Marche IVG : le droit de décider

Bruxelles

En Belgique, depuis 1990, l’avortement est autorisé dans certaines conditions. Une femme qui avorte en dehors des conditions requises par la loi est exposée à de lourdes sanctions pénales, qui peuvent aller jusqu’à l’emprisonnement. Le personnel médical l’y aidant également.

Le gouvernement belge a annoncé vouloir sortir l’avortement du Code pénal, et une proposition de loi devrait être votée très prochainement. Malheureusement, cette dernière ne supprime pas la possibilité de condamner les femmes ayant procédé à une interruption volontaire de grossesse (IVG) en dehors de conditions restrictives toujours prévues par la loi.

Amnesty International demande une dépénalisation totale de l’avortement et s’associe donc à la « Caravane des femmes » le 9 septembre 2018, pour une réelle légalisation de l’IVG.

Rendez-vous dimanche 9 septembre à 14h devant le Palais de justice Place Poelart !

Parcours : la Caravane des femmes partira de la place Poelaert pour ensuite se diriger vers la place Royale, via la rue de la Régence. Elle bifurquera vers Mont des Arts et la place de l’Albertine pour rejoindre ensuite la place de la Chapelle via le boulevard de l’Empereur. Enfin, elle retournera au palais de Justice via la rue Haute, la rue des Minimes et la rue Aux Laines.

Plus d’informations :

Amnesty International est préoccupée par les limites de l’initiative visant à réformer le cadre juridique belge régissant l’accès à l’avortement sûr et légal. Sortir l’avortement du Code pénal constituerait un pas en avant important pour le pays. Cependant, Amnesty International signale le fait que la proposition de loi ne réponde pas aux difficultés rencontrées par les femmes et les filles pour accéder à un avortement sans risque et légal, en violation des obligations internationales et régionales de la Belgique en matière de droits humains.

Amnesty International appelle donc les parlementaires à dépénaliser complètement l’interruption volontaire de grossesse (IVG) en toutes circonstances pour les femmes et les filles. Cela nécessite non seulement de supprimer les dispositions du Code pénal relatives à l’avortement, mais aussi de ne pas imposer de sanctions légales ou administratives aux femmes et aux filles qui recourent à l’avortement.

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