Manifestation : chaîne humaine contre les exécutions de jeunes en Iran et en Arabie saoudite

Depuis le début de l’année, la tension entre l’Arabie saoudite et l’Iran est montée d’un cran, particulièrement suite à l’exécution du dignitaire religieux chiite Nimr Baqir al-Nimr le 2 janvier. En représailles de cette exécution, l’ambassade saoudienne à Téhéran fut attaquée par des manifestants chiites, à la suite de quoi l’Arabie saoudite a annoncé la fin de ses relations diplomatiques avec l’Iran. La guerre froide que se mènent ces deux puissances déborde au-delà de leurs frontières puisqu’elles s’affrontent indirectement au Yémen.

Mais ces deux pays savent tout de même s’accorder sur quelques points, notamment lorsqu’il s’agit de bafouer les droits humains et les règles du droit international. Ainsi, Amnesty International a mis en évidence de nombreux cas de jeunes gens condamnés à mort alors qu’ils étaient encore mineurs au moment des faits qui leur sont reprochés. La Convention relative aux droits de l’enfant, que l’Arabie saoudite et l’Iran ont ratifiée, indique clairement que la peine de mort ne peut être prononcée pour des infractions commises par des personnes mineures. L’Arabie saoudite, où depuis le début de l’année 51 personnes ont déjà été mises à mort, est l’un des pays du monde qui exécutent le plus de prisonniers. Ainsi, vous avez peut-être entendu parler d’Ali al Nimr, le neveux de Nimr al-Nimr, lui aussi condamné à mort. L’Iran, quant à lui, détient le triste record du pays exécutant le plus de personnes qui étaient mineures au moment des faits qui leur sont reprochés. Signez notre pétition en faveur de Saman Naseem, un jeune iranien qui attend son exécution.

L’Iran et l’Arabie saoudite ne peuvent continuer à ignorer impunément les droits humains. C’est pourquoi nous avons décidé d’organiser une manifestation devant les ambassades saoudiennes et iraniennes à Bruxelles. Notre but sera de relier ces deux ambassades au moyen d’une chaîne humaine (et à l’aide d’une corde géante symbolisant la corde des pendus pour combler les trous) en portant le nom d’une cinquantaine de jeunes gens condamnés à mort dans ces deux pays.
Nous en profiterons pour essayer de remettre nos pétitions.

Rendez-vous ce mardi 26 janvier à 10h30 devant l’ambassade d’Iran (arrêt de tram 94 Cambre-étoile), avenue F. D. Roosevelt 15, 1050 Bruxelles. Nous aurons les pieds dans l’herbe donc, en cas d’humidité, portez des chaussures qui ne craignent pas la boue et surtout, habillez-vous chaudement !

Venez nombreux et n’hésitez pas à partager cette annonce autour de vous.

Renseignements : zspriet(a)amnesty(point)be / 02.543 79 04

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