Amnesty et les organisations internationales

Le travail d’Amnesty est basé sur le principe que la protection des droits humains est une responsabilité internationale, et l’organisation veut obtenir l’application universelle des règlements internationaux en matière de droits humains. En conséquence, des relations et une coopération suivies avec les Nations unies et d’autres organisations intergouvernementales et non gouvernementales doivent être entretenues par Amnesty pour développer des instruments internationaux, et renforcer les mécanismes qui garantissent le respect de ces engagements par les gouvernements.
Amnesty est représentée aux Nations unies par des permanents à New York, Genève et Vienne, et auprès de l’Unesco à Paris. Elle bénéficie d’un statut consultatif au Conseil économique et social des Nations unies, et contribue au travail de la Commission des Nations unies pour les droits de l’homme. Elle entretient également des relations formelles avec le Conseil de l’Europe, l’Union européenne, l’Organisation des États américains, et l’Organisation de l’Unité africaine.
On peut dire qu’à l’heure actuelle, une véritable communauté internationale des droits humains est en train de se constituer, afin de rassembler les informations factuelles sur les abus commis par les gouvernements, de lancer des actions pour y mettre fin, et de renforcer les moyens nécessaires pour prévenir des violations ultérieures :

  • plus de 1 000 organisations nationales et régionales, travaillent actuellement à la protection des droits humains dans le monde entier ;
  • un nombre croissant d’accords internationaux en matière de droits de la personne obligent les États-parties à rendre compte de leurs actions ;
  • 147 gouvernements sont désormais parties au Pacte International relatif aux droits civils et politiques, et 145 sont liés au Pacte International relatif aux droits économiques, sociaux et culturels ;
  • 100 États sont liés au Protocole facultatif relatif au premier Pacte, qui établit des procédures autorisant à la fois des individus et des États à déposer des plaintes suites à des violations des droits humains ;
  • 46 États sont liés au second Protocole facultatif au premier Pacte, demandant l’abolition de la peine de mort ;
  • 123 gouvernements sont maintenant liés à la Convention des Nations unies contre la torture.

En 1977, Amnesty International fut récompensée du Prix Nobel de la Paix pour avoir « contribué à garantir les bases de la liberté et de la justice, et par là, aussi de la paix dans le monde ».

En 1978, Amnesty International a reçu le Prix des Nations unies pour les droits de l’homme, pour ses « contributions remarquables sur le terrain des droits de l’homme ».