Marcel,
Violences conjugales. Evolution d’une lutte, Labor, 2004, 135 p., *** A travers l’histoire du Centre de prévention des violences
conjugales et familiales auquel il collabore, et avec de
nombreux témoignages, l’auteur analyse les changements des mentalités et des structures sociales face
aux violences envers les femmes. Il conclut : « La
lutte contre les violences domestiques, au niveau de la société n’en est qu’à ses balbutiements. Les multiples approches ainsi que les
solutions mises en place sont issues de diverses pratiques en gestation. L’efficacité de ces actions doit encore
être évaluée. Néanmoins, cette évaluation ne peut faire l’économie d’un travail d’analyse sur les représentations que notre culture
occidentale entretient vis-à-vis de la violence, de l’individu, du couple et de la famille ».
Veil Simone, Les hommes aussi s’en souviennent. Une loi pour
l’Histoire, Stock, 2004, ***.Simone Veil confie les
raisons de son combat pour le droit à l’avortement ; elle en retrace l’histoire et rappelle le
drame vécu par de nombreuses femmes.
Lequeux Armand, Phallus & cerises. La ‘ tendre’ guerre des
sexes, Mols, 2004,187 p.,***. Préface de Jacqueline Harpman. Qui écrit « ce livre est important car il rassemble, découd et détricote quantité d’idées toutes
faites. Il cumule l’expérience clinique ( Armand Lequeux, gynécologue,
président de l’Institut d’Etudes de la famille et de la
sexualité à l’Université Catholique de Louvain), la réflexion et une vaste culture. Il nous rappelle qu’il faut être vigilant et dépister,
à tout instant, le sexisme, cet affreux sous-produit du racisme ».
Sheila
REID, Prévention de la violence à l’égard des femmes – Une perspective européenne, Éditions du Conseil de l'Europe , 2003, 115 p., **.Depuis une
trentaine d'années, il est progressivement admis que la violence à l'égard des femmes est un problème social. La plupart des acteurs dans ce
domaine considèrent désormais que cette violence est une violation des droits de la personne humaine et qu'elle demande une réponse globale et cohérente.
Cet
ouvrage, édité dans le cadre du projet intégré " Réponses à la violence quotidienne dans une société démocratique ", présente une
synthèse des récents rapports, publications et textes juridiques produits dans le cadre du Conseil de l'Europe afin d'identifier quelques principes
généraux et quelques exemples de bonnes pratiques.
Chaque
partie de l'ouvrage comporte un résumé des problèmes et des connaissances actuelles, et propose quelques exemples des activités du Conseil de
l'Europe depuis le début des années 1990. Le document s'adresse à tous ceux qui contribuent au développement d'une réponse efficace à cette
question de violence. Il aborde des thèmes tels que la compréhension du problème, la prévention, la protection, les services à mettre en place et
l'expérience acquise…
« A cause de l’écriture, j’ai perdu mon pays, ma famille, ma culture mais il est important pour moi de
continuer à écrire. Grâce à mes livres, de nombreuses femmes réalisent aujourd’hui qu’elles ne sont pas
nées esclaves, comme on le leur a fait croire pendant des siècles mais constituent des êtres humains
à part entière » Talisman Nasreen , Le Soir
17 novembre 2004
Talisman Nasreen, Femmes . Poèmes d’amour et de combat, Librio, 2002, 95 p., * Poèmes inédits en français évoquant la condition féminine. Poésie engagée, au goût de vécu .
Nasreen Talisman, romancière, journaliste et poète est née au Bangaldesch, fut condamnée à mort par les intégristes. Elle vit en exil depuis
1994 en Suède
Parmi ces romans, citons : L’alternative, Une jeune femme en colère, et Lajja, Livre de poche 2004
Blanc Olivier, Marie Olympe de Gouges, une humaniste à la fin du XVIII° siècle, éditions René Vienet, 2004, 178 p., **** Une
biographie, bien illustrée et , bien documentée Elle fut considérée par certains - au même titre que
Condorcet - comme une des voix les plus courageuses, les plus authentiques de la Révolution. Au cœur d’une époque ouverte à toutes les espérances,
la « citoyenne » de Gouges n’avait d’autres intentions que« d’alerter l’opinion et de convaincre ses semblables de la
valeur de l’engagement politique des femmes, concernées par les événements au même titre que les hommes ».C’est elle qui déclara
non sans humour : « La femme a le droit de monter à l’échafaud, elle doit également avoir le droit de monter à la tribune ».
Elle publia La première déclaration universelle des droits de la femme.( éditée chez Mille et
une nuits, 2004, 60 p., * )
Souad, avec
la collaboration de Marie-Thérése Cuny, Brûlée vive, Presses Pocket, 2004, 220 p., **. Souad, une jeune palestinienne de 17
ans qui condamnée à mort par ses proches a échappé au châtiment, raconte et dénonce ces
crimes dits « d’honneur » dont sont victimes des milliers de femmes dans le monde
Safia Hussaini Tingan Tudu, avec Raffaele Masto, J’ai échappé à la lapidation, Michel Lafon, 2004, 237 p., ****. Récit d’une femme du Nigéria, jugée coupable d’adultère et
condamnée à la lapidation et pour laquelle les organisations humanitaires mondiales se sont mobilisées
Leila, avec
la collaboration de Marie-Thérése Cuny, Mariée de force, Oh! éditions, 2004, 285 p., **** Une jeune marocaine raconte et témoigne pour que cesse la tradition des mariages forcés dont 50.000 filles sont
victimes en France.
Faïza Guerre, Kiffe kiffe, demain, Hachette Essai, *** La vie d’une jeune fille marocaine
de 15 ans dans la cité avec sa mère depuis que son père est retourné au Maroc vivre avec une femme plus jeune et plus féconde.
Monica Ali, Sept mers et treize rivières, Belfond,
2004, 460p., ****. Forcée de rejoindre son mari à Londres l’époux que son père lui a choisi, Nazneen est arraché à son Bangladesh nataL
Nair Anita, Compartiment pour femmes, Picquier Philippe, Les Poches 2004. Pour faire le point sur sa vie, Akhila part vers le sud de l’Inde.
Rencontres et redécouverte de soi.
Khadra, Les
hirondelles de Kaboul, Presses Pocket, 2004,
* Un roman dans le Kaboul de l'an 2000, alors que les talibans font régner sur l'Afghanistan un régime atroce, autour de quatre personnages
inoubliables. Un roman éblouissant par l'un des connaisseurs les plus lucides de la mentalité des intégristes musulmans.
Fergus Jim, Mille femmes blanches, Presses Pocket, 2004, 505 p., **A Partir d’un fait authentique, Jim Fergus a imaginé le journal d’une des femmes qui ont été données en mariage aux Indiens en 1875 en accord avec le président américain .
Amnesty International , La violence contre les femmes. Papiers libres 2004. Dossier pédagogique pour le
secondaire, 2004, 69 p., * . « Ce dossier pédagogique a pour objectif d’aider les enseignants du secondaire à aborder le thème des violences à l’égard des femmes,
en leur offrant une base d’informations générales et des pistes pédagogiques concrètes. Au-delà de la violence domestique, il aborde des thèmes
plus larges, tels que la traite des femmes, les mariages forcés, les mutilations génitales féminines, les crimes d’honneur, la transmission du
sida ou le viol comme arme de guerre » Beaucoup d’informations, de propositions pédagogiques et de pistes de recherche ( livres, films, sites
…).
Amnesty International, Les droits des femmes, 2004, *. Dossier pédagogique pour le primaire et le 1° degré du secondaire . Ces deux dossiers peuvent être téléchargés sur le site www.amnesty.be ( espace enseignants) ou commander soit par téléphone : 02 538 81 77 soit par mail jeunes@aibf.be
Femmes/hommes dans le monde, Manuel édité
à l’initiative du Ministre-Président du gouvernement de la Communauté française Wallonie-Bruxelles et
de la Direction de l’Egalité des chances
du Ministère de la Communauté française, illustré par Cécile Bertrand. Ce manuel propose aux 12-15 ans un tour d'horizon de la
situation et des droits des femmes dans le monde. Autour de cinq thèmes qui abordent de nombreux aspects de la vie, il vise à mieux faire connaître
ces droits et à sensibiliser les jeunes à leur non-respect. Ce manuel a été rédigé en collaboration avec Le Monde selon les femmes. Il est
distribué par la Direction de l’Egalité des chances, 02 413 32 24
Cox Céline, Leroy Liliane, Outils d’animation pour des relations amoureuses égalitaires , Service d’études des Femmes prévoyantes socialistes, avril 2003,
Vie Féminine, Sexisme : résistons aux préjugés, dossier pédagogique, 2004
www.droitsdesfemmes.net : le site de la section francophone d’Amnesty International Belgique consacré aux femmes Ce site d’AI offre une carte du monde des violations des droits des femmes, des
actualités, des appels à l'action, un agenda, de la documentation et des sélections de sites francophones.
www.amazone.be : Fondé en 1995 pour soutenir les organisations de femmes sur les plans logistique et documentaires et favoriser l'échange d'idées entre les individus et les groupes actifs sur le terrain de l'égalité entre femmes et hommes, Amazone fonctionne aujourd'hui comme 'centre de ressources' national pour l'ensemble des acteurs de l'égalité.
Différents organismes ont choisi d'établir leur siège et de travailler à Amazone
Les associations
habitantes
des organismes de coordination:
Le Nederlandstalige Vrouwenraad (NVR)
Le Comité de
Liaison des Femmes (CLF)
Le Vrouwen Overleg Komitee (VOK)
des bibliothèques et des centres de documentation:
La Bibliothèque Léonie
La Fontaine de l'Université des Femmes
Le Centre d'Archives pour
l'Histoire des Femmes
des associations ayant une mission spécifique pour un large public:
Le
Centre Féminin
d'Education Permanente (CFEP)
Sophia, réseau de coordination des études féministes
L' Université
des Femmes (UF)
www.marchemondialedesfemmes.be : le site belge de La Marche
mondiale des Femmes. La Marche mondiale des femmes
est un réseau d'actions mondiales ayant comme thèmes centraux la lutte contre la pauvreté et la violence envers les femmes.
En Belgique, la Marche a mobilisé plus de 80 organisations de femmes.
8 mars 2005 « La Charte mondiale des Femmes pour l'humanité » sera rendue publique dans le monde entier. En Belgique, elle sera rendue publique le 8 mars 2005 dans un lieu encore à déterminer. Ce lancement s'adressera à la presse, aux politiques et à la société civile. Une brochure sur la Charte sera présentée. Cette brochure sera composée de deux parties, la première sera la version définitive de la Charte et la seconde présentera un texte de vulgarisation de la Charte. La « Charte mondiale des Femmes pour l'humanité » servira d’instrument à relais' lors des marches à relais en Flandre et en Wallonie.
www.un.org : site de l’Onu regroupant des comités divers : CEDAW, Comité pour l’élimination des discriminations contre les femmes ; DAW, Division pour l’avancement des femmes ; CSW, Comité sur la condition des femmes
www.unifem.org: UNIFEM, Fondation des Nations Unies pour les femmes
www.europarl.eu.int/committees/femmes : Commission europarlementaire pour les droits des femmes
www.infofemmes.com/siteurop : femmes et citoyenneté en Europe
http://www.awid.org/index.php : Association pour le droit des femmes et le développement. La mission de l'AWID est de tisser des liens, d'informer et de mobiliser
personnes et organisations engagées dans la lutte pour l'égalité entre les sexes, le développement durable et les droits humains des femmes.
http://www.whrnet.org/fr/liens.html : nombreux liens présentés et commentés
http://www.ipu.org/French/home.htm, site de l’Union
Interparlementaire. Elle a publié avec la contribution du Programme des Nations Unies pour le développement
(PNUD) une bibliographie bilingue Femmes en politique qui sera bientôt sur internet. Cette base de données est régulièrement actualisée pour tenir compte des
nouveaux ouvrages et articles parus dans le monde sur la question des femmes en politique.
http://www.penelopes.org : Les Pénélopes sont engagées dans la lutte pour la démocratie sociale et économique et pour la paix. Leur site
valorise les initiatives et résistances des femmes et favorise leurs échanges. On y trouve des articles et des brèves portant sur l'actualité
européenne et internationale du point de vue du genre féminin, des dossiers thématiques mensuels, des appels à l’action, un agenda et des
annonces.
GAMS , Groupement d'hommes et de femmes africains et européens pour l'Abolition des Mutilations Sexuelles féminines - GAMS-Belgique asbl 11, rue Brialmont - 1210 Bruxelles
Permanence : mardi et jeudi, de 9h30' à 16h30'. Téléphone/Télécopie : 02-219.43.40 Courriel : gams@netcourrier.com Site Internet : www.gams.be
http://cybersolidaires.org/
: Ce site est une mine d'informations sur les filles et les femmes des Amériques et du monde, de même que sur la
violence, les femmes afghanes, les fondamentalismes, les luttes pour la paix, pour une mondialisation solidaire et pour que les femmes prennent leur
place dans la société de l'information. Il inclut des moyens d’action, des couvertures d'événements internationaux, des répertoires et des
ressources.
www.niputesnisoumises.com , site de l’association Ni putes, ni soumises
http://www.coalitiondroitsdesfemmes.org/index_fr.htm, site de la
Coalition pour le droits des femmes en situation de conflits La Coalition s'attache en premier lieu à
faire en sorte que les auteurs de crimes à caractère sexiste soient traduits devant les tribunaux de transition établis en Afrique, de manière à
établir une jurisprudence qui reconnaît la violence exercée à l'endroit des femmes dans les situations de conflits, et à aider les survivantes de
violences sexuelles à obtenir justice.
http://www.aidh.org/Femme/HP_DdF.htm : La bibliothèque Jeanne Hersch offre en ligne les textes des conventions et
traités internationaux, informe sur la Cour pénale internationale et sur des conférences internationales, propose des liens, etc.
Prix Nobel de la Paix : Wangari Maathai, 64 ans, secrétaire d’État à
l’Environnement kenyan et militante écologiste aussi connue sous le nom de Wangari Muta, a reçu le Prix Nobel de la Paix "pour sa
contribution en faveur du développement durable, de la démocratie et de la paix". Elle est la première Africaine de l’Histoire à être
honorée de cette distinction
Prix Olof Palme 2004 : Ludmila Alekseeva, présidente du groupe Helsinski de Moscou pour
les droits de l’homme, la plus ancienne organisation de défense des droits de l’homme toujours active en Russie ; Anna Politkovkaïa,
journaliste et écrivain , lauréate en 2003 du prix OSCE pour le journalisme et la démocratie , elle a écrit deux
livres reportage sur la guerre en Tchétchénie : Tchétchténie le déshonneur russe chez Gallimard et Voyage en enfer, journal de Tchétchénie chez Laffont Robert en 2000. Serguei Kovalov ancien député et ancien conseiller pour les droits
de l’homme du président Eltsine
Prix Humphrey pour la liberté 2004 : C'est à Godeliève Mukasarasi (Rwanda) que le Prix John-Humphrey pour la liberté est décerné cette année pour
souligner sa contribution exemplaire à la promotion des droits de la personne et du développement démocratique. Rescapée du génocide, fondatrice
de SEVOTA (Structure d'Encadrement des Veuves et des Orphelins de Taba ), travailleuse sociale au Réseau des femmes oeuvrant pour le développement
rural, Madame Mukasarasi est incontestablement une militante exceptionnelle pour la défense des droits des femmes rwandaises.
« Avec son courage, sa ferveur et son engagement inlassable, elle est parvenue à gagner la confiance des
victimes de viols et de violence sexuelle, plus particulièrement auprès de celles qui ont contracté le VIH-sida, à briser le silence et la honte
et contribuer à assurer que ces femmes obtiennent justice » souligne madame Kathleen Mahoney, présidente du Conseil d'administration de Droits et Démocratie
( Canada) , à propos de la lauréate.
Prix Régine Orfinger-Karlin 2004 : Tous les deux ans, la Ligue belge des Droits de l’Homme remet, en l’honneur de Régine Orfinger-Karlin, un prix à une personne ou une
association qui s’est distinguée par son action militante en faveur de l’égalité des femmes et des hommes ou des droits des étrangers.
Cette année, c’est l’association ‘Vent sauvage’ asbl Taviers ( province de Namur) qui a reçu ce prix pour son projet de lutte contre la violence à l’égard des femmes, plus spécifiquement auprès des adolescents et des jeunes adultes fréquentant les milieux de l’insertion socio-professionnelle
La violence contre les femmes : l’affaire de tous.
En Europe, une femme sur cinq est victime de violences conjugales à un moment de sa vie.
En France, 6 femmes meurent chaque mois de violence conjugale.
En Russie, 14.000 femmes meurent chaque année suite aux violences domestiques.
Plus de 60 millions de femmes « manquent » dans le monde aujourd’hui, du fait des avortements sélectifs et des infanticides de filles.
Selon l’Organisation mondiale de la santé, près de 70 p. cent des femmes victimes d’un homicide sont tuées par leur partenaire masculin.
Ces statistiques ne sont que la partie visible de l’iceberg. Les actes de violence perpétrés contre les femmes font l’objet de peu de signalements car les femmes ont honte, craignent l’incrédulité, l’hostilité ou un regain de la violence.
Mais ces chiffres révèlent l’existence d’une véritable catastrophe mondiale en matière de droits humains.
En effet, de la naissance à la mort, en temps
de paix comme en temps de guerre, les femmes sont exposées à des actes de discrimination et de violence commis par les États, par le milieu social
ou par les familles.
Amnesty International s’appuie sur la définition de la Déclaration des Nations unies sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes : « …les termes « violence à l’égard des femmes » désignent tous les actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles, ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie publique. »
La violence
liée au genre n’est ni « naturelle », ni « inévitable ». Elle est l’expression de valeurs et de normes ayant une spécificité
historique et culturelle. Les institutions sociales et politiques peuvent également encourager la docilité des femmes et la violence dont elles sont
victimes.
Mais, bien que la violence à l’égard des
femmes soit un phénomène universel, beaucoup de femmes sont prises pour cibles du fait de leur race, de leur classe sociale, de leur culture, de
leur identité sexuelle.
La pauvreté et la marginalisation sont à la fois facteur et conséquence de la violence contre les femmes. La pauvreté touche plus les femmes que les hommes ; leur dénuement est plus extrême que celui des hommes. Les effets négatifs de la mondialisation imposent à des femmes de plus en plus nombreuses de vivre en marge de la société, et il leur est alors extrêmement difficile de fuir des situations dans lesquelles elles subissent des sévices, de bénéficier d’une protection et d’obtenir réparation. Et quand elles sont en situation d’illettrisme et de pauvreté, les femmes ont beaucoup plus de mal à s’organiser pour lutter en faveur du changement.
Les jeunes femmes sont souvent victimes de violences sexuelles non seulement parce que ce sont des femmes, mais aussi parce qu’elles sont jeunes et vulnérables.
Mais l’âge n’apporte pas non plus de garantie de protection. Si certaines sociétés respectent la sagesse des femmes âgées et leur offrent un statut social supérieur et plus d’autonomie, d’autres maltraitent les femmes fragiles et isolées, particulièrement les veuves.
La violence inhérente aux conflits détruit la vie des hommes comme celle des femmes, mais le viol systématique, un phénomène observé lors de nombreux conflits ces dernières années, vise en premier lieu les jeunes filles et les femmes. Le viol, la mutilation et le meurtre de femmes et de jeunes filles sont des actes commis couramment au cours des guerres, tant par les forces gouvernementales que par les groupes armés.
Les formes de violence liées au genre sont également endémiques dans les sociétés militarisées ou ravagées par la guerre civile. Ainsi dans des sociétés où les armes à feu sont ancrées dans la culture, en posséder et s’en servir aggrave les inégalités existant entre les sexes, renforçant la position dominante des hommes et maintenant la subordination des femmes. Quand les hommes ont une arme à feu, les disputes violentes au foyer deviennent encore plus dangereuses pour les femmes et les jeunes filles.
Dans
certains pays, la discrimination contre les femmes est inscrite dans la législation. Même quand les lois ne sont pas discriminatoires, les pratiques
des administrations, de la police et du ministère public favorisent souvent la discrimination et la violence contre les femmes. Dans de nombreux
pays, la législation ne répond pas aux besoins et la police est indifférente, tandis que la justice pénale est éloignée des citoyens et coûteuse,
nourrit des préjugés contre les femmes. Lorsqu’une femme ne peut pas présenter de preuves matérielles de la violence subie, les policiers et
autres autorités chargées de l’application de la loi refusent souvent de la croire et de l’aider. Dans de nombreux cas, le milieu social se
montre complice en excusant ou en acceptant la violence contre les femmes et approuve tacitement l’inaction de l’État lorsque ce dernier ne
poursuit pas les coupables.
Tant que les
auteurs de violences contre les femmes pourront perpétrer leurs crimes sans craindre d’être poursuivis ou punis, le cycle de la violence ne sera
pas rompu.
L’impunité dans les cas de violence contre
les femmes est un phénomène complexe : de nombreuses femmes ne sont guère disposées à engager des poursuites judiciaires contre des proches,
en raison des sentiments d’affection qu’elles éprouvent et de leur peur de perdre la garde de leurs enfants. De plus, les femmes sont dissuadées
de recourir aux tribunaux pour réclamer justice car, trop souvent, les appareils de justice pénale les tiennent pour responsables des sévices
commis, estimant que la femme a, par son comportement, été « l’incitatrice » ou « l’instigatrice » de cette violence.
Les femmes étant souvent privées d’égalité en matière de droits économiques et sociaux, nombreuses sont celles qui n’ont pas les ressources
financières permettant de faire appel à la justice.
Pourtant
il existe une obligation de rendre des comptes
Parfois, des fonctionnaires, appartenant
notamment à la police ou aux forces de sécurité, sont directement responsables des actes de violence infligés aux femmes. Dans de nombreux cas,
toutefois, l’auteur des violences n’est pas un agent de l’État mais une personne privée, un groupe d’individus ou une organisation. Les
conjoints, membres de la famille, médecins, chefs religieux, médias, patrons et entreprises peuvent tous se rendre coupables de violences contre les
femmes. Amnesty International considère que ces acteurs privés, agents non gouvernementaux doivent respecter les droits humains. Chacun a des
devoirs fondamentaux en ce qui concerne ces droits.
Nous tenons les gouvernements pour responsables
de leur incapacité à empêcher la violence contre les femmes et cherchons à obtenir qu’ils prennent des mesures de protection des droits des
femmes. De nombreux autres groupes de personnes ont aussi un pouvoir sur la vie des femmes et peuvent être tenus pour responsables des actes de
violence contre les femmes qu’ils ont commis ou tolérés, ou du non-respect de leur obligation de protéger les femmes de la violence.
Dans les pays en conflit, des épisodes
particulièrement atroces de viols, de mutilations et de meurtres de femmes et de fillettes ont été perpétrés par des forces gouvernementales ou
des groupes armés. Ces derniers doivent être tenus pour responsables des actes de violence contre les femmes commis par leurs troupes.
Les responsabilités sont parfois difficiles à
établir quand les violences ne sont pas contenues à l’intérieur des frontières nationales. La traite des femmes et des jeunes filles, les
exactions contre les travailleuses migrantes et les réfugiées et la situation désastreuse des immigrées illégales ou sans papiers posent un problème
très difficile : quels recours et quelle protection peuvent exister pour les femmes dont aucun pays n’assume la responsabilité ?
Les militants en faveur des droits des femmes
sont parvenus, à démontrer que la violence contre les femmes constituait une violation des droits humains. Ce qui semblait auparavant appartenir au
domaine privé est maintenant un problème d’ordre public, ce qui veut dire que les autorités doivent agir, doivent promouvoir et protéger les
droits des femmes. En faisant de la violence contre les femmes une question de droits humains, on crée un langage commun aux actions de tous ceux qui
luttent contre la violence, ce qui favorise alors la mise en place de réseaux mondiaux et régionaux. Ce système de défense des droits humains
repose sur un principe d’une portée considérable, véritable pierre angulaire des droits humains, qui pose le caractère universel de ces droits ;
en vertu de ce principe, toutes les personnes ont les mêmes droits parce qu’elles sont des êtres humains. La notion d’universalité réfute une
des justifications le plus couramment utilisées, selon laquelle la violence serait acceptable parce qu’elle participe à la culture d’une société
donnée. Toutes les personnes doivent pouvoir jouir de tous les droits humains ; ni la culture ni la tradition ni la religion n’excusent la
violation des droits fondamentaux des femmes.
Néanmoins, malgré les risques, les programmes et projets visant à s’opposer à la violence contre les femmes se sont multipliés depuis quelques décennies. Des initiatives extrêmement variées de lutte contre la violence se développent dans toutes les régions du monde. Certaines sont organisées par de petits groupes de femmes fonctionnant sur le modèle associatif, d’autres par de grands organismes internationaux et d’autres encore par des gouvernements.
Et pour autant, cette violence perdure.
Amnesty
International, organisation de défense des Droits de l’Homme a donc décidé de mener campagne.
La campagne Halte à la violence contre les femmes, lancée par Amnesty International en mars 2004, est destinée à contribuer aux efforts des mouvements des droits des femmes du monde entier.
Le rapport publié pour le lancement de la campagne souligne la responsabilité de l’État, de la société et des individus, qui doivent agir pour faire cesser la violence contre les femmes. Ce rapport montre que les femmes, avec le soutien des mouvements de défense des droits humains, doivent s’organiser elles-mêmes et disposeront ainsi du moyen le plus efficace pour en finir avec la violence dont elles sont victimes. La campagne d’Amnesty International a pour but de mobiliser les hommes et les femmes afin de lutter contre cette violence.
La violence contre les femmes n’est jamais
normale, ni légale, ni acceptable, et ne devrait jamais être ni tolérée ni justifiée. Tous — particuliers, groupes sociaux, gouvernements et
institutions internationales — ont la responsabilité d’y mettre un terme et de soulager les souffrances qu’elle cause.
Des changements doivent se produire aux niveaux international, national et local. Ils doivent être suscités par les gouvernements et les particuliers, les institutions et les individus. Les traités internationaux doivent être respectés, des lois doivent être adoptées, d’autres abolies, des systèmes d’aide mis en place. Et surtout, les attitudes, les préjugés, les croyances qui favorisent et renforcent la violence contre les femmes doivent absolument disparaître.
Françoise Guillitte, Coordinatrice de la campagne d’Amnesty « Halte à la violence contre les femmes »
02. 01 Philosophie
Cauchet Marcel, Confessions
d’un philosophe, Livre de poche 2004.
Académie universelle des cultures , Le partage, Grasset 2004, 288 p., ***** L’ Académie Universelle des Cultures
que préside Elie Wiesel organise chaque année un prestigieux Forum international. Des membres de l’Académie et des experts de toutes les disciplines ont réfléchi en 2003 sur le Partage.
Ricard Mathieu, Plaidoyer pour
le bonheur, Presses Pocket, 2004, 379 p.,
**. La réponse du boudhisme à la question du bonheur,
objet de la quête de tout homme.
Bindé Jérôme, sous la direction de, Où vont les valeurs ? , Unesco et Albin Michel, 2004, 495 p., ***** Contribution de plus de 50 personnalité de toute culture à la construction d’un nouveau modèle de valeurs pour le XXI° siècle. « Lorsqu’on pose, comme le fait cet ouvrage , la question « Où vont les valeurs ? » , la perte de sens ne constitue qu’une réponse triste et partielle. C’est bien plutôt de glissements de sens et de création de sens nouveaux qu’il faudrait parler. Achevons donc sur un pari : et si c’était par le savoir et la diffusion des savoirs que devait se réaliser la refondation que nous appelons de nos vœux ? et si, aux société de valeurs devaient succéder des sociétés du savoir ? Car le savoir ne saurait se réduire à la mise en question et à la production de doute, inhérentes à la démarche scientifique. Le savoir est également création, renouvellement , accompagnement cognitif du changement. L’Unesco ne saurait se donner de plus belle ambition que de montrer la voie de cette nouvelle éthique ».
Glucksman André, Le discours
de la haine, Plon, 2004.****. Une réflexion sur le pourquoi de l’antisémitisme. Parce
que la haine . « Elle est inhérente à notre nature, à notre histoire. L'animal humain est
un être plein de rage. Il hait pour exister. La démonstration du philosophe, qui convoque Médée, Antigone et l'étonnant Montaigne, est précise,
implacable, bouleversante... »
02.
03 Droit
Delmas-Marty Mireille, Vers un droit commun de l’humanité, Textuel, 2005, 142 p, ****. Entretien mené par Philippe Petit.
Florence Benoît-Rohmer, Heinrich Klebes, Le droit du Conseil de l’Europe – Vers un espace
juridique paneuropéen, Conseil de l’Europe, 2005, 250 p., ******. La première partie de l’ouvrage aborde le droit « constitutionnel
» du Conseil de l’Europe, c’est-à-dire son droit statutaire au sens large. La deuxième partie examine le rôle joué par le Conseil de l'Europe
.Une troisième partie traite du droit du Conseil de l’Europe replacé dans son contexte européen. Elle étudie, par exemple, dans quelle mesure
les conventions du Conseil de l’Europe ont été intégrées dans les lois nationales ou comment cohabitent droit du Conseil de l’Europe et droit
de l’Union européenne.
02. 04
Histoire : 60° anniversaire de la découverte et de la libération des camps
www.yadvashem.org, le site de l’Institut Yad Vashem de Jérusalem. Le nom et le parcours de plus de 3 millions de victimes juives de
l’holocauste peuvent y être trouvés. Des documents, des photos, des récits accessibles en anglais .
Historia, revue, Le dossier Auschwitz 1945-2005, Numéro anniversaire, Janvier 2005, 98 p., **
XXX, Auschwitz. La solution finale, L’Histoire-Tallandier, 2004, 300 p., ****. Ce livre
rassemble les articles des meilleurs historiens et spécialistes, français et étrangers, du génocide, organisés autour de trois thèmes : les
mécanismes de l'extermination ; les spectateurs, les résistants et les complices ; l'histoire et la mémoire du génocide
Brayard Florent, La « Solution finale de la question juive». La technique, le temps et les catégories de la décision, Fayard, 2004, *****
Goldensohn L.N., Les entretiens de Nuremberg. Un psychiatre face aux criminels de guerre nazis, Flammarion, 2005.*****
Wieviorka Annette, Auschwitz. 60 ans après, Laffont, 2005,****. Depuis plus de vingt ans, Annette Wieviorka étudie la déportation et le génocide des juifs. Etablir les
faits est le premier objectif de ce livre qui présente sous forme synthétique un état des recherches les plus récentes et les plus fiables sur
l'identité des détenus, le sort réservé aux différentes catégories de déportés, le nombre de morts (1,1 million de morts, parmi lesquels 960
000 juifs, sur un total d'environ 1,3 million de personnes déportées dans les camps d'Auschwitz) et le lancinant débat concernant l'opportunité et
la possibilité de bombarder Auschwitz pour enrayer la machine exterminatrice. Ce livre raconte aussi l'après-Auschwitz, ces soixante ans qui
suivirent sa "découverte" par l'Armée rouge - terme préférable à celui de « libération ».
Trigano Shmuel, Les frontières d’Auschwitz, Livre de poche, 2005,**
Rees Laurence , Auschwitz. Les nazis et la «Solution finale », Albin Michel, 2005, **** Laurence Rees, directeur des programmes historiques de la BBC, spécialiste de la guerre 1940-1945, nous permet de comprendre de l’intérieur le fonctionnement de cette machine à tuer ; à partir des meilleures sources historiques et des témoignages des rescapés et des bourreaux.
Hoesse Rudolf, Le commandant d’Auschwitz parle, La Découverte, 2004,**
Bensoussan
Georges, Auschwitz en héritage ? D’un
bon usage de la mémoire, Mille et une nuits, nouvelle édition revue et corrigée, 2003, **
Mertens Pierre, Ecrire après Auschwitz ? Semprun , Levi, Cayrol, Kertész, La renaissance du livre, 2003, *
02. 05
Economie
Matouk Jean, Mondialisation. Altermondialisation, Milan essentiels, 2005, 63 p., *
Godet Michel, Le choc 2006. Démographie, croissance, emploi. Pour une société de projets, Odile Jacob, poches, 2004, 314 p., **. Une édition revue et augmentée du prix du Livre d’Economie 2003
Cetri et
Forum Mondial des Alternatives, avant-propos de Samir Amin et François Houtart, Mondialisation des résistances ; L’état des luttes 2004, Syllepse, 2004, 311 p., ****
Face au modèle actuel de la mondialisation , des résistances se lèvent partout et sous des formes multiples . Analyse et critique.
Bardos-Féltoronyi, Comprendre l’économie sociale et solidaire. Théorie et pratique, Couleur Livres, 2004, 160 p.***
Piketti Thomas, L’économie des inégalités, La Découverte, 2004, **
Renault, L’expérience de
l’injustice, La Découverte, 2004, ****
02. 06
Politique et idéologie
Kepel Gilles, Fitna. Guerre au cœur de l’Islam, Gallimard, 2004, 380 p., ***** Le 11 septembre 2001 et ses conséquences ont bouleversé le monde et la société musulmane. Mais c’est en Europe que se joue la grande bataille pour un Islam moderne. « Il leur ( aux jeunes musulmans européens) reviendra d’incarner par excellence, par delà les chimères du jihad et de la fitna ( sédition interne) , et au delà des frontières de l’Europe, le nouveau visage du monde musulman réconcilié avec la modernité » K.G
Gresch Alain, L’Islam, la République et le monde, Fayard, 2004, ****. « …C'est le fantasme de cette "menace" islamique, à la fois interne et externe, que nous voulons démonter dans ce livre. Non pas en présentant
une "défense de l'islam", mais à partir d'une vision laïque et rationnelle, qui applique à cette religion et aux mouvements qui s'en réclament
ainsi qu'aux musulmans, les règles d'analyse que l'on utilise pour l'étude de tous les phénomènes religieux, quels qu'ils soient. L'objectif est
aussi de fournir les éléments essentiels pour comprendre le phénomène de l'islam politique, son rôle dans les différents conflits, ses
divisions. L'ouvrage s'inscrit dans un débat idéologique particulièrement vif en France sur ces questions, sur la laïcité et sur le foulard. Il
vise aussi à montrer que les problèmes de ceux que l'on appelle "les musulmans" sont, largement, des problèmes sociaux liés à la ghettoïsation,
spatiale et scolaire, et au chômage.
Martelli Roger, Le communisme, Milan Essentiels, 2005, 63 p. *
03. 02
Peine de mort
Robert Badinter, Hugo Adam Bedau, Peter Hodgkinson, Roger Hood, Anne Ferrazzini et Michel Forst, Eric Prokosch, H.C Krüger, Anatoli Pristavkine, C. Ravaud, Sir Nigel Rodley, Renate Wohlwend, Yoshihiro Yasuda , Peine de mort - Après l'abolition , Conseil de l’Europe, 2004, 250 p., ******, Préfacé par Robert Badinter, principal artisan de l'abolition en France, le présent ouvrage retrace le chemin long et parfois laborieux pour parvenir à l'abolition en Europe. Il aborde également les problèmes qui se posent concrètement pour les États après l'abolition et en marge de celle-ci : la situation des familles de victimes d'homicides et les alternatives à la peine capitale, notamment le choix d'une peine de remplacement.
Le Conseil de l'Europe a joué un rôle
pionnier dans le combat pour l'abolition, considérant que la peine de mort, en toutes circonstances, n'a pas sa place dans les sociétés démocratiques.
03. 04
Génocide
Vidal-Naquet Pierre, Réflexions
sur le génocide, 10/18, 2004
Manière de voir 76, Les génocides dans l’histoire, Le Monde Diplomatique, , août-septembre 2004, 98 p., **
03. 05
Torture et mauvais traitements, prisons
Amnesty International, Combattre la torture, Efai, 2004, 195 p., ***
03. 06
Liberté d’opinion, liberté d’expression
Laloum Olfa, Al-Jazira, une radio rebelle et ambiguë, La Découverte,
2004, **
Boubakeur Dalil, Le choc des religions, juif, chrétien, musulman ; La coexistence possible , Presses de la Renaissance, 2004, ****
Observatoire européen de l’Audiovisuel, Débat politique et rôle des médias - La fragilité de la liberté d'expression, Conseil de l’Europe, 2005, 132 p., ******
Reporters Sans Frontières, Rapport annuel 2004, à
lire sur le site www.rsf.org
03. 08
Apartheid, antisémitisme, xénophobie, racisme
Burrin Philippe, Ressentiment et apocalypse. Essai sur l’antisémitisme
nazi, Seuil, 2004.** Cet ouvrage a pour origine trois conférences prononcées par l'historien genevois
Philippe Burrin au Collège de France, à Paris. Analyse neuve et stimulante de la part d'un des meilleurs spécialistes mondiaux du fascisme et du
nazisme. L'auteur analyse en profondeur la genèse et l'accomplissement de la solution finale.
L'essence
de l'antisémitisme hitlérien, considéré dans la culture allemande et européenne et situé dans son contexte historique.
Taguieff Pierre-André, Prêcheurs de haine, Traversée de la judéophobie planétaire, Mille et une nuits, 2004, 1022 p . ******
Blaise Pierre et Moreau Patrick, Extrême droite et national –populisme en Europe de
l’Ouest, Crisp , Centre de recherche et d’information socio-politique, 2004,582 p., ******. Cet
ouvrage analyse pays par pays les événements politiques clés, la sociologie électorale, les stratégies politiques, les modes d’organisation et
les biographies qui ont une influence sur la constitution et l’évolution des partis d’extrême
droite. Des approches transversales complémentaires abordent les problématiques nouvelles, comme l’internet,
ou transnationales, comme la culture skinhead ou l’ésotérisme.
Paxton Robert O., Le fascisme en action, Seuil, 2004, 435 p., ***** Ce professeur d’histoire
contemporaine à la Columbia University de New York décortique les grands mouvements fascistes et tente
d’en comprendre le fonctionnement à partir des actes et du vécu des fascistes.
03. 10
Droit d’asile
Perrouti
Pierre-Arnaud, coordonné par, Ma mise à l’écart
de l’étranger. Centres fermés et expulsions Labor, 2004, 187 p., **** Des textes de spécialistes, d’acteurs et aussi des témoignages
pour comprendre la réalité des centres d’enfermement et la pratique des expulsions en Belgique. Une
initiative du Mrax ( Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie, avec le soutien du pöle Bernheim d’Etudes sur la paix et la
citoyenneté( ULB) et du Service d’éducation permanente – Direction générale de la culture- Communauté française.
03. 11 Paix, violence, guerre
Conseil de l’Europe, La lutte contre le terrorisme – Les normes du conseil de l’Europe , 2° édition, 2004, 442 p., ***** Le
Conseil de l'Europe a élaboré plusieurs instruments internationaux et normes qui reflètent l'importance que l'Organisation attache à la lutte
contre le terrorisme et qui illustrent son message fondamental : il est possible de combattre efficacement le terrorisme tout en sauvegardant les
valeurs fondamentales qui sont le patrimoine commun du continent européen. Ce livre rassemble ces textes et vise à constituer un document de référence
accessible et exhaustif.
03. 17
Développement
Latouche Serge, Survivre au développement,
Mille et une nuits, 2004, 126 p., *. De la décolonisation
de l’imaginaire économique à la construction d’une société alternative.
Assidor Elsa, Les théories économiques
du développement, La Découverte, 2004,**
04. 01
Droits des peuples et des minorités ethniques
Rawls , Le droit des peuples et la raison politique, La Découverte , 2004,
***
Gaetano Pentassuglia, Minorités en droit international, Conseil de l’Europe, 2004, 327 p., ******. Ce premier volume d’une série d'ouvrages sur les questions de minorités offre un
aperçu global et critique des problèmes des minorités en droit international, avec un accent particulier sur les événements de l'après guerre
froide.
05. 01 Ouvrages généraux
Collectif,
L’état du monde. Annuaire économique et géopolitique mondial 2005. L’éta des
relations internationales. L’état de l’économie mondiale. Le bilan de l’année pour les 226 pays du monde, La
Découverte, 2004, *****
05. 02
Afrique
Collectif, Maghreb, peuple et
civilisation, La Découverte, 2004, **
Desmond Tutu, sous la direction de, Amnistier l’apartheid, Seuil, 2004, 352 p., *****. Un compte rendu (partiel, mais bilingue français-anglais) des travaux de
la commission. Ces « morceaux choisis » comprennent notamment des témoignages de femmes humiliées, torturées et violées par des
policiers.
Barbara Cassin, Olivier Cayla et
Philippe-Joseph Salazar, sous la direction de, Vérité,
réconciliation, réparation, Seuil, 2004, 365 p., ***. Des essais sur l’esprit et les travaux de la Commission, dont ceux de Jacques Derrida et
de Paul Ricœur sont rassemblés Plusieurs de ces essais soulignent la différence avec le procès de Nuremberg, une justice de vainqueurs, et
avec la loi d’amnistie générale promulguée au Chili après la chute de Pinochet. La commission sud-africaine ne jugeait pas, elle amnistiait (ou
non) des actes, mais pas des individus, avec d’ailleurs une relative parcimonie : sur 7 116 demandes d’amnistie, 1 312 ont été
accordées, et 5 143 rejetées.
05. 03 Amérique
XXX, Etats Unis, culture et civilisation, La Découverte, 2004, 222 p., **. Bonne synthèse
Arkin
William, Bennis Phyllis, Hartung William, Hoffmann Stanley, Ikenberry John, Klare Michael…, préface
de Jean-Paul Marthoz, Les Etats-Unis à contre-courant. Critiques américaines à l’égard d’une
politique étrangère unilatéraliste, Grip et Complexe, 2004, 169 p., ***.
05. 04 Asie
Collectif, Japon, peuple et civilisation, La Découverte, 2004, **
Gentelle Pierre, sous la direction de, La Chine, peuples et civilisation, La Découverte, 2004, 218 p., ** Une bonne synthèse sur la Chine d’aujourd’hui
Reporters Sans Frontières, textes réunis et présentés
par, La Chine, le livre noir, La Découverte, 2004, 224 p., ***. Rapports et documents de : Amnesty International,
Human Rights Watch, Human Rights in China, Centre tibétain pour les droits de l'homme et la démocratie, The Laogai Research Foundation et Reporters
sans frontières. Ce recueil de témoignages inédits sur la répression à
l'encontre des dissidents, des minorités ethniques, des internautes, des malades du Sida ou des journalistes montre l'envers du décor du succès économique
chinois
05. 05 Europe
Jennar Raoul, Europe, la trahison des élite, Fayard, 2004, édition augmentée,, 251 p., ***.
L’auteur démontre que l’Europe que l’on construit est une Europe soumise à la
mondialisation capitaliste
Cohen-Tanugi Laurent, L’Europe et l’Amérique au seuil du XXI° siècle, Odile Jacob, 2004.
Le Huérou Anne, Aude Merlin, Amandine Regamey, Silvia Serrano, Tchétchénie : une affaire intérieure ?, Russes et Tchétchènes dans l’étau de la guerre,
Autrement, 2005, 166 p., **** Pour
comprendre les enjeux d’une guerre
Hen Christian, L’Union européenne,
La Découverte, 2004,**
Sihem Bensedrine, Omar Mesiri, L’Europe et ses despotes - Quand le soutien au « modèle tunisien » dans le monde arabe fait le jeu du terrorisme islamiste, La Découverte, 2004, ***
Lawrence
Pratchett, Vivien Lowndes, Faire évoluer la démocratie en Europe - Résumé analytique de l'acquis du Conseil de l'Europe, Conseil de
l’Europe, 2004, 118 p., ***
Philippe C. Schmitter, Alexander H.
Trechsel, L'avenir de la démocratie en Europe - Etat
des lieux et propositions de réforme , Conseil de l’Europe, 2004, 147 p., ***. L'ouvrage conclut en proposant vingt-huit réformes qui visent
à améliorer le fonctionnement des institutions démocratiques et à rapprocher la démocratie des aspirations de la population
05. 06 Proche-Orient et le Moyen-Orient
Reporters Sans Frontières , documents
réunis et présentés par, La guerre en Irak, Le livre noir, La Découverte, 2004, Ce livre noir offre un aperçu des exactions les plus graves relevées par les organisations Amnesty international, Human Rights
Watch et Reporters sans frontières ainsi que par le Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies. On y trouve également une postface du
journaliste Olivier Weber sur la tragique multiplication des prises d'otages.
Encel Frédéric et Thual François, Géopolitique d’Israël. Dictionnaire pour sortir des fantasmes, Seuil, 2004, 598 p., *****
Manière
de voir 78, Sous le sceau des croisades. Palestine, Irak, Afghanistan, Le Monde diplomatique, déc 2004-janv 2005, 98 p., **
Charara Walid et Domont Frédéric, Le Hezbollah. Un mouvement islamo-nationaliste, Fayard, 2004, 298
p ; ****
Basbous Alain, L’Arabie
Saoudite en questions, Perrin, 2004, **
06. 02
Bioéthique
Kahn Axel, Et l’homme dans
tout ça ? Plaidoyer pour un humanisme moderne, Presses Pocket, 2004, 366 p, **Réflexions éthiques d’un biologiste, d’un médecin sur la place de l’homme dans notre société de progrès scientifiques, de techniques nouvelles et dominée par l’économie de marché.
Collectif, Regard éthique - La recherche biomédicale, Conseil de l’Europe, 2004, 180 p., ***
06. 04
Assistance humanitaire
Médecins Sans Frontières, A l’ombre des guerres justes. L’ordre internationale cannibale et l’action humanitaire, Flammarion, 2004, 375 p., ****. Un groupe de chercheurs et de journalistes réfléchit sur la notion d’humanitaire, instrumentalisé aussi bien par les affameurs de Corée du Nord et d’Angola que par la coalition en Irak.
07.01
Education et formation aux droits de l’homme
07. 01
Documents et recherches
Forges Jean-François, Eduquer contre Auschwitz. Histoire et mémoire, Presses Pocket, 2003, ** Ce
livre rend compte, en ne voulant éluder aucune question, de la recherche inlassable d'un enseignant pour tenter de faire rigoureusement la part des
mythes et de la réalité. Mais il faut aussi réussir à parler de l'horreur extrême sans bouleverser en vain les sensibilités et sans produire le
moindre intérêt sadique. Il s'agit, en fait, d'approcher la vérité la plus incontestable, de la confronter aux valeurs morales absolues et non négociables
des droits de la personne humaine et de s'efforcer de faire s'éveiller dans la conscience l'imaginaire de la souffrance de l'autre.
07. 02
Dossiers pédagogiques
CNAPD, Coordination nationale d’Action
pour la Paix et la Démocratie, avec la collaboration de la Commission Justice et Paix, Terrorisme. Un outil pour mieux comprendre, CD Rom, 2004 ***. 3
grands chapitres : définition de terrorisme, sources du terrorisme, réponses aux terrorismes. Une partie ressource propose des documents à imprimer…
Conseil
de l’Europe, Manuel pour la pratique de l’Education aux droits de l’homme avec les jeunes,
Conseil de l’Europe, 2002, 455 p., ***** Ce guide pédagogique propose un large éventail
d'approches thématiques et méthodologiques qui devraient inspirer toute personne intéressée par les droits de l'homme, la démocratie et la
citoyenneté. En outre, il inclut une série de 49 fiches pratiques complètes, présentant le cadre détaillé pour des ateliers ou activités en
classe ainsi qu'un grand nombre de textes et documents complémentaires.
Repères est un manuel consacré à l'éducation aux droits de l'homme unique où les animateurs de jeunesse, les enseignants, les éducateurs, les
professionnels et les volontaires y trouveront des idées concrètes et des activités pratiques, afin d'engager les jeunes dans la cause des droits
de l'homme et de les inciter à prendre des mesures pour sa défense, à leur niveau et au sein de leur communauté respective.
Muscat
B. Tous les enfants ont des
droits, Bayard Jeunesse, 2004,**. Parmi les 54 articles de la convention internationale des droits de l’enfant, l’auteur a choisi de
présenter les 10 droits les plus importants qui sont expliqués en langage simple pour les enfants dès
8 ans
Le développement durable expliqué aux
enfants, Luc Pire , 2004**. Dès 10 ans
Guillaud Véronique, J’ai vécu les camps de concentration, Bayard Jeunesse, 2004, **Des survivants qui avaient entre 13 et 18 ans témoignent. Simple et pédagogique. A partir de 12 ans
08. 02 Biographies
Lang Jack, préface de Nadine Gordimer, Nelson Mandela. Une leçon pour la vie, Perrin,
2004 ****
Combesque Marie-Agnes, , Martin Luther King Jr. Un homme et son rêve, Le Félin-Kiron, 2004, 368 p., **** Ce livre est moins une biographie qu’une histoire des Noirs américains au XXe siècle, autour de
l’une de ses figures centrales.
Mosse Claude, Péricles, l’inventeur de la démocratie, Payot, 2004, 280 p. Biographie
08. 03 Témoignages
Haulot Arthur, Paroles d’homme, Luc Pire , 2004, **
Mémorial de la Shoah, Des voix sous la cendre. Manuscrits des Sonderkommandos d’Auschwitz-Birkenau, Calmann-Levy, 2005, ****.
Vander
Helpen Jos, Breendonck.
Chronique d’un camp ( 1940-1944), Epo, 2004, 248 p., ****
Coupechoux Patrick, Mémoires de déportés. Histoire singulière de la déportation, Préface de P. Vidal-Naquet , La Découverte, 2003, 417 p. 29 témoins très divers.
Brunswic Anne, Bienvenue en Palestine. Chronique d’une saison à Ramallah ; Actes Sud,
2004, 238 p., *****
Nivat Anne, Lendemains de guerre en Afghanistan et en Irak, Fayard, 2004, 503 p., *****. Anne Nivat grand reporter qui a
partagé la vie des Afghans et des Irakiens, nous fait entendre les voix de femmes et d’hommes
qui, chez eux livrent ouvertement leur analyse de la situation. Récit dense et pleinement humain du conflit.
Badjoko Lucien , L’enfant-soldat, Plon, 2004, ****
Kayitesi Annick, Nous existons encore – ils ont massacré sa famille, Michel Lafon, 2004,****
Bolopion, Guantanamo, le bagne, La Découverte, 2004, ****
Weisenborn Günther, préface de
Alfred Grosser, Une Allemagne contre Hitler, Le Félin
Poche, 2004, 392 p., ** Un document pour la connaissance de la résistance allemande au nazisme et
un témoignage de première main d’un ancien opposant à Hitler.
09. 01
Romans, récits, textes
Le magazine littéraire, La littérature
et l’expérience concentrationnaire, janvier 2005, **
Sledziewski Elisabeth G., Varsovie 44 : récit d’insurrection, Autrement Coll Mémoires , 2004, 204 p., ****.Un récit au jour le jour, du cheminement d’un jeune combattant, à travers Varsovie
insurgée. La plupart des récits et des anecdotes recueillis par l’auteur sont authentiques et témoignent
de ces moments douloureux de l’histoire de la Pologne.
Reinaldo Arenas, Arturo, L’étoile la plus brillante, Mille et
une nuits, 2004,208 p, **
Lambrichts Louise, Nous ne verrons pas Vukovar, Editions Philippe Rey, 2005,475 p., *****. Une lecture de la guerre en ex-Yougoslavie et de ce qui se passe dans les Balkans, à partir de l’analyse de l’œuvre de Peter
Handke et d’autres écrivains..
Hugo Victor, Le dernier jour d’un condamné à mort, Presses
Pocket, 2004
Collectif, Lettres de résistances, Presses Pocket, 2004,182 p., **. 17
écrivains en « résistance ».
Attali Jacques , La confrérie des éveillés, Fayard, 2004,****. Ce texte rapporte le dialogue, imaginaire et vraisemblable, entre les deux versants les plus éclairés de l'islam et du judaïsme : Averroès et Maïmonide. Montrant qu'il y avait à cette époque - comme il y a encore aujourd'hui - tant de choses qui devraient rapprocher ces deux grandes civilisations.
Soazig Aaron, Le non de Klara, Presses Pocket, 2004
Fergus Jim, Mille femmes blanches, Presses Pocket, 2004, 505 p., **A Partir d’un fait authentique, Jim Fergus a imaginé le journal d’une des femmes qui ont été
données en mariage aux Indiens en 1875 par le gouvernement américain.
09. 04
Albums et bandes dessinées
Croci Pascal,
Auchwitz, Prix Jeunesse de l’Assemblée nationale, édition Emmanuel Proust, 2002, 92 p., ***. Pascal Croci a écrit et dessiné un véritable reportage-document (réalisé à partir des témoignages de
survivants) sur l'enfer du camp d'Auschwitz-Birkenau. Un graphisme tout en noir et blanc, au trait violent qui ne laissera aucun lecteur indifférent.
Un ouvrage indispensable pour ne pas oublier l'horreur de la Shoah.
10. 00 Associations de défense des droits de l’homme.
Ligue des droits de l’homme, L’état des droits de l’Homme en France , édition 2004, La Découverte, 2004, 133 p., **. Pour la première fois, la Ligue des droits de l’homme livre un état des droits de l’homme en France dans une série de domaines essentiels où la ligue s’est
mobilisée. Elle rapporte ses prises de position dans beaucoup de questions internationales.
Bertrand M. L’ONU, La Découverte, 2004, **