Fier, le coq hardi, l’emblème de la Wallonie, ne l’est plus. Les milliers d’armes qui sont vendues par la Région à des pays violant sans le moindre scrupule les droits humains font couler du sang innocent. Cela doit cesser.

La Région wallonne est un grand producteur d’armes, en particulier d’armes légères et de petit calibre, qu’elle exporte massivement. En Belgique, l’octroi des licences d’exportation est une compétence strictement régionale. La Région porte donc la responsabilité de s’assurer qu’elle ne se rende pas complice de crimes en vendant des armes à des États qui les utiliseraient pour des violations graves du droit international humanitaire (DIH) ou du droit international des droits humains (DIDH).

La Région wallonne assure étudier rigoureusement chaque demande d’exportation. Pourtant, force est de constater que figurent parmi ses meilleurs clients l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, la Turquie, l’Égypte, et d’autres pays tristement célèbres pour leurs violations massives des droits humains. Très récemment, nous avons révélé que des armes wallonnes ont été utilisées pour réprimer la population au Bahreïn.

Pourquoi la Belgique ne respecte pas son propre décret ?

Pourquoi la Belgique viole le Traité sur le commerce des Armes

« Nous demandons à la Wallonie de respecter ses obligations et de garantir un régime de contrôle “efficace et transparent” et qu’elle cesse de livrer des armes aux États qui les utiliseraient pour des violations graves du droit international humanitaire, comme l’Arabie saoudite ». Philippe Hensmans, Directeur de la section belge francophone d’Amnesty International

L’enquête #BelgianArms et les armes wallonnes au Yemen

Ce 9 mai 2019, plusieurs médias belges ont publié une enquête sans précédent nommée #BelgianArms. Cette enquête documente la présence d’armes belges - en particulier wallonnes - dans trois pays où de graves violations des droits humains sont commises : le Bahrein, le Mexique et le Yémen. Le cas du Yémen est particulièrement alarmant car l’Arabie saoudite y commet de nombreux crimes de guerre. Or, les armes de trois producteurs wallons y sont présentes : CMI Defence, FN Herstal et MECAR, et ce malgré les assurances du Ministre-Président wallon reçues à plusieurs reprises que ces armes ne sont "aucunement destinées à mener des opérations militaires en dehors de l’Arabie saoudite". C’est pourquoi Amnesty International a demandé la constitution d’une commission d’enquête parlementaire pour faire toute la lumière sur ce dossier particulièrement opaque.

En savoir plus

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Vente d’armes en Belgique

153 millions
montant des ventes d’armes de la Wallonie à l’Arabie saoudite en 2017
37%
pourcentage de la valeur totale des licences d’exportations wallonnes allant vers l’Arabie saoudite de 2012 à 2016
3,4 millions
montant de la livraison par la Belgique de véhicules de combat au Bahreïn en 2015

Yémen : la Belgique impliquée indirectement dans les crimes de guerre ?

Le 25 mars 2015, une coalition internationale menée par l’Arabie saoudite - à laquelle la Belgique vend des armes - lançait des frappes aériennes contre le groupe armé des Houthis au Yémen, déclenchant un conflit armé de grande ampleur.
Au cours des deux années qui ont suivi, le conflit s’est étendu et les combats ont touché la totalité du pays. Des atteintes aux droits humains et des crimes de guerre sont perpétrés dans tout le pays, causant des souffrances insupportables à la population civile.

Notre dossier spécial sur cette guerre oubliée

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Abdel en vrai vous explique le problème des ventes d’armes belges à l’Arabie Saoudite

Caméra cachée à la FN Herstal : Darth Vader vient y acheter des armes

Bahreïn : Dissidence réprimée, avec la Wallonie ?

Notre rapport dévoile les méthodes répressives utilisées par le gouvernement bahreïnite au cours de l’année écoulée pour écraser la société civile et réprimer avec violence les manifestations.

Dans ce rapport, Amnesty International fait état des pays qui fournissent au Bahreïn des équipements qui pourraient servir à cette répression, dont fait partie la Belgique - et plus particulièrement la Région Wallonne - aux côtés de l’Angleterre, du Brésil, de Chypre, des Émirats arabes unis, de la France, de l’Italie, de la Turquie et de la Suisse.

Comment le Bahreïn a réussi à rendre exsangue une société civile autrefois dynamique, ouverte, avec l’aide des armes wallonnes : notre rapport

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QUE DEMANDE AMNESTY À LA RÉGION WALLONNE ?

Amnesty lui demande de respecter les traités internationaux relatifs aux ventes d’armes, qui sont contraignants. Cela implique de :

  • mettre en oeuvre des mécanismes transparents qui garantissent que les licences d’exportation soient uniquement octroyées à des pays qui ne commettent pas de violations graves des droits humains et du DIH ;
  • appliquer le principe de précaution (article 7 du Traité sur le commerce des armes) qui oblige à suspendre les transferts d’armes de la Région wallonne vers tous les pays où elles pourraient servir à commettre ou faciliter la commission de violations graves du DIH et/ou du DIDH, en particulier l’Arabie saoudite et les autres pays impliqués au Yémen, ainsi que le Bahreïn.

Arabie Saoudite : un État de terreur auquel la Belgique vend des armes

La Région wallonne ne respecte pas les engagements du Traité sur le commerce des armes, ratifié par la Belgique le 3 juin 2014 et qui est donc contraignant pour la Région. En effet, cette dernière continue de vendre ses armes aux dirigeants de l’Arabie Saoudite qui, outre les violations des droits humains qu’elle commet sur son propre sol, est à l’origine, dans le cadre de la guerre qu’elle mène au Yémen, de nombreuses attaques dirigées contre des civils ou des biens de caractère civil.

Décapitations, crucifixions, tortures, emprisonnement de dissidents : la situation des droits humains en Arabie Saoudite fait froid dans le dos. Pourtant, depuis des années maintenant, la Région wallonne a un partenariat commercial juteux avec ce pays. Quand donc la Belgique montrera l’exemple et suspendra son commerce immoral avec des pays au bilan humain si déplorable ?

Commerce des armes, Belgique, Région wallonne et l’Arabie Saoudite

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« Gunfactory » : une création théâtrale belge autour du commerce des armes

Une création de la compagnie Point Zéro qui pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponses, qui donne enfin des outils pour mieux appréhender le phénomène du commerce des armes hélas en pleine expansion.
En accord total avec le sujet de la campagne d’Amnesty International, cette pièce vous permet de découvrir via l’humour et la poésie toute la complexité du problème des ventes d’armes en Belgique et dans le monde.

Les dates des différentes représentations de la pièce, suivies des conférences organisées par Amnesty : c’est dans notre Agenda

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Commerce des armes en Belgique : qu’est-ce qui fonctionne mal ?

En Région wallonne, la procédure d’octroi des licences d’exportation manque de transparence et de possibilité de contrôle. Le Parlement y est très peu impliqué et le Ministre-Président dispose d’un véritable pouvoir discrétionnaire : il est l’unique décideur. D’autre part, les rapports ne sortent qu’une fois par an et n’y figurent que des données concernant le nombre de licences accordées, mais rien sur la quantité et la destination des exportations. Rien non plus sur les firmes produisant ces armes.

Il est très difficile de savoir où et par qui les armes exportées seront réellement utilisées. Comment s’assurer que les armes destinées à la Garde royale saoudienne ne serviront pas à commettre des violations graves en interne ou au Yémen ? La Wallonie n’est absolument pas en position d’exercer ce contrôle. Elle n’ignore pas les risques, mais, au lieu d’appliquer le principe de précaution qui devrait pourtant prévaloir, elle opte pour une lecture extrêmement restrictive de ses obligations.

Pourquoi la Belgique ne respecte pas son propre décret ?

Pourquoi la Belgique viole le Traité sur le commerce des Armes

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Halte à l’afflux d’armes vers le Yémen

Des armes wallonnes et de l’équipement militaire belge impliqués dans le conflit meurtrier au Yemen ! Nous devons faire cesser les transferts d’armes utilisées pour perpétrer ces violations des droits humains. Signez !