Raif Badawi : Il y a un an, la justice saoudienne tentait de le faire taire

C’était il y a un an, Raif Badawi était condamné à 10 ans de prison, 1000 coups de fouet et 1 millions de riyals saoudiens. Pour ce triste anniversaire, nous avons prévu de lire plusieurs passages de lettres de Raif Badawi, de Waleed Abu al-khair et d’autres courageux défenseurs des droits humains saoudiens. Pour donner une voix à ceux-là même qu’on veut faire taire.

Ce jeudi 7 mai, pour la 17ème fois, de 11h à 12h, Amnesty International vous propose de manifester devant l’ambassade d’Arabie saoudite et de crier FreeRaif pour demander sa libération immédiate et inconditionnelle. Nous demanderons aussi la libération de tous les prisonniers/prisonnières de conscience qui sont nombreux en Arabie Saoudite.

Où ? Devant l’ambassade d’Arabie saoudite, Avenue Louise 326, 1050 Bruxelles (devant la Blue Tower)- Tram 93/94 arrêt Vleurgat.

Pour Agir en ligne : http://www.isavelives.be/raifbadawi

et plus généralement, 5 autres moyens d’agir (via twitter par exemple) : http://www.amnesty.be/doc/actions-en-cours/des-individus-en-danger/article/freeraif-5-moyens-d-agir

Raif Badawi a été condamné le 7 mai 2014 par le tribunal pénal de Djedda à 10 ans de prison et 1000 coups de fouet, assortis d’une interdiction de voyager pendant 10 ans à l’issue de sa peine, d’une interdiction d’utiliser les médias et d’une amende d’1 million de riyals saoudiens (environ 226.000 euros). Ce jugement est lié à la création de son site internet « Libérez les libéraux saoudiens » (dont la cour a ordonné la fermeture), et à des accusations selon lesquelles il aurait « insulté l’islam ». La Cour d’appel de Djedda a confirmé sa condamnation le 1er septembre.

Selon la décision finale de cette instance, Raif Badawi doit recevoir 50 coups de fouet consécutifs à un intervalle d’une semaine. Il a été flagellé une première fois en public après la prière du vendredi le 9 janvier dernier, devant la mosquée Al-Jafali à Djedda et devait recevoir 50 autres coups tous les vendredis. Mais ceux-ci ont été reportés pour « raisons médicales » depuis lors.

Toutes les infos

Infos liées

Toutes les actions

Actions liées

Les Rohingyas persécutés et privés d’aide humanitaire

Au Myanmar, les forces de sécurité mènent une campagne violente et sans pitié contre les Rohingyas. Il faut agir pour que cela cesse