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	<title>Amnesty Belgique Francophone</title>
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		<title>une nouvelle guerre dans la guerre</title>
		<link>http://www.amnesty.be/doc/article3512.html</link>
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<category domain="http://www.amnesty.be/doc/rubrique666.html">Dossier</category>

		<dc:subject>Violences conjugales</dc:subject>
		<dc:subject>Violences contre les femmes</dc:subject>

		<description>Les nouveaux conflits qui d&#233;chirent la plan&#232;te depuis la chute du mur de Berlin ont plac&#233; les populations civiles en premi&#232;re ligne. On estime qu'actuellement environ 75 pc des personnes tu&#233;es au cours des guerres sont des civils, un pourcentage qui n'a cess&#233; de grimper depuis le d&#233;but du XXIe si&#232;cle . La majeure partie de cette population civile est compos&#233;e des femmes et des enfants. Du Rwanda aux Balkans, l'humiliation des civils est devenue une fin en soi, un moyen de prendre &lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/article3512.html&quot; class='spip_in pts_suite' &gt; (...)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.amnesty.be/doc/rubrique666.html" rel="directory"&gt;Dossier&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.amnesty.be/doc/mot282.html" rel="tag"&gt;Violences conjugales&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.amnesty.be/doc/mot357.html" rel="tag"&gt;Violences contre les femmes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Les nouveaux conflits qui d&#233;chirent la plan&#232;te depuis la chute du mur de Berlin ont plac&#233; les populations civiles en premi&#232;re ligne. On estime qu'actuellement environ 75 pc des personnes tu&#233;es au cours des guerres sont des civils, un pourcentage qui n'a cess&#233; de grimper depuis le d&#233;but du XXIe si&#232;cle [&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/#nb1&quot; name=&quot;nh1&quot; id=&quot;nh1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[1] D. Smith, War, Peace and Third World Development, occasional paper 16, (...)' &gt;1&lt;/a&gt;]. La majeure partie de cette population civile est compos&#233;e des femmes et des enfants. Du Rwanda aux Balkans, l'humiliation des civils est devenue une fin en soi, un moyen de prendre l'ascendant sur l'adversaire. Dans ce contexte, les agressions contre les femmes sont devenues une &#171; arme de destruction massive &#187;.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; Il y a une vraie folie avec toute cette violence. C'est une vraie guerre dans la guerre, une autre forme d'attaque contre le peuple congolais&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;clarait en 2002 un conseiller qui travaille avec des femmes et des filles congolaises victimes de viols [&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/#nb2&quot; name=&quot;nh2&quot; id=&quot;nh2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[2] Entretien conduit par Human Rights Watch avec un d&#233;fenseur de la (...)' &gt;2&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le conflit qui d&#233;chire l'ancienne colonie belge depuis plusieurs ann&#233;es est embl&#233;matique de cette &#171; guerre dans la guerre &#187; dont les femmes sont les principales victimes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Des soldats et des combattants ont viol&#233; et abus&#233; de femmes et de filles dans le cadre d'un effort pour gagner le contr&#244;le sur les civils et le territoire qu'ils occupaient et pour conserver ce contr&#244;le. Ils ont attaqu&#233; des femmes et des filles parce qu'elles repr&#233;sentaient leur communaut&#233;, visant par les blessures et l'humiliation &#224; terroriser ces femmes en particulier ainsi que de nombreuses autres &lt;/i&gt; &#187;, analysait Human Rights Watch (HRW) dans un rapport sur la guerre en RDC.
Pour Agn&#232;s Callamard, auteur d'un ouvrage sur les violations des droits des femmes dans les conflits arm&#233;s, la &#171; dimension sexo-sp&#233;cifique des conflits arm&#233;s &#187; ne fait aucun doute.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour cette ancienne chercheuse d'Amnesty International, &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;tous les actes de violence sexuelle constituent une arme de guerre qui sert plusieurs fins : r&#233;compenser les soldats, r&#233;pandre la terreur politique, d&#233;stabiliser une soci&#233;t&#233;, intimider, humilier et soutirer des renseignements, sans oublier les op&#233;rations de 'nettoyage ethnique&lt;/i&gt; &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/#nb3&quot; name=&quot;nh3&quot; id=&quot;nh3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[3] Enqu&#234;ter sur les violations des droits des femmes dans les conflits (...)' &gt;3&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Du Rwanda au Kosovo&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En Bosnie-Herz&#233;govine, 20 000 femmes ont &#233;t&#233; viol&#233;es en 1992. Au Rwanda, ce sont 15 000 femmes qui ont subi le viol au cours du g&#233;nocide de 1994 et au Soudan, 50 000 filles captur&#233;es par les forces gouvernementales servaient d'esclaves sexuels dans les territoires du Nord [&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/#nb4&quot; name=&quot;nh4&quot; id=&quot;nh4&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[4] Atlas des femmes dans le monde, Joni Seager, &#233;ditions autrement, 2003, (...)' &gt;4&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Centre international des droits de la personne et du d&#233;veloppement d&#233;mocratique 'Le Memorial' a recens&#233; les violences faites aux femmes congolaises entre ao&#251;t 1998 et septembre 2001. La lecture de ces &#171; cas &#187;, pr&#233;sent&#233;s sous la forme de tableaux synoptiques, donne des hauts-le-c&#339;ur.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Les trois s&#339;urs de la Congr&#233;gation des filles de la R&#233;surrection ont &#233;t&#233; tortur&#233;es et tu&#233;es dans la cl&#244;ture de la grande salle paroissiale. Sr. A., ligot&#233;e nue avait &#233;t&#233; transperc&#233;e par des coups de couteau. On avait tranch&#233; le cou aux deux autres religieuses&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Assassin&#233;es dans leurs champs, lors d'op&#233;rations de ratissage men&#233;es par les guerriers Banyamulenge&lt;/i&gt; &#187; ; &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;bras et jambes li&#233;s comme sur une croix, viol&#233;e par plus de 20 militaires et son enfant jet&#233; &#224; la brousse, elle-m&#234;me &#233;vanouie&lt;/i&gt; &#187; ; &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;attach&#233;e &#224; la corde comme un sanglier, puis viol&#233;e avec 10 autres femmes par plus de 20 militaires chacune jusqu'&#224; l'h&#233;morragie&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au total, ce ne sont pas moins de 868 cas de femmes assassin&#233;es, viol&#233;es, r&#233;duites &#224; l'&#233;tat d'esclaves sexuels, victimes de tortures ou de mutilations qui sont pr&#233;sent&#233;s dans le document de l'organisation canadienne [&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/#nb5&quot; name=&quot;nh5&quot; id=&quot;nh5&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[5] Document consultable sur http://www.monuc.org/Gender/Fr/femm...' &gt;5&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette dramatique &#233;volution de l' &#171; art de la guerre &#187; n'a pas &#233;pargn&#233; l'Europe. Dans son ouvrage, Agn&#232;s Callamard cite l'exemple des &#233;v&#233;nements qui se sont d&#233;roul&#233;s &#224; Foca, une ville situ&#233;e au sud de la Bosnie-Herz&#233;govine, o&#249; des centres ont &#233;t&#233; sp&#233;cialement am&#233;nag&#233;s aux fins d'esclavage sexuel et de viol.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'auteur cite le cas d'une fillette de douze ans, d&#233;tenue dans le centre sportif Partizan au cours de l'&#233;t&#233; 1992, et qui fut, pendant les dix jours qu'a dur&#233; sa d&#233;tention, conduite &#224; 10 reprises &#224; l'ext&#233;rieur du centre pour &#234;tre viol&#233;e.
Dans cette ville, le viol a &#233;t&#233; pratiqu&#233; de fa&#231;on syst&#233;matique et des femmes y ont &#233;t&#233; transform&#233;es en esclaves sexuels, maintenues en d&#233;tention dans des r&#233;sidences et autres appartements afin d'assouvir les pulsions de la soldatesque [&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/#nb6&quot; name=&quot;nh6&quot; id=&quot;nh6&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[6] Enqu&#234;ter sur les violations des droits des femmes&#8230;, op.cit., (...)' &gt;6&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les d&#233;lits sexuels en tant qu'actes de guerre sont largement condamn&#233;s depuis les ann&#233;es 1940, mais c'est seulement depuis 1990 que ces viols sont qualifi&#233;s de crimes de guerre. Il faudra attendre 1998 pour qu'une l&#233;gislation internationale, le Trait&#233; de Rome, pierre fondatrice de la Cour p&#233;nale internationale (CPI) d&#233;finisse le viol, l'esclavage sexuel, la prostitution contrainte, la grossesse et la st&#233;rilisation forc&#233;e comme des crimes contre l'humanit&#233; et des crimes de guerre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces avanc&#233;es du droit international ont permis d'amorcer un pas d&#233;cisif vers la fin de l'impunit&#233; qui couvre les auteurs de violences contre les femmes dans les conflits arm&#233;s. Le 22 f&#233;vrier 2001, le Tribunal p&#233;nal international pour la Yougoslavie a condamn&#233; &#224; de lourdes peines trois Serbes de Bosnie, accus&#233;s de viols &#224; r&#233;p&#233;tition en 1992 sur des femmes musulmanes. Un verdict historique car, pour la premi&#232;re fois, une Cour internationale qualifiait le viol de civils en temps de guerre de &#171; crime contre l'humanit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/#nh1&quot; name=&quot;nb1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt;D. Smith, War, Peace and Third World Development, occasional paper 16, Human Development Report Office, PNUD, New York, 1994&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/#nh2&quot; name=&quot;nb2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt;Entretien conduit par Human Rights Watch avec un d&#233;fenseur de la soci&#233;t&#233; civile, Bukavu, 16 octobre 2001 et repris dans RDC : La guerre dans la guerre.Violence sexuelle contre les femmes et les filles dans l'Est du Congo, juin 2002&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/#nh3&quot; name=&quot;nb3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt;Enqu&#234;ter sur les violations des droits des femmes dans les conflits arm&#233;s, coord. par Agn&#232;s Callamard, Amnesty International et Centre international des droits de la personne et du d&#233;veloppement d&#233;mocratique, 2001&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/#nh4&quot; name=&quot;nb4&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt;Atlas des femmes dans le monde, Joni Seager, &#233;ditions autrement, 2003, p. 98-99&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/#nh5&quot; name=&quot;nb5&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 5&quot;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt;Document consultable sur &lt;a href=&quot;http://www.monuc.org/Gender/Fr/femmes_conflit.aspx&quot; class=&quot;spip_url spip_out&quot;&gt;http://www.monuc.org/Gender/Fr/femm...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/#nh6&quot; name=&quot;nb6&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 6&quot;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt;Enqu&#234;ter sur les violations des droits des femmes&#8230;, op.cit., p.125&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Jalila, infibul&#233;e &#224; l'&#226;ge de huit ans</title>
		<link>http://www.amnesty.be/doc/article3511.html</link>
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		<dc:date>2004-03-19T13:22:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		
		
<category domain="http://www.amnesty.be/doc/rubrique666.html">Dossier</category>

		<dc:subject>Violences conjugales</dc:subject>
		<dc:subject>Mutilations g&#233;nitales f&#233;minines</dc:subject>
		<dc:subject>Violences contre les femmes</dc:subject>

		<description>&#171; Encore maintenant quand j'y pense, je suis effray&#233;e et parfois j'en fais encore des cauchemars. &#192; l'&#233;poque, j'&#233;tais tr&#232;s contente, tout le monde autour de moi allait me faire des cadeaux. Je ne savais pas ce qu'&#233;tait cette op&#233;ration et je ne savais pas que &#231;a allait faire mal. Ma cousine allait &#234;tre op&#233;r&#233;e en m&#234;me temps, mais elle n'&#233;tait pas aussi contente que moi. Lorsqu'elle avait six ans, sa grande soeur avait &#233;t&#233; op&#233;r&#233;e. Elles auraient d&#251; &#234;tre op&#233;r&#233;es en m&#234;me temps, mais les enfants &lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/article3511.html&quot; class='spip_in pts_suite' &gt; (...)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.amnesty.be/doc/mot357.html" rel="tag"&gt;Violences contre les femmes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; Encore maintenant quand j'y pense, je suis effray&#233;e et parfois j'en fais encore des cauchemars. &#192; l'&#233;poque, j'&#233;tais tr&#232;s contente, tout le monde autour de moi allait me faire des cadeaux. Je ne savais pas ce qu'&#233;tait cette op&#233;ration et je ne savais pas que &#231;a allait faire mal. Ma cousine allait &#234;tre op&#233;r&#233;e en m&#234;me temps, mais elle n'&#233;tait pas aussi contente que moi. Lorsqu'elle avait six ans, sa grande soeur avait &#233;t&#233; op&#233;r&#233;e. Elles auraient d&#251; &#234;tre op&#233;r&#233;es en m&#234;me temps, mais les enfants avaient &#233;t&#233; tellement effray&#233;s par le sang perdu par la jeune fille que ma cousine s'enfuit et alla se r&#233;fugier dans les bras de son p&#232;re. Celui-ci d&#233;cida qu'elle &#233;tait trop jeune et qu'on pouvait attendre encore quelques ann&#233;es. Le jour de l'op&#233;ration, ma cousine passa en premier lieu. Elle ne pleura pas. Ensuite, ce fut mon tour. Je me suis mise &#224; hurler, j'&#233;tais vraiment effray&#233;e. Quatre femmes tenaient mes jambes et mes bras : &#231;a a fait tr&#232;s mal. Il y avait du sang partout. Je ne pensais pas que &#231;a pouvait faire si mal &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;T&#233;moignage de Jalila, une jeune Soudanaise de onze ans, sur la pratique de l'infibulation dont elle fut victime &#224; l'&#226;ge de huit ans. Tir&#233; de &#171; Les mutilations g&#233;nitales f&#233;minines &#187;, publi&#233; par la section belge francophone d'Amnesty International.&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Les maris &#171; ouvrent &#187; leurs &#233;pouses &#224; l'aide d'un couteau</title>
		<link>http://www.amnesty.be/doc/article3510.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.amnesty.be/doc/article3510.html</guid>
		<dc:date>2004-03-19T13:18:55Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Samuel Grumiau</dc:creator>
		
<category domain="http://www.amnesty.be/doc/rubrique666.html">Dossier</category>

		<dc:subject>Violences conjugales</dc:subject>
		<dc:subject>Mutilations g&#233;nitales f&#233;minines</dc:subject>
		<dc:subject>Violences contre les femmes</dc:subject>

		<description>A&#239;cha, Fouzia, Ifrah et Maryam sont des r&#233;fugi&#233;es somaliennes vivant en Belgique. Elles sont unanimes : dans leur pays, les femmes n'ont aucun droit &#224; s'exprimer et les hommes sont fiers d'avoir une &#233;pouse infibul&#233;e. L'ouverture de sa femme peut pourtant prendre des jours, voire des semaines au mari qui, &#233;quip&#233; d'un couteau, devra manipuler les chairs coll&#233;es et cousues afin de se frayer un passage par lequel il torturera sa femme lors de la p&#233;n&#233;tration. La plupart des &#233;pouses cachent leurs &lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/article3510.html&quot; class='spip_in pts_suite' &gt; (...)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.amnesty.be/doc/mot336.html" rel="tag"&gt;Mutilations g&#233;nitales f&#233;minines&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.amnesty.be/doc/mot357.html" rel="tag"&gt;Violences contre les femmes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A&#239;cha, Fouzia, Ifrah et Maryam sont des r&#233;fugi&#233;es somaliennes vivant en Belgique. Elles sont unanimes : dans leur pays, les femmes n'ont aucun droit &#224; s'exprimer et les hommes sont fiers d'avoir une &#233;pouse infibul&#233;e. L'ouverture de sa femme peut pourtant prendre des jours, voire des semaines au mari qui, &#233;quip&#233; d'un couteau, devra manipuler les chairs coll&#233;es et cousues afin de se frayer un passage par lequel il torturera sa femme lors de la p&#233;n&#233;tration. La plupart des &#233;pouses cachent leurs visages pendant l'acte sexuel pour ne pas montrer leurs souffrances. Certains maris reconnaissent heureusement qu'il est plus agr&#233;able de faire l'amour avec une femme qui n'est pas mutil&#233;e. Une enqu&#234;te men&#233;e aupr&#232;s de 300 maris soudanais qui ont plusieurs &#233;pouses, dont l'une seulement est infibul&#233;e, montre ainsi que 266 d'entre eux pr&#233;f&#232;rent faire l'amour avec une femme non excis&#233;e parce qu'elles semblent partager leur d&#233;sir et participer &#224; l'acte et au plaisir.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un couple somalien r&#233;fugi&#233; en Belgique t&#233;moigne toutefois de l'insouciance &#224; l'&#233;gard de la souffrance des femmes dans leur pays. Le mari s'est attir&#233; les railleries de tout son entourage parce qu'il refusait d' &#171; ouvrir &#187; sa femme lui-m&#234;me avec un couteau mais voulait au contraire que ce soit fait &#224; l'h&#244;pital. &#171; Impuissant, femmelette ! &#187;, s'est-il entendu injurier. Profond&#233;ment &#233;pris de sa femme, il a support&#233; les m&#233;disances et attendu le nombre de semaines n&#233;cessaire pour avoir des rapports en la blessant le moins possible. Le couple a eu un enfant, apr&#232;s quoi l'entourage familial a insist&#233; pour recoudre la femme. &#171; Pas question ! &#187;, s'est &#233;cri&#233; le mari, qui s'est &#224; nouveau attir&#233; les foudres des proches. Fuyant la guerre, le couple s'est alors retrouv&#233; dans un camp de r&#233;fugi&#233;s tenus par des militaires qui, constatant que la femme &#233;tait &#171; ouverte &#187;, en ont conclu que la voie &#233;tait libre pour la violer pendant que le mari &#233;tait tortur&#233;...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>L'intimit&#233; mutil&#233;e d&#232;s le plus jeune &#226;ge</title>
		<link>http://www.amnesty.be/doc/article3509.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.amnesty.be/doc/article3509.html</guid>
		<dc:date>2004-03-19T13:16:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Samuel Grumiau</dc:creator>
		
<category domain="http://www.amnesty.be/doc/rubrique666.html">Dossier</category>

		<dc:subject>Violences conjugales</dc:subject>
		<dc:subject>Mutilations g&#233;nitales f&#233;minines</dc:subject>
		<dc:subject>Violences contre les femmes</dc:subject>

		<description>Environ 130 millions de femmes ont subi l'excision du clitoris ou l'infibulation. La r&#233;sistance face &#224; ces tortures s'organise, mais 2 millions de nouvelles victimes s'ajoutent chaque ann&#233;e &#224; la liste des victimes . &lt;br /&gt;L'origine des mutilations sexuelles f&#233;minines remonte &#224; la nuit des temps. Des cadavres retrouv&#233;s dans des s&#233;pultures datant du n&#233;olithique portent des cicatrices d&#233;montrant qu'&#224; l'&#233;poque d&#233;j&#224;, les chefs de famille imposaient l'ablation du clitoris. Cette anciennet&#233; prouve que &lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/article3509.html&quot; class='spip_in pts_suite' &gt; (...)&lt;/a&gt;


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&lt;a href="http://www.amnesty.be/doc/rubrique666.html" rel="directory"&gt;Dossier&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.amnesty.be/doc/mot282.html" rel="tag"&gt;Violences conjugales&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.amnesty.be/doc/mot336.html" rel="tag"&gt;Mutilations g&#233;nitales f&#233;minines&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.amnesty.be/doc/mot357.html" rel="tag"&gt;Violences contre les femmes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Environ 130 millions de femmes ont subi l'excision du clitoris ou l'infibulation. La r&#233;sistance face &#224; ces tortures s'organise, mais 2 millions de nouvelles victimes s'ajoutent chaque ann&#233;e &#224; la liste des victimes [&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/#nb3-1&quot; name=&quot;nh3-1&quot; id=&quot;nh3-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[1] Atlas des femmes dans le monde, Joni Seager, Editons Autrement, (...)' &gt;1&lt;/a&gt;].&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'origine des mutilations sexuelles f&#233;minines remonte &#224; la nuit des temps. Des cadavres retrouv&#233;s dans des s&#233;pultures datant du n&#233;olithique portent des cicatrices d&#233;montrant qu'&#224; l'&#233;poque d&#233;j&#224;, les chefs de famille imposaient l'ablation du clitoris. Cette anciennet&#233; prouve que les justifications des mutilations, sur base biblique ou coranique, sont d&#233;nu&#233;es de fondement, m&#234;me si elles sont &#224; l'origine de l'excision dans certaines communaut&#233;s. Rien dans les livres sacr&#233;s des chr&#233;tiens ou des musulmans n'impose des mortifications d'une telle ampleur. Il faut plut&#244;t chercher du c&#244;t&#233; de coutumes et de croyances tr&#232;s diverses pour en trouver les causes. Ainsi, certaines ethnies sont persuad&#233;es que le clitoris peut piquer la verge lors des rapports sexuels ou blesser les enfants lors de la naissance ! D'autres, comme les Bambaras et les Dogons du Mali, estiment que le gar&#231;on est f&#233;minin par son pr&#233;puce et la fille masculine par son clitoris. Les rites d'excision permettraient &#224; chacun de correspondre enti&#232;rement &#224; son sexe...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On rencontre les mutilations g&#233;nitales f&#233;minines dans vingt-six pays africains, dans la p&#233;ninsule arabique (Y&#233;men, sultanat d'Oman, &#201;mirats Arabes Unis) ainsi que dans certaines r&#233;gions d'Indon&#233;sie et chez les musulmans de Malaisie. La forme d'excision la plus douce est la Sunna, c'est-&#224;-dire l'ablation du capuchon du clitoris, qui n'est pas sans rappeler la circoncision masculine. Elle reste malheureusement marginale par rapport &#224; l'amputation totale de l'organe &#233;rectile, souvent suivie de celle des petites l&#232;vres et de la paroi int&#233;rieure des grandes l&#232;vres. En Afrique de l'Est (&#201;thiopie, Somalie, Soudan, Kenya, Djibouti, &#201;gypte) et dans certaines r&#233;gions du Mali, on va jusqu'&#224; l'infibulation, aussi appel&#233;e circoncision pharaonique. Il s'agit de l'ablation du clitoris et des petites l&#232;vres, suivie de la couture des grandes l&#232;vres (au moyen d'&#233;pines, de fils ou d'anneaux). Normalement, une ouverture minuscule est conserv&#233;e &#224; l'arri&#232;re pour permettre le passage de l'urine et du sang. Les matrones, ces villageoises dont le travail consiste &#224; effectuer les mutilations &#224; l'aide de couteaux, de lames de rasoir et parfois de morceaux de verre, ne sont cependant pas toutes d'une grande habilit&#233;. Il arrive ainsi que le petit orifice ne soit pas correctement am&#233;nag&#233;, n&#233;cessitant d&#232;s lors une seconde op&#233;ration... toujours sans anesth&#233;sie.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Tortur&#233;es pour pouvoir trouver un mari !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'incomp&#233;tence et l'inconscience des &#171; exciseuses &#187; ont g&#226;ch&#233; l'enfance de milliers de fillettes africaines. F., une Somalienne &#226;g&#233;e de vingt ans et r&#233;fugi&#233;e en Belgique, n'est pas encore d&#233;livr&#233;e des souffrances cons&#233;cutives &#224; la mutilation. &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; La premi&#232;re fois que l'on m'a cousue, j'avais sept ans. J'ai d&#251; maintenir mes jambes ferm&#233;es durant plusieurs jours pour que la plaie ne bouge pas, mais plus tard, alors que je jouais avec d'autres enfants, je suis tomb&#233;e et elle s'est ouverte. Le lendemain, malgr&#233; mes pleurs et mes supplications, la femme est revenue pour me fermer une deuxi&#232;me fois. Depuis lors, j'ai des infections et une partie demeure gonfl&#233;e. Mes parents n'ont jamais voulu que l'on m'ouvre parce que je ne pourrais plus me marier&lt;/i&gt; &#187;. Si certaines m&#232;res et grand-m&#232;res prennent conscience de l'absurdit&#233; de la coutume et tentent de s'y opposer, la plupart s'enferment encore dans le raisonnement &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;puisque nous l'avons toute subie, pourquoi pas elle ?&lt;/i&gt; &#187;. Comme dans le cas de F., cette &#233;troitesse d'esprit est renforc&#233;e par la difficult&#233;, dans certains pays, de trouver un mari aux filles qui ne sont pas excis&#233;es... et qui pourraient &#171; donc &#187; avoir connu un autre homme auparavant.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les partisans de l'excision et de l'infibulation ont de la peine &#224; admettre les cons&#233;quences graves de la mutilation sur la sant&#233; des femmes. Lorsqu'elles &#233;vitent l'h&#233;morragie mortelle, elles souffrent de br&#251;lures lorsque vient le moment d'uriner, de d&#233;formations, voire d'occlusions rendant tout rapport sexuel normal impossible. &#192; plus long terme, la cicatrice g&#234;ne la marche et les r&#232;gles sont souvent douloureuses. L'ignorance de beaucoup d' &#187;exciseuses &#187; &#224; tout ce qui touche aux conditions d'hygi&#232;ne est souvent la cause d'infections du vagin et d'autres organes (vessie, rectum, ...). Gangr&#232;ne, t&#233;tanos, septic&#233;mie sont &#233;galement possibles, tout comme une st&#233;rilit&#233; si les infections se propagent &#224; l'int&#233;rieur des organes reproducteurs.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Des efforts de pr&#233;vention au d&#233;part de la Belgique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En Europe, la r&#233;sistance s'organise contre les pratiques d'excision et d'infibulation. M&#234;me si l'Occident n'est pas directement touch&#233; par le fl&#233;au, chaque ann&#233;e, lors du retour dans le pays d'origine &#224; l'occasion des grandes vacances, des fillettes risquent de subir les agressions des &#171; matrones &#187;. Le GAMS (Groupement d'hommes et femmes pour l'abolition des mutilations sexuelles f&#233;minines) passe alors &#224; l'action... Son activit&#233; se concentre sur la pr&#233;vention, en Belgique et en Afrique. &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Nous organisons des journ&#233;es de palabres avec les femmes africaines &#233;tablies en Belgique, explique Khadidiatou Diallo, une S&#233;n&#233;galaise qui a elle-m&#234;me subi l'excision et l'infibulation. En g&#233;n&#233;ral, elles ne savent pas que l'excision est un probl&#232;me et qu'elle peut occasionner des maladies. Puisque toutes les femmes de leur famille l'ont subie, elles n'imaginent pas que cela peut causer du tort. C'est en leur rem&#233;morant les difficult&#233;s lors des accouchements, les douleurs et les pertes de sang lors des rapports sexuels que, petit &#224; petit, l'une ou l'autre laisse de c&#244;t&#233; les tabous pour avouer qu'elle a subi &#231;a elle aussi. Le dialogue s'instaure et nous leur expliquons que ces souffrances proviennent de l'excision &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En Afrique m&#234;me, le GAMS [&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/#nb3-2&quot; name=&quot;nh3-2&quot; id=&quot;nh3-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[2] Le GAMS-Belgique : Rue Brialmont 11, 1210 Bruxelles - T&#233;l : 02/2194340 (...)' &gt;2&lt;/a&gt;] peut compter sur un r&#233;seau d'organisations pr&#234;tes &#224; prot&#233;ger les fillettes en vacances dans leur pays d'origine. &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Nous faisons partie d'un comit&#233; inter-africain qui compte des repr&#233;sentants dans vingt-six pays, souligne Khadidiatou Diallo. Si les parents d'une enfant menac&#233;e s'adressent &#224; nous pour nous demander conseil sur la fa&#231;on d'&#233;viter l'excision lorsqu'elles visitent leur famille, nous les mettons en rapport avec les repr&#233;sentants du comit&#233; dans le pays concern&#233;. Ces derniers peuvent les attendre &#224; l'a&#233;roport et les accompagner jusqu'&#224; la maison familiale. L&#224;, ils parleront aux a&#238;n&#233;s, allant jusqu'&#224; menacer d'envoyer le papa en prison s'ils mutilent la petite fille &lt;/i&gt; &#187;. Diff&#233;rents mouvements luttent aussi en Afrique pour sensibiliser les populations et les &#171; exciseuses &#187;, et offrir d'autres d&#233;bouch&#233;s professionnels &#224; ces derni&#232;res.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; la connaissance du GAMS, aucun cas d'excision n'a &#233;t&#233; d&#233;plor&#233; jusqu'ici sur le territoire belge. La l&#233;gislation interdit formellement ces pratiques. La Belgique a par ailleurs pour habitude de reconna&#238;tre le statut de r&#233;fugi&#233;es politiques aux femmes qui craignent d'&#234;tre mutil&#233;es si elles rentrent dans leur pays (ou qui craignent la m&#234;me chose pour leur fille qui les accompagne).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le site Internet d'AIBF reprend une liste des sites offrant des informations sur les mutilations g&#233;nitales f&#233;minines. Cette liste est disponible &#224; l'adresse &lt;a href=&quot;http://www.amnestyinternational.be/doc/article679.html?var_recherche=mgf&quot; class=&quot;spip_url spip_out&quot;&gt;http://www.amnestyinternational.be/...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/#nh3-1&quot; name=&quot;nb3-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 3-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt;Atlas des femmes dans le monde, Joni Seager, Editons Autrement, 2003.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/#nh3-2&quot; name=&quot;nb3-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 3-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt;Le GAMS-Belgique : Rue Brialmont 11, 1210 Bruxelles - T&#233;l : 02/2194340 - E-mail : gams&lt;span class='spancrypt'&gt; &lt;/span&gt;netcourrier.com - Site internet : &lt;a href=&quot;http://www.gams.be&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;www.gams.be&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Les MGF, un ph&#233;nom&#232;ne mondial</title>
		<link>http://www.amnesty.be/doc/article3508.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.amnesty.be/doc/article3508.html</guid>
		<dc:date>2004-03-19T12:47:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Samuel Grumiau</dc:creator>
		
<category domain="http://www.amnesty.be/doc/rubrique666.html">Dossier</category>

		<dc:subject>Violences conjugales</dc:subject>
		<dc:subject>Mutilations g&#233;nitales f&#233;minines</dc:subject>
		<dc:subject>Violences contre les femmes</dc:subject>

		<description>On d&#233;signe par mutilations g&#233;nitales f&#233;minines toutes les pratiques impliquant l'ablation totale ou partielle des organes g&#233;nitaux f&#233;minins externes et toute l&#233;sion provoqu&#233;e sur les organes g&#233;nitaux f&#233;minins, que ce soit pour des raisons culturelles, religieuses ou tout autre motif non th&#233;rapeutique. &lt;br /&gt;Les cons&#233;quences imm&#233;diates et &#224; long terme de la mutilation des organes g&#233;nitaux f&#233;minins varient selon le type de m&#233;thode utilis&#233;e et la gravit&#233; des l&#233;sions. Parmi les complications &lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/article3508.html&quot; class='spip_in pts_suite' &gt; (...)&lt;/a&gt;


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&lt;a href="http://www.amnesty.be/doc/mot336.html" rel="tag"&gt;Mutilations g&#233;nitales f&#233;minines&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.amnesty.be/doc/mot357.html" rel="tag"&gt;Violences contre les femmes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On d&#233;signe par mutilations g&#233;nitales f&#233;minines toutes les pratiques impliquant l'ablation totale ou partielle des organes g&#233;nitaux f&#233;minins externes et toute l&#233;sion provoqu&#233;e sur les organes g&#233;nitaux f&#233;minins, que ce soit pour des raisons culturelles, religieuses ou tout autre motif non th&#233;rapeutique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les cons&#233;quences imm&#233;diates et &#224; long terme de la mutilation des organes g&#233;nitaux f&#233;minins varient selon le type de m&#233;thode utilis&#233;e et la gravit&#233; des l&#233;sions. Parmi les complications imm&#233;diates, on peut citer des douleurs intenses, un &#233;tat de choc, des h&#233;morragies, des probl&#232;mes de r&#233;tention d'urine, d'ulc&#233;ration de la zone g&#233;nitale et des l&#233;sions des tissus adjacents. Pour les complications &#224; long terme, il faut compter des infections r&#233;cidivantes des voies urinaires, des infections pelviennes, des probl&#232;mes de st&#233;rilit&#233;, des difficult&#233;s &#224; bien cicatriser, des troubles de menstruations, des fistules, des douleurs lors des rapports sexuels, des troubles sexuels, ainsi que des probl&#232;mes lors des grossesses et accouchements.
Les mutilations g&#233;nitales f&#233;minines sont pratiqu&#233;es dans vingt-huit pays africains ainsi qu'en Asie (Indon&#233;sie) et au Moyen Orient (Y&#233;men). On en constate de plus en plus en Europe, en Australie, au Canada et aux &#201;tats-Unis, principalement parmi les populations immigr&#233;es de ces pays.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aujourd'hui, selon les estimations, entre 100 et 140 millions de femmes et de fillettes auraient subi des mutilations g&#233;nitales. On estime que chaque ann&#233;e, deux millions de fillettes courent le risque de subir des mutilations g&#233;nitales.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Source : doc Amnety Intenrational , Index AI : ACT 77/018/2004&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>




	</item>



	<item>
		<title>Tu&#233;es ou d&#233;figur&#233;es, pour un soup&#231;on</title>
		<link>http://www.amnesty.be/doc/article3507.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.amnesty.be/doc/article3507.html</guid>
		<dc:date>2004-03-19T12:42:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sylvie Dewambrechies</dc:creator>
		
<category domain="http://www.amnesty.be/doc/rubrique666.html">Dossier</category>

		<dc:subject>Violences conjugales</dc:subject>
		<dc:subject>Violences contre les femmes</dc:subject>

		<description>Dans les pays du Moyen-Orient et au Pakistan, des femmes et des jeunes filles sont r&#233;guli&#232;rement victimes de crimes d'honneur. Accus&#233;es, sans preuve, d'avoir eu un comportement ayant d&#233;shonor&#233; leur famille, elles doivent &#234;tre tu&#233;es pour que l'affront soit lav&#233;. Dans certains pays d'Asie, comme le Cambodge ou le Bangladesh, de l'acide projet&#233; sur leur visage sera l'instrument des terribles repr&#233;sailles. &lt;br /&gt;Le crime d'honneur est consid&#233;r&#233; comme une &#171; forme de vengeance reconnue l&#233;galement ou &lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/article3507.html&quot; class='spip_in pts_suite' &gt; (...)&lt;/a&gt;


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&lt;a href="http://www.amnesty.be/doc/mot357.html" rel="tag"&gt;Violences contre les femmes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Dans les pays du Moyen-Orient et au Pakistan, des femmes et des jeunes filles sont r&#233;guli&#232;rement victimes de crimes d'honneur. Accus&#233;es, sans preuve, d'avoir eu un comportement ayant d&#233;shonor&#233; leur famille, elles doivent &#234;tre tu&#233;es pour que l'affront soit lav&#233;. Dans certains pays d'Asie, comme le Cambodge ou le Bangladesh, de l'acide projet&#233; sur leur visage sera l'instrument des terribles repr&#233;sailles.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le crime d'honneur est consid&#233;r&#233; comme une &#171; forme de vengeance reconnue l&#233;galement ou socialement, exerc&#233;e &#224; l'encontre d'une femme accus&#233;e d'avoir souill&#233; l'honneur familial, g&#233;n&#233;ralement par une conduite sexuelle jug&#233;e inconvenante &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/#nb5-1&quot; name=&quot;nh5-1&quot; id=&quot;nh5-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[1] &#171; Atlas des femmes dans le monde &#187;, Joni Seager, Editons Autrement, (...)' &gt;1&lt;/a&gt;]. Cette coutume, qui trouve son origine dans des traditions patriarcales datant de bien avant l'Islam, est encore appliqu&#233;e de nos jours. Au Moyen-Orient, l'id&#233;e que l'honneur d'une famille d&#233;pend de la virginit&#233; d'une jeune fille ou de la fid&#233;lit&#233; d'une femme mari&#233;e est profond&#233;ment ancr&#233;e dans les mentalit&#233;s.&lt;/b&gt;
Cela n'a rien &#224; voir avec la religion puisque la pratique du crime d'honneur se retrouve &#233;galement chez les chr&#233;tiens vivant dans cette partie du monde. Alors que le Coran interdit de tuer de fa&#231;on arbitraire et exige le t&#233;moignage de quatre personnes pour prouver la r&#233;alit&#233; d'un adult&#232;re, une jeune fille ou une femme pourra &#234;tre assassin&#233;e sur simple soup&#231;on. &#171; Aucune preuve n'est requise &#187;, fait observer la fondatrice de &#171; Surgir &#187;, une organisation qui lutte contre les violences traditionnelles &#224; l'&#233;gard des femmes [&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/#nb5-2&quot; name=&quot;nh5-2&quot; id=&quot;nh5-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[2] www.surgir.ch' &gt;2&lt;/a&gt;]. &#171; Tout peut partir d'une calomnie, d'une jupe jug&#233;e trop courte, d'une volont&#233; de vengeance&#8230; &#187;.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;M&#233;canique impitoyable&lt;/strong&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une impitoyable m&#233;canique se met alors en place. Pour les proches de la femme stigmatis&#233;e par la rumeur, il est difficile de r&#233;sister &#224; la contrainte sociale. Peu importe la r&#233;alit&#233; des faits : les hommes de sa famille voient leur honneur mis en cause et l'on attend d'eux qu'ils lavent dans le sang la faute de la soi-disant coupable. &#171; Les gens du village sont d'accord avec la loi des hommes. Si on ne tue pas une fille qui a d&#233;shonor&#233; sa famille, les gens du village rejettent cette famille, plus personne ne veut lui parler, ou faire du commerce avec elle, la famille doit partir ! Alors&#8230; &#187;, d&#233;crit Jacqueline, condamn&#233;e &#224; mort par ses propres parents pour s'&#234;tre laiss&#233;e s&#233;duire par un homme qui lui promettait le mariage. Br&#251;l&#233;e vive par son beau-fr&#232;re, qui avait &#233;t&#233; charg&#233; de &#171; s'occuper d'elle &#187;, elle a surv&#233;cu par miracle et raconte son histoire dans un livre-t&#233;moignage bouleversant [&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/#nb5-3&quot; name=&quot;nh5-3&quot; id=&quot;nh5-3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[3] Souad, &#171; Br&#251;l&#233;e vive &#187;, Oh ! Editions, 2003.' &gt;3&lt;/a&gt;].&lt;/b&gt;
&#171; Le crime d'honneur n'est pas commis sous le coup de la col&#232;re, il s'agit d'une d&#233;cision familiale &#187;, souligne la fondatrice de &#171; Surgir &#187;, qui a recens&#233; 1 400 actes de ce type perp&#233;tr&#233;s l'an dernier au Pakistan. Selon elle, la meilleure mani&#232;re de combattre ce ph&#233;nom&#232;ne &#224; la fois culturel et social est de faire &#233;voluer les mentalit&#233;s. En partenariat avec des associations locales, &#171; Surgir &#187; organise d&#232;s lors des sessions de sensibilisation destin&#233;es &#224; des publics mixtes (hommes et femmes), ainsi qu'&#224; des groupes de filles et de femmes. &lt;/b&gt;
&#192; ce travail de longue haleine s'ajoutent des actions de lobbying en direction des gouvernements des pays concern&#233;s, &#171; pour que les crimes d'honneur soient mieux punis &#187;. En effet, leurs auteurs b&#233;n&#233;ficient souvent d'une certaine indulgence. Et m&#234;me si des sanctions sont pr&#233;vues par la loi, celles-ci demeurent cl&#233;mentes (par exemple, de six mois &#224; deux ans de prison en Jordanie).&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;En Asie aussi&lt;/strong&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les femmes soup&#231;onn&#233;es de &#171; mauvaise conduite &#187; risquent &#233;galement de faire l'objet de terribles repr&#233;sailles dans certains pays d'Asie. Au Cambodge, on a ainsi d&#233;nombr&#233;, en trois ans, 43 attaques &#224; l'acide &#224; l'&#233;gard d'&#233;pouses soi-disant infid&#232;les, qui ont &#233;t&#233; d&#233;figur&#233;es par leur mari ou un membre de leur famille [&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/#nb5-4&quot; name=&quot;nh5-4&quot; id=&quot;nh5-4&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[4] www.cybersolidaires.org' &gt;4&lt;/a&gt;]. &lt;/b&gt;
Cette pratique se retrouve notamment au Bangladesh o&#249;, d'apr&#232;s la fondation &#171; Acid Survivors &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/#nb5-5&quot; name=&quot;nh5-5&quot; id=&quot;nh5-5&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[5] www.acidsurvivors.org' &gt;5&lt;/a&gt;], 775 personnes en ont &#233;t&#233; victimes entre 1999 et 2001. Les motifs les plus fr&#233;quents sont le refus d'avances sexuelles ou le rejet d'une demande en mariage. &#171; Des attaques &#224; l'acide sont aussi perp&#233;tr&#233;es contre des enfants ou des femmes plus &#226;g&#233;es, &#224; la suite d'une dispute familiale ou dans un but de revanche &#187;, souligne cette organisation.&lt;/b&gt;
En mars 2002, le gouvernement du Bangladesh a certes renforc&#233; son arsenal l&#233;gislatif contre les attaques &#224; l'acide (tribunal sp&#233;cial pour juger les auteurs de tels faits, meilleur contr&#244;le de la vente de ce produit). Mais comme le font remarquer une avocate et une militante f&#233;ministe de ce pays au journal Lib&#233;ration [&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/#nb5-6&quot; name=&quot;nh5-6&quot; id=&quot;nh5-6&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[6] &#171; Femmes vitriol&#233;es sans espoir de justice au Bangladesh &#187;, in (...)' &gt;6&lt;/a&gt;], les mentalit&#233;s sont encore tr&#232;s marqu&#233;es par la domination masculine, et la notion que toute forme d'opposition f&#233;minine m&#233;rite une sanction. L'id&#233;e qu'une personne d&#233;figur&#233;e &#224; l'acide a, d'une certaine mani&#232;re, m&#233;rit&#233; son sort, reste d&#232;s lors bien ancr&#233;e au Bangladesh, comme dans de nombreux autres pays au monde o&#249; la femme reste consid&#233;r&#233;e comme un &#171; sous-&#234;tre humain &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/#nh5-1&quot; name=&quot;nb5-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 5-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt;&#171; Atlas des femmes dans le monde &#187;, Joni Seager, Editons Autrement, 2003.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/#nh5-2&quot; name=&quot;nb5-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 5-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://www.surgir.ch&quot; class=&quot;spip_url spip_out&quot;&gt;www.surgir.ch&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/#nh5-3&quot; name=&quot;nb5-3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 5-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt;Souad, &#171; Br&#251;l&#233;e vive &#187;, Oh ! Editions, 2003.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/#nh5-4&quot; name=&quot;nb5-4&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 5-4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://www.cybersolidaires.org&quot; class=&quot;spip_url spip_out&quot;&gt;www.cybersolidaires.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/#nh5-5&quot; name=&quot;nb5-5&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 5-5&quot;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://www.acidsurvivors.org&quot; class=&quot;spip_url spip_out&quot;&gt;www.acidsurvivors.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/#nh5-6&quot; name=&quot;nb5-6&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 5-6&quot;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt;&#171; Femmes vitriol&#233;es sans espoir de justice au Bangladesh &#187;, in Lib&#233;ration, septembre 2002.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>




	</item>



	<item>
		<title>La dot met en danger les femmes indiennes</title>
		<link>http://www.amnesty.be/doc/article3506.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.amnesty.be/doc/article3506.html</guid>
		<dc:date>2004-03-19T12:31:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sylvie Dewambrechies</dc:creator>
		
<category domain="http://www.amnesty.be/doc/rubrique666.html">Dossier</category>

		<dc:subject>Violences conjugales</dc:subject>
		<dc:subject>Violences contre les femmes</dc:subject>

		<description>Difficile de chiffrer avec pr&#233;cision le ph&#233;nom&#232;ne de la &#171; dowry death &#187; en Inde. N&#233;anmoins, on estime que, chaque semaine, 98 femmes sont tu&#233;es par leur mari ou par la famille de celui-ci, le plus souvent &#224; la suite d'un conflit concernant la dot. Pratique taboue, mais qui n'en est pas moins r&#233;elle, la &#171; dowry death &#187; est fr&#233;quemment maquill&#233;e en suicide ou en accident domestique. Dans les faits, de nombreuses femmes indiennes - toutes classes sociales confondues - font l'objet de &lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/article3506.html&quot; class='spip_in pts_suite' &gt; (...)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.amnesty.be/doc/rubrique666.html" rel="directory"&gt;Dossier&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.amnesty.be/doc/mot282.html" rel="tag"&gt;Violences conjugales&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.amnesty.be/doc/mot357.html" rel="tag"&gt;Violences contre les femmes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Difficile de chiffrer avec pr&#233;cision le ph&#233;nom&#232;ne de la &#171; dowry death &#187; en Inde. N&#233;anmoins, on estime que, chaque semaine, 98 femmes sont tu&#233;es par leur mari ou par la famille de celui-ci, le plus souvent &#224; la suite d'un conflit concernant la dot [&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/#nb6-1&quot; name=&quot;nh6-1&quot; id=&quot;nh6-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[1] Atlas de femmes dans le monde, Joni Seager, Editions Autrement, (...)' &gt;1&lt;/a&gt;]. Pratique taboue, mais qui n'en est pas moins r&#233;elle, la &#171; dowry death &#187; est fr&#233;quemment maquill&#233;e en suicide ou en accident domestique. Dans les faits, de nombreuses femmes indiennes - toutes classes sociales confondues - font l'objet de pers&#233;cutions de la part de leur belle-famille lorsque leur dot devient un enjeu financier aigu. Certaines sont battues, d'autres asperg&#233;es de carburant et gri&#232;vement br&#251;l&#233;es.&lt;/b&gt;
En principe, la coutume de la dot a &#233;t&#233; abolie, en Inde, par le &#171; Dowry Prohibition Act &#187;, qui remonte d&#233;j&#224; &#224; 1961. Mais il en faut plus pour d&#233;raciner une tradition ancestrale qui, &#224; l'origine, devait permettre &#224; une jeune femme d'entrer dans la famille de son mari en apportant quelques biens lui appartenant en propre. &#192; pr&#233;sent, la dot est, dans certains cas, pr&#233;texte &#224; un sordide marchandage, le mari&#233; (et ses parents) en profitant pour demander sans cesse de l'argent ou des objets utilitaires &#224; la famille de son &#233;pouse [&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/#nb6-2&quot; name=&quot;nh6-2&quot; id=&quot;nh6-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[2] Meurtres en s&#233;rie pour cause de dot, Le Monde diplomatique, mai (...)' &gt;2&lt;/a&gt;]. Et une fois que le &#171; robinet &#187; se tarit, cette derni&#232;re est en danger.&lt;/b&gt;
D'apr&#232;s l'association de d&#233;fense des droits de la femme &#171; Vimochana &#187;, les proches des victimes d'une &#171; dowry death &#187; savent souvent ce qu'il en est, mais h&#233;sitent &#224; porter plainte, englu&#233;s par les conventions sociales et d&#233;courag&#233;s par l'inertie de la police. Et pourtant&#8230; Une enqu&#234;te de terrain r&#233;alis&#233;e par &#171; Vimochana &#187; &#224; Bangalore (Sud de l'Inde), a r&#233;v&#233;l&#233; qu'une grande majorit&#233; des &#171; accidents de cuisine &#187; et suicides d&#233;clar&#233;s dans cette ville (environ 100 par mois), &#233;taient en r&#233;alit&#233; des crimes li&#233;s &#224; la dot.&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/#nh6-1&quot; name=&quot;nb6-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 6-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt;Atlas de femmes dans le monde, Joni Seager, Editions Autrement, 2003&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;&lt;span class=&quot;csfoo htmla&quot;&gt;&lt;/span&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/#nh6-2&quot; name=&quot;nb6-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 6-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;span class=&quot;csfoo htmlb&quot;&gt;&lt;/span&gt;Meurtres en s&#233;rie pour cause de dot, Le Monde diplomatique, mai 2001.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>




	</item>



	<item>
		<title>Exil, le pouvoir de la main tendue</title>
		<link>http://www.amnesty.be/doc/article3505.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.amnesty.be/doc/article3505.html</guid>
		<dc:date>2004-03-19T12:26:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>C&#233;cile Rolin</dc:creator>
		
<category domain="http://www.amnesty.be/doc/rubrique666.html">Dossier</category>

		<dc:subject>R&#233;fugi&#233;s-Droit d'asile</dc:subject>
		<dc:subject>Violences conjugales</dc:subject>
		<dc:subject>Violences contre les femmes</dc:subject>

		<description>Exil, c'est ce centre cr&#233;&#233;, il y a plus de 25 ans pour accueillir et soigner physiquement et psychiquement les victimes des impitoyables dictatures d'Am&#233;rique latine, venues chercher asile dans notre pays. Aujourd'hui, ceux qui sonnent &#224; la porte du 43 avenue Brugmann &#224; Bruxelles arrivent d'un peu partout. Beaucoup d'Africains, mais aussi depuis quelques ann&#233;es, beaucoup de gens venant des pays de l'Est de l'Europe, broy&#233;s par la guerre, la crise, l'&#233;clatement des familles, le d&#233;racinement &lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/article3505.html&quot; class='spip_in pts_suite' &gt; (...)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.amnesty.be/doc/rubrique666.html" rel="directory"&gt;Dossier&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.amnesty.be/doc/mot52.html" rel="tag"&gt;R&#233;fugi&#233;s-Droit d'asile&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.amnesty.be/doc/mot282.html" rel="tag"&gt;Violences conjugales&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.amnesty.be/doc/mot357.html" rel="tag"&gt;Violences contre les femmes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Exil, c'est ce centre cr&#233;&#233;, il y a plus de 25 ans pour accueillir et soigner physiquement et psychiquement les victimes des impitoyables dictatures d'Am&#233;rique latine, venues chercher asile dans notre pays.
Aujourd'hui, ceux qui sonnent &#224; la porte du 43 avenue Brugmann &#224; Bruxelles arrivent d'un peu partout. Beaucoup d'Africains, mais aussi depuis quelques ann&#233;es, beaucoup de gens venant des pays de l'Est de l'Europe, broy&#233;s par la guerre, la crise, l'&#233;clatement des familles, le d&#233;racinement g&#233;ographique&#8230; Quatre &#233;quipes se partagent le travail &#224; Exil (Enfants-familles, Adolescents, Hommes et Femmes). &#171; Libert&#233;s ! &#187; a rencontre Maria Gladys, la responsable du groupe-femmes. Cette psychologue p&#233;ruvienne croit &#224; la r&#233;silience, c'est-&#224;-dire &#224; cette force de reconstruction cach&#233;e en chacun de nous et qui nous permet, quand on croit avoir touch&#233; le fond, de remonter &#224; la surface de la vie, et, sans rien oublier du pass&#233;, de renouer les fils de nos existences d&#233;chir&#233;es.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Je crois au travail en groupe. Le bien que nous pouvons faire aux femmes, c'est le groupe qui en est responsable. Car celles qui arrivent ici souffrent principalement de la solitude. Solitude physique car bien souvent la famille est loin, et solitude psychique de celles qui ont v&#233;cu l'indicible. R&#233;sultat : de 80 &#224; 90 % de ces femmes ont des id&#233;es suicidaires. Elles vivent un tel mal &#234;tre que leur corps les trahit. Elles se plaignent de maux de t&#234;te, d'insomnies, de douleurs diffuses. Dans le groupe, elles d&#233;couvriront que cette douleur, d'autres la partagent, que l'indicible peut &#234;tre dit, que les difficult&#233;s d'adaptation &#224; la vie belge, d'autres les ressentent aussi, qu'on peut en pleurer sans honte, mais qu'on peut aussi en rire.&lt;/b&gt;
Nos groupes sont d'abord des groupes de parole, mais peuvent d&#233;boucher sur d'autres activit&#233;s. On peut s'exprimer &#224; travers la terre glaise, la peinture, la cuisine. Un groupe d'hommes se r&#233;unit chaque semaine pour faire la cuisine, chacun arrivant avec des recettes de son pays. Chaque plat ressuscite un monde perdu et permet d'en parler aux autres.&lt;/b&gt;
Et puis il y a le geste, le toucher. Beaucoup de ces femmes, surtout celles qui ont &#233;t&#233; viol&#233;es, rejettent leurs corps. On peut les aider &#224; le r&#233;-apprivoiser, &#224; le caresser pour se faire du bien, &#224; l'aimer. C'est une approche d&#233;licate, qui varie avec les cultures.&lt;/b&gt;
Car il faut toujours avoir pr&#233;sent &#224; l'esprit qu'en perdant leur terreau naturel, ces femmes ont perdu leurs rep&#232;res. Tout, chez nous, est diff&#233;rent de la vie qu'elles avaient dans leurs pays. Pas uniquement le climat, l'habitat et la nourriture, mais la place de la femme, l'&#233;ducation des enfants, le d&#233;roulement du temps&#8230; Que faire dans un environnement qu'on ne comprend pas sinon se replier sur soi-m&#234;me ? De plus, le contact avec les autres est rendu plus difficile encore par la m&#233;fiance permanente. &#192; qui demander de l'aide quand on a &#233;t&#233; tromp&#233;e par ses voisins, sa famille, ses coll&#232;gues de travail ? &#192; qui se confier ? Tout fait peur. &#171; Je ne peux pas travailler puisque je n'ai pas de papiers &#187;, me disent-elles. Et puis quel travail ? Telle femme de l'ex-URSS qui &#233;tait juge dans son pays n'a d'autres possibilit&#233;s que de faire des m&#233;nages ici et vit cette d&#233;ch&#233;ance comme une souffrance suppl&#233;mentaire.&lt;/b&gt;
Notre &#233;quipe est enti&#232;rement f&#233;minine actuellement. C'est un sujet de discussion entre nous. Nous avons d&#233;j&#224; tent&#233; d'y introduire un homme, psychologue. Vous savez comment &#231;a se passe quand un coq p&#233;n&#232;tre dans un poulailler ? Et bien, c'&#233;tait un peu comme &#231;a. &#199;a changeait tout. Mais nous envisageons des activit&#233;s et des sorties mixtes. C'est vrai que presque toutes les souffrances subies par ces femmes sont venues des hommes, mais n'oublions pas que c'est parfois avec l'accord tacite d'autres femmes, qui emp&#234;chent la r&#233;volte. Une femme africaine me parlait des traitements cruels et humiliants que lui faisait subir son mari. Elle voulait le quitter et en avait parl&#233; &#224; sa grand-m&#232;re. Celle-ci lui avait dit que son grand-p&#232;re (qui &#233;tait l'idole de cette femme) avait fait tout pareil et qu'il fallait l'accepter. Les femmes plus &#226;g&#233;es sont souvent des agents de transmission des violences dont les plus jeunes souffrent. C'est la m&#234;me chose pour l'excision.&lt;/b&gt;
Tr&#232;s souvent, les femmes qui viennent ici ont des enfants. Or, les enfants, gr&#226;ce &#224; l'&#233;cole, s'int&#232;grent beaucoup plus vite qu'elles. Ils connaissent la langue, adoptent les habitudes belges, et leurs m&#232;res se sentent largu&#233;es, parfois bless&#233;es par ce d&#233;calage qui fait d'elles des d&#233;pendantes de leurs propres enfants. D'autre part, les enfants repr&#233;sentent l'espoir. C'est pour les enfants qu'il ne faut pas mourir, qu'il faut se battre, qu'il faut gu&#233;rir.&lt;/b&gt;
Comme la plupart de ces femmes sont englu&#233;es dans la proc&#233;dure d'asile, arrive le jour o&#249; la sanction tombe. Avis n&#233;gatif, avis positif. Les deux cas sont difficiles &#224; vivre car ils repr&#233;sentent une rupture, donc un nouveau choc &#224; encaisser. &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; Je suis contente, mais je suis triste&lt;/i&gt; &#187; me disait une femme qui venait d'apprendre que l'asile lui &#233;tait accord&#233;. Cela aussi, il faut le &#171; parler &#187; pour le comprendre.
Oui, je crois &#224; la parole et au pouvoir du groupe. Je crois qu'on ne gu&#233;rit pas seul. Je crois que le salut vient des autres. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si vous d&#233;sirez plus de renseignements, si vous voulez aider Exil par un soutien financier dont la maison a le plus grand besoin, &#233;crivez, t&#233;l&#233;phonez ou prenez rendez-vous au 43 avenue Brugmann.&lt;/b&gt;
T&#233;l : 02 543 19 98 - e-mail : &lt;a href=&quot;#&quot; title=&quot;exil.asbl..&#229;t..skynet.be&quot; onclick=&quot;location.href=http://www.amnesty.be/doc/lancerlien('exil.asbl','skynet.be'); return false;&quot; class=&quot;spip_url spip_out&quot;&gt;exil.asbl&lt;span class='spancrypt'&gt; &lt;/span&gt;skynet.be&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pour en savoir plus</title>
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		<description>Mettre fin &#224; la violence contre les femmes : un combat pour aujourd'hui, Rapport d'Amnesty International, 132 p.- consultable en ligne sur &lt;a href=&quot;http://www.amnesty.org&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;www.amnesty.org&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;Les droits humains de la femme. Un guide aux documents officiels des Nations unies, troisi&#232;me impression, mars 1998 - consultable en ligne sur &lt;a href=&quot;http://www1.umn.edu/humanrts/instre&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www1.umn.edu/humanrts/instre&lt;/a&gt;... &lt;br /&gt;Atlas des femmes dans le monde, de Joni Seager, &#201;ditions Autrement, Paris, 2003, 128 p. &lt;br /&gt;Femmes rebelles, Mani&#232;re de voir - Le Monde diplomatique, n. 68, &lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/article3504.html&quot; class='spip_in pts_suite' &gt; (...)&lt;/a&gt;


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&lt;a href="http://www.amnesty.be/doc/rubrique666.html" rel="directory"&gt;Dossier&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt; Mettre fin &#224; la violence contre les femmes : un combat pour aujourd'hui, Rapport d'Amnesty International, 132 p.- consultable en ligne sur &lt;a href=&quot;http://www.amnesty.org&quot; class=&quot;spip_url spip_out&quot;&gt;www.amnesty.org&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt; Les droits humains de la femme. Un guide aux documents officiels des Nations unies, troisi&#232;me impression, mars 1998 - consultable en ligne sur &lt;a href=&quot;http://www1.umn.edu/humanrts/instree/women/fren-wmn.html&quot; class=&quot;spip_url spip_out&quot;&gt;http://www1.umn.edu/humanrts/instre...&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt; Atlas des femmes dans le monde, de Joni Seager, &#201;ditions Autrement, Paris, 2003, 128 p.
&lt;br /&gt; Femmes rebelles, Mani&#232;re de voir - Le Monde diplomatique, n. 68, mars-avril 2003
&lt;br /&gt; Femmes et citoyennes. Du droit de vote &#224; l'exercice du pouvoir, de Patricia Latour, Monique Houssin, Madia Tovar, &#201;ditions De l' Atelier - Collection : Le Temps des cerises, Paris, 1995&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Sur le web :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;a href=&quot;http://www.droitsdesfemmes.net/&quot; class=&quot;spip_url spip_out&quot;&gt;http://www.droitsdesfemmes.net/&lt;/a&gt; - site du secteur femmes d'Amnesty Belgique francophone qui offre de tr&#232;s nombreuses informations sur les violations des droits humains des femmes dans le monde. &lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.clara-magazine.fr/index.htm&quot; class=&quot;spip_url spip_out&quot;&gt;http://www.clara-magazine.fr/index.htm&lt;/a&gt; - magazine en ligne qui s'adresse &#224; toutes les femmes qui s'int&#233;ressent &#224; leurs droits, &#224; toutes celles qui veulent faire avancer leur temps.
&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.cybersolidaires.org&quot; class=&quot;spip_url spip_out&quot;&gt;http://www.cybersolidaires.org&lt;/a&gt; - site qu&#233;becois, v&#233;ritable mine d'information sur le combat pour les droits des femmes &lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.penelopes.org&quot; class=&quot;spip_url spip_out&quot;&gt;http://www.penelopes.org&lt;/a&gt; - site de femmes qui militent au sein des mouvements altermondialistes, contenu tr&#232;s diversifi&#233;, de tr&#232;s nombreux dossiers
&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.awid.org&quot; class=&quot;spip_url spip_out&quot;&gt;http://www.awid.org&lt;/a&gt; - association pour les droits de la femme et le d&#233;veloppement, en anglais&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Espagne : Femmes, victimes de violence</title>
		<link>http://www.amnesty.be/doc/article3503.html</link>
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<category domain="http://www.amnesty.be/doc/rubrique666.html">Dossier</category>

		<dc:subject>Femmes</dc:subject>
		<dc:subject>Violences conjugales</dc:subject>

		<description>La violence domestique touche deux millions d'Espagnoles. Un chiffre inqui&#233;tant. Une r&#233;alit&#233; consternante. Amnesty-Espagne a publi&#233; deux rapports et soumis des propositions au gouvernement sur ce ph&#233;nom&#232;ne devenu un th&#232;me de campagne &#224; la veille des l&#233;gislatives de mars. Enqu&#234;te. &lt;br /&gt;Un homme d&#233;tenu dans la r&#233;gion de Barcelone apr&#232;s avoir poignard&#233; sa femme en pleine rue, un autre arr&#234;t&#233; &#224; S&#233;ville apr&#232;s avoir tent&#233; d'assassiner sa femme avec une hache, un troisi&#232;me mis en d&#233;tention &#224; Malaga &lt;a href=&quot;http://www.amnesty.be/doc/article3503.html&quot; class='spip_in pts_suite' &gt; (...)&lt;/a&gt;


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&lt;a href="http://www.amnesty.be/doc/rubrique666.html" rel="directory"&gt;Dossier&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.amnesty.be/doc/mot163.html" rel="tag"&gt;Femmes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.amnesty.be/doc/mot282.html" rel="tag"&gt;Violences conjugales&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;La violence domestique touche deux millions d'Espagnoles. Un chiffre inqui&#233;tant. Une r&#233;alit&#233; consternante. Amnesty-Espagne a publi&#233; deux rapports et soumis des propositions au gouvernement sur ce ph&#233;nom&#232;ne devenu un th&#232;me de campagne &#224; la veille des l&#233;gislatives de mars. Enqu&#234;te.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un homme d&#233;tenu dans la r&#233;gion de Barcelone apr&#232;s avoir poignard&#233; sa femme en pleine rue, un autre arr&#234;t&#233; &#224; S&#233;ville apr&#232;s avoir tent&#233; d'assassiner sa femme avec une hache, un troisi&#232;me mis en d&#233;tention &#224; Malaga apr&#232;s s'&#234;tre cach&#233; sous le lit de son ex-femme arm&#233; d'un couteau dont la lame d&#233;passait les 36 centim&#232;tres de longueur. Les titres de la presse espagnole t&#233;moignent tous les jours de la violence faite aux femmes dans la p&#233;ninsule. Si l'Espagne se situe dans la moyenne europ&#233;enne, contrairement aux autres pays, le sujet n'y est plus tabou, le d&#233;bat est ouvert. Reste que, si l'on en croit les statistiques, les Espagnoles ne sont pas en s&#233;curit&#233; chez elles : plus de 70 ont &#233;t&#233; assassin&#233;es par leur conjoint en 2003 (aucune plainte n'a &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;e pour les trois-quarts d'entre elles), soit une hausse de 34 % par rapport &#224; l'ann&#233;e 2002, o&#249; 52 d'entre elles avaient trouv&#233; la mort. Depuis 1999, les autorit&#233;s ont d&#233;nombr&#233; pas moins de 169 femmes tu&#233;es par leur conjoint ou ex-conjoint. Amnesty en compte, sur la m&#234;me p&#233;riode 315 (en int&#233;grant les victimes d'autres membres de la famille ou de l'entourage). D'apr&#232;s Mar&#237;a Naredo, en charge de ce dossier &#224; la section espagnole d'Amnesty, cette situation tient au fait que &#171; Nous vivons dans une soci&#233;t&#233; sexiste, discriminatoire et in&#233;galitaire &#187;. Une affirmation confirm&#233;e par l'Institut de la femme (Instituto de la Mujer) rattach&#233; au minist&#232;re des Affaires sociales, pour qui 11 % des Espagnoles de plus de 18 ans ont &#233;t&#233; victimes de violence domestique, soit 2 millions de femmes, mais seulement 4 % osent l'avouer (680 000).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Autre chiffre inqui&#233;tant : de janvier &#224; octobre 2003, les tribunaux espagnols ont re&#231;u plus de 42 000 plaintes pour mauvais traitements ou agression. Une situation telle que la pr&#233;sidente de l'Observatoire contre la violence domestique, Montserrat Comas, estime que &#171; la violence contre les femmes est un probl&#232;me aussi important que le terrorisme pour notre soci&#233;t&#233; &#187;. Cet organisme d'&#201;tat, cr&#233;&#233; en octobre 2002 au sein du Conseil g&#233;n&#233;ral du pouvoir judiciaire (l'une des plus hautes instances juridiques), est charg&#233; de suivre de pr&#232;s tous les cas rencontr&#233;s dans les tribunaux et les commissariats et de les analyser afin de mieux appr&#233;hender le ph&#233;nom&#232;ne. Mais, pour de nombreux sp&#233;cialistes, ce travail est insuffisant et fauss&#233; car aucune organisation de femmes n'y est repr&#233;sent&#233;e. Or, les diff&#233;rentes associations (F&#233;d&#233;ration des Femmes s&#233;par&#233;es et divorc&#233;es, Lobby des Femmes, Association des Femmes juristes etc.) seraient les mieux plac&#233;es pour trouver des solutions puisqu'elles se trouvent confront&#233;es au quotidien &#224; la violence, et qu'elles aident les victimes. Face &#224; ce qui est consid&#233;r&#233; comme un manque de volont&#233; politique, la section espagnole d'Amnesty International a, pour la premi&#232;re fois, publi&#233; un rapport, en novembre 2002, r&#233;actualis&#233; &#224; l'&#233;t&#233; 2003, sur ce th&#232;me : No hay excusa. Violencia de g&#233;nero en el &#225;mbito familiar y protecci&#243;n de los derechos humanos de las mujeres en Espa&#241;a [Pas d'excuse. Violence domestique et protection des droits de la femme en Espagne]. Mar&#237;a Naredo, qui a coordonn&#233; et r&#233;dig&#233; ce travail pr&#233;cise : &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; Ce n'est pas un rapport classique avec des &#233;tudes de cas particuliers. Nous avons plut&#244;t r&#233;alis&#233; une analyse des textes juridiques, des trait&#233;s internationaux et des r&#232;glements nationaux et nous avons compar&#233; l'attitude des autorit&#233;s par rapport &#224; ces derniers&lt;/i&gt; &#187;. Conclusion : &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#201;tat espagnol ne remplit pas son r&#244;le, les droits fondamentaux des femmes ne sont pas respect&#233;s dans ce pays. Pire, l'Espagne ne fait m&#234;me pas l'effort de se pencher sur les nombreuses recommandations des diverses organisations internationales. Elle est la principale responsable de la violence faite aux femmes ici &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce rapport, s'il a fait avancer les choses en posant un certain nombre de questions et en proposant des solutions, a &#233;t&#233; totalement ignor&#233; par le gouvernement. &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Notre travail, s'il n'a pas &#233;t&#233; entendu au d&#233;part est devenu un th&#232;me de campagne (les l&#233;gislatives ont lieu en mars 2004), car depuis sa publication, tous les politiques se sont pench&#233;s sur la violence contre les femmes&lt;/i&gt; &#187;, estime Mar&#237;a Naredo. Le Parti Populaire (Partido Popular - droite - qui dispose de la majorit&#233; absolue) a tout de m&#234;me &#233;t&#233; oblig&#233; de reconna&#238;tre l'importance du probl&#232;me. Apr&#232;s avoir rejet&#233; un premier texte propos&#233; par les socialistes, il a pr&#233;par&#233; une loi, vot&#233;e par tous les d&#233;put&#233;s le 2 ao&#251;t 2003. Cette Loi de Protection des victimes de mauvais traitements (ley de protecci&#243;n a las v&#237;ctimas de malos tratos) comporte un volet pratique intitul&#233; &#171; l'ordre de protection &#187;. Lorsqu'une femme porte plainte, pour agression ou menace, elle peut demander au juge son application dans un d&#233;lai maximum de 72 heures. R&#233;sultat, le juge peut imm&#233;diatement prendre des mesures p&#233;nales &#224; l'encontre de l'agresseur : incarc&#233;ration pr&#233;ventive, &#233;loignement, attribution de l'usage du domicile familial &#224; la victime, qui conserve seule la garde des enfants et, dans le cas o&#249; celle-ci ne travaillerait pas, aide mensuelle de 300 &#8364; pendant 10 mois. Ces d&#233;cisions se doublent d'une acc&#233;l&#233;ration de la proc&#233;dure. En cas de d&#233;tention provisoire, une comparution devant le tribunal est cens&#233;e intervenir dans les 15 jours, dans le cadre de ce que les auteurs du texte ont appel&#233; les &#171; proc&#232;s rapides &#187;. Outre ces mesures judiciaires, la loi pr&#233;voit &#233;galement l'affectation de 500 policiers sp&#233;cifiquement sur ce dossier. &#192; l'heure actuelle, seuls 94 fonctionnaires sont en place&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La r&#233;pression ne suffit pas&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Cette loi est l'arbre qui cache la for&#234;t. Elle pr&#233;tend r&#233;gler le probl&#232;me, mais elle n'est pas suffisante, d'autant que l'&#201;tat n'a pas pr&#233;vu de budget sp&#233;cifique. Il s'agit d'un texte qu'on ne peut pas appliquer totalement car il n'y a pas de moyens financiers mis &#224; disposition&lt;/i&gt; &#187;, explique Mar&#237;a Naredo. Autre critique de la responsable du service &#171; droits des femmes &#187; d'Amnesty-Espagne, la r&#233;pression ne suffit pas. Les r&#233;ponses des autorit&#233;s de Madrid ne sont pas adapt&#233;es &#224; la situation. &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; Il est tr&#232;s important de faire de la pr&#233;vention et de l'&#233;ducation. Or, rien n'est pr&#233;vu dans ce sens. Les messages des campagnes officielles de lutte contre la violence envers les femmes ne sont pas les bons. Ils se contentent de leur donner un num&#233;ro de t&#233;l&#233;phone et les encouragent &#224; appeler&lt;/i&gt; &#187;. Une majorit&#233; des acteurs de ce dossier s'accorde donc &#224; dire qu'il faut aller plus loin. Aujourd'hui, dans la plupart des cas, la r&#233;pression reste encore le seul moyen de prot&#233;ger les victimes. Depuis le vote de la loi l'&#233;t&#233; dernier, plus de 4 200 ordres de protection ont &#233;t&#233; dict&#233;s, plus de 2 600 d&#233;cisions d'&#233;loignement ont &#233;t&#233; prononc&#233;es et 184 femmes b&#233;n&#233;ficient d'une protection polici&#232;re particuli&#232;re. Les forces de l'ordre leur ont aussi remis un t&#233;l&#233;phone portable avec une touche &#171; sp&#233;ciale police &#187;, qui leur permet de contacter le commissariat le plus proche en cas de danger. Enfin, 727 d'entre elles ont obtenu l'aide mensuelle de 300 &#8364;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Toutes ces statistiques sont encourageantes, mais la question est loin d'&#234;tre r&#233;gl&#233;e. &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Les mesures actuelles sont nettement insuffisantes&lt;/i&gt; &#187;, a d&#233;clar&#233; r&#233;cemment Miriam Tey, la directrice de l'Instituto de la Mujer (l'Institut de la femme). Montserrat Comas, de l'Observatoire contre la violence, le reconna&#238;t : &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Nous avan&#231;ons petit &#224; petit. La r&#233;ponse des juges a &#233;t&#233; bonne. Mais le probl&#232;me principal reste le manque de moyens. Il faut que l'&#201;tat et les r&#233;gions mettent davantage d'argent &lt;/i&gt; &#187;. Le syst&#232;me espagnol est en effet tr&#232;s d&#233;centralis&#233; et plusieurs r&#233;gions, &#171; les autonomies &#187;, disposent d'importantes pr&#233;rogatives. Une situation qui g&#233;n&#232;re des in&#233;galit&#233;s selon les lieux de r&#233;sidence des victimes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Au-del&#224; de ces in&#233;galit&#233;s r&#233;gionales, toutes les femmes vivant en Espagne ne sont pas log&#233;es &#224; la m&#234;me enseigne&lt;/i&gt; &#187;, tient aussi &#224; souligner Mar&#237;a Naredo. Et de pr&#233;ciser qu'en plus du rapport d'analyse publi&#233; en juillet 2003, la section locale d'Amnesty a rendu publique, &#224; la m&#234;me date, une autre &#233;tude, intitul&#233;e Mujeres invisibles, abusos impunes [Femmes invisibles, abus impunis] consacr&#233;e aux violences dont sont victimes les immigr&#233;es sans papiers. &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; Elles n'ont pas acc&#232;s aux diff&#233;rents centres d'accueil en cas d'agression ou de mauvais traitements et elles risquent en plus de se faire expulser. Quant &#224; la loi de protection, elles en sont exclues de fait puisqu'il faut porter plainte, donc avoir des papiers en r&#232;gle, pour y avoir droit. En clair, pour le gouvernement espagnol, ces femmes n'existent pas&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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