Avant-première du film "The Lady" de Luc Besson

Le LUNDI 21 NOVEMBRE 2011, à 20 h, événement à Louvain- ??la- ??Neuve : le film "The Lady" de Luc Besson, sur la vie d’Aung San Suu Kyi, sera pré­senté en avant- ??première.

Cette soirée est pro­posée par

Ciné­scope,
Les Voies de la Liberté,
la Ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve
et l’Université catho­lique de Louvain (UCL).
La mobi­li­sation pour la libé­ration d’Aung San Suu Kyi (inter­venue en 2010) a en effet été très impor­tante à Ottignies- ??Louvain- ??la- ??Neuve où elle a été nommée docteur honoris causa de l’UCL et citoyenne d’honneur de la Ville.

Les tickets (8 euros) sont dès à présent en vente aux caisses du Ciné­scope et via le site web www ?.cinescope ?.be

Le film de Luc Besson- qui sortira en Bel­gique fin décembre - raconte une his­toire d’amour hors du commun, celle d’un homme, Michael Aris, et surtout d’une femme d’exception, Aung San Suu Kyi, qui sacri­fiera son bonheur per­sonnel pour celui de son peuple. Rien pourtant ne fera vaciller l’amour infini qui lie ces deux êtres, pas même la sépa­ration, l’absence, l’isolement et l’inhumanité d’une junte poli­tique tou­jours en place en Bir­manie. The Lady est aussi l’histoire d’une femme devenue l’un des sym­boles contem­po­rains de la lutte pour la démocratie.

N’hésitez pas à réserver vos places au Cinéscope !

L’icône de l’opposition birmane Aung San Suu Kyi est désormais une figure de cinéma et sous les traits de Michelle Yeoh dans "The Lady", de Luc Besson.

Du destin sin­gulier de la "pri­son­nière de Rangoun", Luc Besson fait un résumé de plus de deux heures trente qui évite d’entrer dans les arcanes de la poli­tique birmane pour se recentrer sur l’histoire dans l’histoire, le sort du couple et de la famille que Mme Suu Kyi, prix Nobel de la paix 1991, formait avec son mari bri­tan­nique, Mickael Aris, et leurs deux fils Kim et Alexander.

L’affiche du film de Luc Besson.

Assignée à rési­dence par la junte birmane, Aung San Suu Kyi n’a pas revu son mari décédé d’un cancer de la prostate : la junte lui a refusé avec constance un visa mais incitait en revanche Mme Suu Kyi à se rendre à son chevet, en Angleterre.

Sûre qu’une fois partie elle ne serait jamais auto­risée à rentrer, Aun San Suu Kyi avait refusé. Et Mickael, spé­cia­liste du Tibet à l’université d’Oxford, est mort loin d’elle en 1999. "C’était le prix à payer : des mil­liers de gens donnent leur vie pour leur pays sans se poser de question, juste parce qu’ils pensent que c’est juste" a défendu lundi devant la presse le réalisateur.

Fille du général Aung San, leader indé­pen­dan­tiste assassiné quand elle a 2 ans et tou­jours révéré par la popu­lation, "Daw Suu", ins­tallée à Oxford, se retrouve sou­dai­nement dépo­si­taire de cette illustre figure quand elle rentre en Bir­manie, en 1988, au chevet de sa mère malade.

Témoin des émeutes pro- ??démocratiques et de la vio­lente répression qui s’ensuit, elle ne repartira plus. C’est là que la cueille "The Lady", suivant son combat non- ??violent à la tête de la Ligue nationale pour la démocratie.

"J’ai vécu avec elle jour et nuit"

Comme dans tous les biopics réussis, le visage de l’actrice d’origine malai­sienne Michelle Yeoh finit par se super­poser à celui de Mme Suu Kyi. L’actrice a confié avoir tra­vaillé dur pour ce rôle, perdant du poids et apprenant le birman, "une langue qui ne res­semble à aucune autre". "Pendant quatre ans, j’ai vécu avec elle jour et nuit et je suis encore habitée" par ce per­sonnage hors du commun, boud­histe comme elle, a- ??t- ??elle précisé.

L’actrice a d’ailleurs pu ren­contrer Aung San Suu Kyi pendant deux jours chez elle à Rangoun, alors que la fin du tournage appro­chait. "Elle s’est approchée pour me serrer dans ses bras et elle m’a pris la main. Mais on n’a pas parlé du film". La scé­na­riste Rebecca Frayn, a tra­vaillé elle aussi pendant quatre ans pour faire de son sujet "un être de chair et de sang", enquêtant et négo­ciant avec sa famille et ses amis le droit de raconter son histoire.

Tourné en Thailande

Luc Besson a tourné en Thai­lande près de la fron­tière birmane dans une grande dis­crétion, avec beaucoup des figu­rants birmans. "Cer­tains ont fondu en larmes, bou­le­versés, lors des scènes de mee­tings parce qu’ils avaient entendu Suu Kyi à la pagode de Shwe­dagon", se souvient- ??il. Et aussi, "c’est la pre­mière fois que des acteurs me demandent de ne pas figurer au géné­rique, parce qu’ils crai­gnaient des repré­sailles sur leurs proches au pays".

Pour garantir un parfum d’authenticité au film, il a aussi dépêché six équipes vidéo légères tourner des exté­rieurs à Rangoun et intégrer les images ori­gi­nelles de mani­fes­ta­tions fournies par des vidéastes birmans - eux aussi absents du géné­rique par sécurité. Le réa­li­sateur - également pro­ducteur à la tête d’Europacorp - revient avec "The Lady" au monde des adultes après la série de trois "Arthur" depuis 2006, et un passage par "Adèle Blanc- ??Sec".

La lau­réate du prix Nobel de la paix a été libérée en 2010 après plus de sept ans et demi de pri­vation de liberté.

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