Raif Badawi : 3 ans de trop

Le mardi 9 janvier marquera le 3e anniversaire de la première séance de flagellation subie par Raif Badawi, blogueur et prisonnier d’opinion saoudien, emprisonné pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression, d’association et de réunion.

À cette occasion, des écrivains nous accompagneront pour lire des extraits du livre de Raif Badawi rassemblant plusieurs de ses articles interdits en Arabie saoudite.

Infos pratiques :

Quoi : Manifestation pour Raif Badawi
Quand : Mardi 9 janvier 2018 de 17h30 à 18h30
 : Devant l’ambassade de l’Arabie saoudite à Bruxelles, Avenue Roosevelt, 45, 1050 Bruxelles

Complément d’information

Raif Badawi a été condamné le 7 mai 2014 par le tribunal pénal de Djedda à 10 ans de prison et 1000 coups de fouet, assorti d’une interdiction de voyager pendant 10 ans à l’issue de sa peine, d’une interdiction d’utiliser les médias et d’une amende de 1 million de riyals saoudiens (environ 226.000 euros). Il a été inculpé pour la création d’un site internet "Libérez les libéraux saoudiens" et pour avoir prétendument insulté l’islam.

Le 9 janvier 2015, le blogueur a été flagellé pour la première fois après la prière, en public, devant la mosquée d’AI Jafali à Djedda. À partir de ce moment-là, Raif était supposé recevoir des coups de fouet tous les vendredis suivants. Un mouvement international de contestation de cette sentence cruelle, mené par Amnesty International, a cependant permis de faire pression sur le gouvernement saoudien. La flagellation a été reportée systématiquement pour des raisons de santé et par la suite pour des raisons inconnues à ce jour. Cependant, la sentence n’est pas annulée et Raif est toujours en danger.
La flagellation constitue une violation de l’interdiction absolue de la torture et des autres traitements cruels, inhumains ou dégradants, inscrite dans le droit international.

Fermez Guantánamo !

Cette prison de haute sécurité est devenue le symbole de violations massives de droits humains telles que la torture et les détentions illégales. Il est temps de la fermer : signez la pétition !