100 Statues de la Liberté dans les rues de Bruxelles

Ce mercredi 24 mai, à l’occasion de la visite de Donald Trump à Bruxelles, des militants d’Amnesty International, dont cent ont revêtu un costume de Statue de la Liberté, ont pris part à la grande marche citoyenne qui est partie de la gare du Nord. Ils ont protesté contre les politiques discriminatoires du Président et de son administration, notamment les multiples tentatives visant à interdire à de nombreux citoyens de pays à majorité musulmane l’entrée sur le sol américain et à suspendre l’accueil des réfugiés.

« Nous sommes là en force pour adresser un message clair : nous ne tolérons pas la politique de haine et de peur du Président Trump. Et les dirigeants de l’Union européenne doivent en faire autant, en faisant preuve de fermeté et en rejetant ces attaques contre les droits des citoyens », explique Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone d’Amnesty International.

Outre la volonté d’interdire l’entrée sur le territoire américain à des citoyens de pays à majorité musulmane, Amnesty International dénonce et s’oppose aux pratiques abusives à la frontière entre le Mexique et les États-Unis, aux restrictions sévères concernant l’accès des femmes à la santé en matière de procréation aux États-Unis et dans le monde, à la suppression des protections pour les travailleurs LGBT et les étudiants transgenres, à l’autorisation de faire passer l’oléoduc Dakota Access sous le fleuve Missouri, à la volonté de renouer avec la torture systématique et de nouvelles détentions à Guantanamo Bay et à celle de supprimer la couverture santé de millions d’Américains.

Une pétition (signée par plus de 10 000 personnes en Belgique) demandant au Président Trump de faire respecter les engagements des États-Unis envers les réfugiés les plus vulnérables dans le monde, et de mettre fin à l’interdiction de voyager discriminatoire est disponible sur le site de l’organisation. Par ailleurs, le 12 mai, le Secrétaire général d’Amnesty International, Salil Shetty, a remis une pétition signée par quelque 10 000 citoyens au ministre Reynders pour demander à la Belgique de continuer à donner une place centrale à la défense des droits humains dans ses relations avec les États-Unis.

La manifestation de ce mercredi, qui a mobilisé un large spectre de la société civile, s’est déroulée la veille de la rencontre entre le président Donald Trump et différents dirigeants de l’Union européenne et de ses États membres, et d’une réunion avec les dirigeants de l’OTAN.

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