Festival "Les voies de la Liberté"

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Le Festival "Les Voies de liberté" vise à informer sur la situation des libertés et des droits humains dans le monde, à sensibiliser à la réalité humanitaire d’aujourd’hui en mobilisant analyses critiques et expressions artistiques, à interpeller les acteurs politiques et économiques et à favoriser les conditions d’une solidarité accrue avec les populations les plus touchées. "Les Voies de la liberté", ce sont à la fois les lieux où ces libertés sont bafouées et les chemins de résistance permettant, ici et là-bas, de travailler à une humanité libre.

Le 13 février 2006, la Ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve et l’Université catholique de Louvain, en partenariat avec Amnesty International Belgique francophone, Actions Birmanie et la Fédération Internationale des Comités Ingrid Betancourt, organisaient une journée intitulée "Les Voix de l’Engagement". Il s’agissait d’exprimer publiquement la solidarité de la population civile, belge et européenne, vis-à-vis d’Ingrid Betancourt, d’Aung San Suu Kyi et, à travers elles, de toutes les victimes de la violence politique en Colombie et en Birmanie. Deux ans plus tard, le projet est à la fois de perpétuer cet l’élan de solidarité et d’en élargir les perspectives, en s’intéressant à la situation des droits humains et des libertés ailleurs dans le monde. On notera à ce propos quelque faits marquants :

si le continent sud-américain a mis fin aux dictatures du cône sud et a connu une vague de démocratisation importante, les violences internes n’ont pas cessé et les inégalités sociales restent fortes. Parallèlement, la Colombie est frappée par ce qui constitue sans doute la plus grande tragédie humanitaire d’Amérique du Sud, sans que de réelles perspectives d’amélioration apparaissent.
En Amérique centrale, les violations des droits humains ne cessent de se perpétuer au Mexique, à Haïti ou à Cuba. De leur côté, les Etats-Unis d’Amérique ont entamé la construction d’un mur de séparation le long de la frontière mexicaine, faisant ainsi resurgir la perspective d’un Occident replié sur lui-même et coupé de tout idéal d’universalité. Dans ce pays même, on note la recrudescence de violations des droits humains, liées au renforcement de sa politique sécuritaire et à l’objectif d’une "guerre contre le terrorisme" légitimant de graves exactions ;

alors que le Proche et le Moyen Orients connaissent désormais un double front de guerre – le conflit israëlo-palestinien et la guerre en Irak, où les violations des droits humains sont massives et perpétuent une logique de guerre sans débouché politique clair –, les pays du Maghreb sont confronté au maintien de régimes autocratiques (Tunisie, Lybie, Egypte). Et quand elles ont lieu, les avancées y demeurent très insuffisantes (Maroc, Algérie).
Mais c’est le cœur du continent africain lui-même qui reste sous l’emprise de tragédies humanitaires sans précédent : alors que la mémoire du génocide des Tutsis au Rwanda fait toujours problème, en raison de la promiscuité à laquelle sont confrontés bourreaux et victimes, des difficultés de fonctionnement de la justice et des intrications de l’expérience génocidaire avec les puissances occidentales, les crises au Darfour et au Kivu marquent une nouvelle et dramatique étape dans la perpétuation de la violence de masse, face auxquelles la Communauté internationale se trouve encore une fois confrontée à ses propres limites, voire à ses contradictions ;

sur le continent asiatique enfin, la récente répression dont la Birmanie a été le théâtre ne doit pas faire oublier les autres violations massives des droits de l’homme, notamment en Chine, Corée du Nord, Afghanistan, Pakistan ou Russie. L’impunité qui a entouré et entoure encore le drame tchétchène témoigne, s’il le fallait, de la docilité de la Communauté internationale vis-à-vis de certaines violations exemplaires des droits humains et de l’ampleur du travail nécessaire pour y mettre fin.
A ce sujet, on n’oubliera pas, sur le continent européen même, que la situation faite aux prisonniers, aux sans-papiers ou aux réfugiés politiques reste encore très problématique sur le terrain du respect des droits.

Intitulé "Les Voies de la Liberté", la création d’un Festival associant, dès 2008, acteurs politiques, universitaires et associatifs (Ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve, Province du Brabant wallon, Université catholique de Louvain, Amnesty International Belgique francophone, Fédération internationale des Comités Betancourt, Actions Birmanie, Centre culturel du Brabant wallon, Centre culturel d’Ottignies-Louvain-la-Neuve, mais aussi la Médiathèque de Louvain-la-Neuve, les Bibliothèques publiques d’Ottignies et Louvain-la-Neuve, le Centre commercial L’Esplanade, FNAC Belgium, le Complexe sportif de Blocry, des écoles de la région, etc. dans une plate-forme dynamique répond à quatre objectifs :

1.
Informer sur la situation des droits humains et des libertés dans le monde qui, dans le contexte de l’après-11 septembre, est loin de s’être améliorée – quant elle ne connaît pas, dans certains cas, des reculs massifs ;
2.
Sensibiliser à la réalité humanitaire contemporaine, en articulant des moments d’analyse donnant la parole à des spécialistes (universitaires, journalistes, écrivains, etc.) et des expressions artistiques multiples (expositions, concerts, etc.) ;
3.
Interpeller les dirigeants politiques et économiques mais aussi, à travers eux, les institutions internationales, quant à leurs responsabilités effectives dans : la prévention des crises humanitaires, la recherche active de solutions non-violentes et négociées face aux situations de conflits armés et le maintien d’une conscience critique concernant le rôle effectif de la Communauté internationale dans la gestion des crises ;
4.
Favoriser les conditions d’une solidarité accrue avec les populations les plus touchées, en permettant aux participants de rencontrer les ONG ou associations engagées dans différentes actions, sur place ou à l’échelle internationale.

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