Rapide rappel des faits : (extrait du rapport annuel d’Amnesty International 2006) Cette année encore, des femmes et des jeunes filles, issues notamment des couches les plus pauvres de la société, ont été victimes de discrimination et de violences au sein de la famille et de la collectivité. D’après les statistiques officielles, près de la moitié des femmes et des jeunes filles de plus de quinze ans avaient subi une forme quelconque de violence au cours de l’année précédente. Les mesures prises par les autorités pour prévenir et réprimer ces sévices étaient souvent insuffisantes, malgré une sensibilisation croissante de l’opinion au problème. La Cour suprême a déclaré que le viol conjugal constituait un crime.Même si les autorités de l’État semblaient davantage décidées à intervenir, les fonctionnaires responsables de certaines défaillances lors des premières enquêtes menées sur ces affaires n’ont pas été tenus d’en rendre compte. Peu de progrès ont été accomplis concernant les poursuites engagées contre les auteurs présumés d’enlèvements et de meurtres commis par le passé dans les villes de Ciudad Juárez et Chihuahua. L’obligation de rendre des comptes n’a pas été garantie par le Bureau du procureur fédéral spécial à Ciudad Juárez, dont le poste demeurait vacant à la fin de l’année. La Commission pour la prévention et l’éradication de la violence contre les femmes à Ciudad Juárez et la Commission nationale des droits humains ont l’une et l’autre publié des rapports critiquant vivement les efforts accomplis par les autorités fédérales et les autorités de l’État en vue d’obtenir justice pour les femmes de Ciudad Juárez.
Il est nécessaire de maintenir la pression.





1 Message