30 août, Journée internationale des personnes disparues 2009 – une nouvelle Convention pourrait changer les choses pour les proches

DÉCLARATION PUBLIQUE

ÉFAI-
28 août 2009

Amnesty International invite tous les gouvernements à ratifier le traité et à franchir un pas essentiel vers la fin des disparitions forcées dans le monde

Imaginez-vous un jour en train d’attendre l’arrivée d’une personne que vous aimez, et imaginez que cette journée dure le restant de votre vie. Imaginez-vous en train d’attendre sans savoir où elle est, ni même si elle est encore en vie. Imaginez que vous avez frappé à toutes les portes pour tenter de savoir où elle se trouve et que vous ne savez plus quoi faire. C’est cela, la vie des proches de disparus dans toutes les régions du monde.

Le dimanche 30 août, Journée internationale des personnes disparues, nous penserons à leur combat et nous demanderons que justice soit faite.

Des centaines de milliers de cas de disparition forcée n’ont pas été élucidés et chaque année de nouveaux cas sont signalés. Des gouvernements continuent à recourir aux disparitions forcées comme outil de répression, pour faire taire des dissidents, éliminer des opposants et persécuter des groupes ethniques, religieux et politiques. C’est un crime qui profite du secret ; il est conçu pour que ses victimes ne bénéficient pas de la protection de la loi et pour que leur sort – beaucoup sont torturées, voire tuées – et l’identité des criminels ne soient pas dévoilés.

La communauté internationale dispose d’un nouvel outil pour combattre ce fléau. La Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, adoptée en 2006 mais pas encore en vigueur, pourrait changer les choses. Elle fait obligation aux États de veiller à ce que la disparition forcée constitue une infraction au regard de leur droit pénal, à protéger les témoins et à tenir pour pénalement responsable toute personne impliquée dans une disparition forcée. Elle affirme le droit des familles de connaître la vérité et d’obtenir réparation. Elle exige des États qu’ils empêchent les disparitions forcées en instituant des garanties strictes pour protéger les personnes privées de liberté, en engageant des recherches pour retrouver la trace des personnes disparues et, en cas de décès, en localisant leurs restes et en les restituant aux familles. Elle les engage également à poursuivre les responsables présumés de disparitions forcées qui se trouvent sur leur territoire – indépendamment du lieu où le crime a été commis –, à les extrader ou à les remettre à une juridiction pénale internationale.

Il ne manque plus que sept ratifications pour que la Convention puisse entrer en vigueur et donner aux proches de disparus une corde à laquelle ils ont tant besoin de se raccrocher. Amnesty International exhorte tous les gouvernements à marquer la Journée internationale des personnes disparues de cette année en plaçant parmi leurs priorités la ratification de ce traité et en annonçant la date de leur ratification. La 64e session de l’Assemblée générale des Nations unies, qui débute ce 15 septembre 2009 à New York, et sa cérémonie annuelle des traités fourniront aux gouvernements du monde entier l’occasion de ratifier la Convention ou d’annoncer leur engagement à le faire.


Infos complémentaires, dépliants, rapports, et documents audio visuels disponibles à l’adresse
http://www.amnestyinternational.be/doc/article15170.html

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