On désigne par mutilations génitales féminines toutes les pratiques impliquant l’ablation totale ou partielle des organes génitaux féminins externes et toute lésion provoquée sur les organes génitaux féminins, que ce soit pour des raisons culturelles, religieuses ou tout autre motif non thérapeutique.
Les conséquences immédiates et à long terme de la mutilation des organes génitaux féminins varient selon le type de méthode utilisée et la gravité des lésions. Parmi les complications immédiates, on peut citer des douleurs intenses, un état de choc, des hémorragies, des problèmes de rétention d’urine, d’ulcération de la zone génitale et des lésions des tissus adjacents. Pour les complications à long terme, il faut compter des infections récidivantes des voies urinaires, des infections pelviennes, des problèmes de stérilité, des difficultés à bien cicatriser, des troubles de menstruations, des fistules, des douleurs lors des rapports sexuels, des troubles sexuels, ainsi que des problèmes lors des grossesses et accouchements. Les mutilations génitales féminines sont pratiquées dans vingt-huit pays africains ainsi qu’en Asie (Indonésie) et au Moyen Orient (Yémen). On en constate de plus en plus en Europe, en Australie, au Canada et aux États-Unis, principalement parmi les populations immigrées de ces pays.
Aujourd’hui, selon les estimations, entre 100 et 140 millions de femmes et de fillettes auraient subi des mutilations génitales. On estime que chaque année, deux millions de fillettes courent le risque de subir des mutilations génitales.
Source : doc Amnety Intenrational , Index AI : ACT 77/018/2004




