Grand Concert Amnesty - Zita Swoon, Akro, Monsoon

Le 26 avril 2008 à l’Aula Magna, Louvain-la-Neuve (19h00) concert260408

Akro

Akro soutient Amnesty depuis longtemps ; il a également fait la chanson "Amours blessés" pour la Communauté française

(Extrait de la Tribune de Bruxelles) Accro au rap, accro au graffe, le chanteur et membre-fondateur de Starflam, Thomas Duprel a vite trouvé son nom d’artiste : Akro. Il sort son premier album hip-hop en solo, “L’encre, la sueur et le sang” : ça va faire du “buzz” !

A l’adolescence, sa recherche d’identité dans l’environnement des tours d’Esseghem aurait pu l’emmener sur un chemin glissant. La société telle qu’il la voit ne l’emballe pas, la contestation n’est pas loin. Mais Thomas Duprel, fasciné par le break, nourri au programme “Yo MTV”, plonge dans le hip-hop, cofonde le groupe “Malfrats linguistiques” et devient le chanteur et auteur “Akro”. Et les ados ne se contentent pas de répèts dans un garage : le groupe va vite connaître la scène. La première fois, c’était à Droixhe pour une fête communale “On était payé en tickets sandwiches et boissons et on était super-contents parce qu’on jouait”, sourit-il. Il faut bien un début à tout ! Alors de front, il mène à bien ses études de professeur d’éducation physique à Bruxelles et fait ses armes dans le milieu de la musique grâce à de nombreux concerts dans toute la Belgique où le hip-hop cartonne.

Bouteille et claques…

Avec Starflam (anagramme de “Malfrats” pour la petite histoire), l’histoire s’emballe : le groupe réussit un exploit avec son deuxième album, “Survivant”, sorti en 2001 : il est vendu à plus de 30 000 exemplaires. Après 15 ans d’aventures en groupe, Akro a eu envie d’exprimer davantage sa personnalité. Lui qui fonctionne beaucoup à l’émotion a laissé les sujets qu’il avait en tête se marier avec les “boucles” (sons répétitifs) créées par son DJ. Cela a donné naissance à “L’encre, la sueur et le sang”. “J’ai pu m’apercevoir que mon discours de base sur la société n’a pas changé mais ma manière de l’exprimer, oui : j’ai pris de la bouteille et des claques… ça m’a aidé !”, explique celui qui est devenu l’exemple-type pour beaucoup de jeunes du “Quand on veut, on peut” !

Monsoon

Alors que la plupart des grands animaux se préparent à une longue hibernation, Monsoon opère sa mue spectaculaire vers un pop rock plus langoureux, sexy et percutant que jamais, offrant à l’automne son quatrième album, « The King of Eyes, Tits & Teeth ».

Monsoon a toujours cultivé un goût prononcé pour les univers extrêmes, mariant la voix lumineuse et inquiétante de Delphine Gardin avec les compositions tour à tour écorchées et vaporeuses de Joël Grignard. Leur collaboration de longue haleine a donné naissance à trois albums réalisés sous le sceau d’une farouche indépendance : « Monsoon » (2003), « Speak » (2004) et « The Weird Zoo » (2005). Célébrés par la presse nationale, Monsoon a arpenté les scènes de festival à gros calibre (Pukkelpop, Nandrin, Cactus), mais également celles du Paradiso à Amsterdam (en compagnie de P.J. Harvey), du Noord Festival à Tilburg, de l’Eurosonic à Groningen, et des clubs prestigieux de Berlin.

Fidèle à ce parcours rigoureux, le duo s’appuie depuis toujours sur des musiciens incontournables, forgerons infatigables d’un rock chauffé à blanc : Peter Vandenberghe (claviers), Laurent Stelleman (guitare), Cédric Guffens (batterie). Ici, la rencontre entre ces univers complémentaires suit un rythme plus tendu, plus rigoureux, et prend le temps d’accueillir des éléments nouveaux. Il en va ainsi du premier single, « Comic Strip Bubbles », où la voix corsée de Sacha Toorop roule en toute impunité aux côtés de Delphine.

Poétiques ou vénéneuses, les histoires contées par Monsoon sont taillées au ciseau et laissent une impression trouble d’ivresse et de douce hallucination. Avec « The King of Eyes, Tits & Teeth », Monsoon délivre un album contrasté, mais resserre considérablement son propos : un rock anguleux et exalté, conteur d’histoire et sublimement dansant. Le chemin est toujours peuplé de créatures sauvageonnes, mais peu à peu apprivoisées, et c’est avec délice qu’ils sont désormais invités à ce bal burlesque et frénétique.

Zita Swoon

Ceux qui ont eu la chance d’assister (plutôt de « vivre ») un de leurs concerts l’affirment : ZITA SWOON est un groupe rare (groupe : « Réunion de plusieurs personnages, formant une unité organique dans une œuvre d’art » dans Le Petit Robert - Dictionnaire de la langue française -)

En son centre : Stef Kamil Carlens, membre fondateur de dEUS (il ne renie rien mais il n’aime pas qu’on le rappelle, tant il vit dans et pour l’instant, son intérêt se portant naturellement sur la page qu’il vient d’écrire ou celle qu’il écrira demain…), sorte de Tom Waits lumineux. Autour de lui, avec lui : une tribu cosmopolite, donc chatoyante, cultivée et ouverte, dont chaque membre offre ce qu’il est et les fruits de ses voyages tout en se nourrissant des cadeaux reçus en échange… Le résultat : musique ouverte et intelligente ; concerts pétris d’émotion, généreux, vifs et colorés ; moments pleins qui marquent pour longtemps…

ZITA SWOON est né dans les années 90, dans et de cette effervescence qui fait encore aujourd’hui de la Flandre un des morceaux d’Europe vers lesquels il fait bon regarder pour voir ce qui bouge sur le vieux continent…(pas un hasard si Jan Fabre ou Les ballets C. de la B. invitent régulièrement Stef à partager leurs espaces d’expression…). Dans la marmite musicale de ZITA : blues, pop catchy, funk, soul – ah ! et haut les chœurs que n’aurait pas reniés Aretha Franklin ! - rock écorché, influences afro-cubaines, plume trempée dans la langue anglaise ou française, suaves balades teintées de folk... ils lient le tout avec une sauce fusionnelle dont le secret de fabrication leur appartient, si savoureuse qu’elle confère aux mets qu’ils servent une saveur juste incomparable…

Atypique, touchant (au sens premier du terme), alternant caresses et coups de griffe, ZITA SWOON est et restera pour longtemps une « fabrique » de belle et puissante musique ; en création continuelle, toujours en mouvement… Leurs prestations sont à leur image : concerts incandescents, engagement physique, groove torride sur les plus grandes scènes et pour le bonheur palpable de milliers de spectateurs…ou…moments intimes et voulus tels : « a Band in a Box » (« un groupe dans une boîte » ), le public est autour et ils sont au milieu…normal... : ZITA SWOON semble bien être au centre de beaucoup de choses…

tarifs

9€ (étudiants (prévente)

12€ (étudiants sur place)

12€ (adultes prévente)

15€ (adultes sur place)

Réservations : www.aulamagna.be/fr/agenda_culturel

Par téléphone 010 497 800
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