Adoption par le Conseil des droits humains des conclusions de l’examen périodique universel sur le Yémen : Amnesty International appelle à un respect accru des droits humains et à l’abolition de la peine de mort

DÉCLARATION PUBLIQUE

Index AI : MDE 31/012/2009 -
ÉFAI -
24 septembre 2009

Amnesty International se réjouit que le Yémen coopère avec le mécanisme d’examen périodique universel et ait souscrit à plusieurs recommandations importantes.

Parmi elles figurent des recommandations en faveur de la promotion et de la protection des droits fondamentaux des femmes, visant notamment à l’interdiction du mariage forcé des jeunes filles et des fillettes[1].

L’organisation demande au Yémen d’appliquer sans attendre ces recommandations afin de mettre un terme aux mariages forcés et à leurs effets nocifs sur les jeunes filles et les fillettes.

Amnesty International regrette que le Yémen ait rejeté les recommandations effectuées par 11 États demandant l’instauration d’un moratoire sur toutes les exécutions et la restriction de l’application de la peine de mort, en vue de l’abolition de celle-ci[2].

L’organisation encourage vivement le gouvernement à reconsidérer sans attendre sa position sur ces points. Le Yémen a souscrit à la recommandation demandant le respect de l’obligation prévue à l’article 37–a de la Convention relative aux droits de l’enfant[3].

Le gouvernement doit donc maintenant commuer la peine de toutes les personnes qui ont été condamnées à mort pour des crimes commis alors qu’elles n’avaient pas atteint l’âge de dix-huit ans.

Amnesty International relève enfin que le Yémen soutient la recommandation demandant l’application effective des lois concernant les droits humains sur l’ensemble du territoire et à tous les niveaux de l’administration et de l’appareil judiciaire, ainsi que celle appelant au respect des obligations et des engagements internationaux relatifs aux droits humains contractés par le pays[4].

À cet égard, l’organisation engage le gouvernement à mettre un terme immédiatement aux violations des droits humains et du droit international humanitaire perpétrées dans le cadre du conflit dans la région de Saada. Les autorités doivent de toute urgence enquêter sur toutes les allégations d’atteintes graves aux droits humains imputables aux forces gouvernementales, comme le raid aérien mené le 16 septembre 2009 contre le village d’Adi, qui aurait fait 80 morts parmi la population civile. Le gouvernement doit par ailleurs remettre en liberté tous les prisonniers d’opinion, détenus uniquement pour avoir pris part à des protestations pacifiques, notamment ceux qui ont été arrêtés dans le contexte des manifestations organisées dans le sud du Yémen.

Informations générales

Le 24 septembre 2009, le Conseil des droits humains a adopté lors de sa 12e session les conclusions de l’examen périodique universel sur le Yémen. Préalablement à l’approbation du rapport correspondant à cet examen, Amnesty International a fait la déclaration orale ci-dessus.

[1] A/HRC/12/13, para. 91, recommandations 41 (Tunisie) et 63 (Israël). Les recommandations 1 (Pays-Bas), 4 (Nigeria), 31 (Royaume-Uni), 32 (Libye), 33 (Canada) et 45 (Allemagne) concernent aussi la promotion des droits des femmes).

[2] Ibid, para. 94, recommandations 1 (Portugal), 3 (Suède, Italie, Pays-Bas), 4 (Royaume-Uni), 5 (Canada), 6 (Mexique), 7 (Hongrie), 8 (Pays-Bas, Brésil), 11 (Autriche).

[3] Ibid., para. 91, recommandation 55 (Canada).

[4] Ibid, paragraph 91, recommandations 13 (Italie) et 25 (Algérie).

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