Les méthodes d’exécution

Quelle que soit la méthode utilisée, une exécution est toujours un acte barbare qui avilit ceux qui le commettent et maintient le cycle de la violence.

Description des méthodes d’exécution utilisées ces dernières années :

L’électrocution

Seuls les États-Unis maintiennent, comme méthode d’exécution alternative à l’injection létale, la chaise électrique mise au point dans ce pays en 1880. Le choix de cette méthode est proposé au condamné dans neuf États fédérés. À défaut, l’injection létale est retenue. Depuis 2000, presque tous les ans, un condamné demande à être exécuté sur la chaise électrique.

Le condamné est sanglé sur une chaise en bois. Des électrodes sont placées sur son crâne rasé et à ses chevilles. Puis une haute tension est administrée deux ou trois fois de suite pendant quelques secondes.

En février 2008, la Cour suprême du Nebraska a officiellement prohibé l’usage de la chaise électrique dans cet État, jugeant que cette méthode était contraire à la dignité humaine et donc anticonstitutionnelle.

La pendaison

La pendaison est une méthode très ancienne pour éliminer celui qui transgresse les lois. Ces dernières années, on y avait recours au Bangladesh, au Botswana, en Corée du Nord, en Égypte, en Iran, en Irak, au Japon, en Malaisie, à Singapour, au Soudan et en Syrie.

Dans la plupart de ces pays, le condamné est amené sur une trappe, la corde est passée autour de son cou, la trappe s’ouvre et le corps chute. De cette façon, les vertèbres cervicales sont ainsi écartées, la moelle épinière coupée et la mort instantanée.
En Iran, il n’y a pas de trappe, soulevé, le condamné meurt par asphyxie.

L’injection létale

Utilisée pour la première fois aux États-Unis en 1982, cette méthode est également utilisée en Thaïlande et en Chine.

Le condamné est sanglé sur une table. Un cathéter est installé dans une veine. Une ou plusieurs substances chimiques lui sont ensuite injectées à doses mortelles. La majorité des États fédéraux américains utilise trois produits ? : du thiopental de sodium, qui endort rapidement, le bromure de pancuronium, qui paralyse les muscles et provoque un arrêt respiratoire, et le chlorure de potassium, qui provoque un arrêt cardiaque.

En mai 2006 dans l’Ohio, il a fallu vingt-deux minutes à l’équipe d’exécution pour trouver une veine dans le bras de Joseph Clark pour y insérer le cathéter. Au bout de quelques minutes, cette veine a éclaté et le bras du condamné a commencé à enfler. L’équipe a tenté de trouver une autre veine pendant trente minutes, alors que les témoins entendaient « ?des gémissements, des cris et des bruits gutturaux ? ». Le décès de Joseph Clark a été prononcé environ quatre-vingt-dix minutes après le début de son exécution.

En Chine, en dehors des grandes villes, beaucoup de condamnés à mort sont exécutés par injection létale dans des camionnettes d’exécution. Elles semblent spécialement aménagées pour permettre le prélèvement d’organes.

L’exécution par arme(s) à feu

En 2009 et 2010, des exécutions par arme(s) à feu ont eu lieu dans les États suivants ? : Autorité palestinienne, Bahreïn, Biélorussie, Chine, Corée du Nord, États-Unis, Guinée équatoriale, Libye, Somalie, Syrie, Taiwan, Yémen, Viêt-Nam.

Dans certains pays, une seule arme est utilisée par un policier, dans d’autres pays, la mort est donnée par un peloton d’exécution. L’objectif est d’endommager un organe vital pour provoquer la mort. Le peloton est généralement formé de soldats qui, au signal, tirent en même temps. Un soldat plus gradé donne le coup de grâce. L’un des fusils est chargé à blanc, permettant à chaque soldat de penser qu’il n’est pas l’auteur d’une balle mortelle.

Au Viêt-Nam, une loi a été promulguée remplaçant, au 1er juillet 2011, le peloton d’exécution par l’injection létale. Cette évolution serait en partie due au traumatisme psychologique ressenti par les soldats du peloton d’exécution.

La décapitation

Le seul pays à pratiquer encore la décapitation est l’Arabie saoudite.

Le condamné est amené sur une place publique. Il est obligé de s’agenouiller, tête baissée. La décollation se fait au sabre.

En juin 2010, dans la localité de Jazan, un Yéménite a été décapité au sabre puis son corps a été crucifié, "pour donner l’exemple ?" selon le ministère
saoudien de l’Intérieur.

La lapidation

Cette forme d’exécution particulièrement cruelle est légale dans des pays comme l’Afghanistan, le Soudan, le Yémen et certains États du Nigeria. Toutefois, ces dernières années, elle n’est de fait appliquée qu’en Iran.

La loi iranienne indique que les pierres utilisées pour infliger la mort par lapidation ne devront pas être grosses au point que le condamné meure après en avoir reçu une ou deux ? ; elles ne devront pas non plus être si petites qu’on ne puisse leur donner le nom de pierres. Cette forme d’exécution a donc pour objectif délibéré de prolonger la souffrance des suppliciés.

Aux termes du Code pénal iranien, l’"adultère en étant marié ?" est obligatoirement puni de lapidation pour les hommes comme pour les femmes.

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