AFRIQUE : Journée de la femme africaine : davantage de gouvernements africains doivent ratifier le Protocole relatif aux droits des femmes en Afrique

Index AI : AFR 01/002/2005
ÉFAI
Vendredi 29 juillet 2005

DÉCLARATION PUBLIQUE

À l’approche du 43ème anniversaire de la Journée de la femme africaine, Amnesty International a appelé ce 29 juillet les gouvernements africains qui ne l’ont pas encore fait à ratifier le Protocole relatif aux droits des femmes en Afrique (le Protocole), sans réserves et dans les meilleurs délais.
Le Protocole, adopté le 11 juillet 2003 par l’Assemblée des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA), n’a à ce jour été ratifié que par onze pays. Quinze ratifications sont nécessaires pour que le Protocole entre en vigueur. L’Assemblée de l’UA, lors de son deuxième sommet en 2003 à Maputo au Mozambique, s’était engagée à obtenir une ratification rapide du Protocole dans toutes les régions.
Amnesty International est préoccupée par le fait que plus de deux ans après son adoption, le Protocole n’a toujours pas obtenu un nombre suffisant de ratifications pour lui permettre d’entrer en vigueur. L’état actuel des ratifications ne correspond pas à l’engagement fréquemment exprimé par l’UA de veiller à une ratification rapide et entière du Protocole. Les États membres de l’UA doivent accorder au Protocole la reconnaissance nécessaire qui lui est due s’ils veulent faire la preuve de leur engagement réel à veiller au bien-être global des femmes.
Amnesty International a instamment demandé aux gouvernements africains de faire la preuve de leur engagement à donner réalité aux droits fondamentaux des femmes dans leurs pays respectifs en ratifiant rapidement le Protocole.
Complément d’information
L’Assemblée de l’UA a adopté le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique en 2003 à Maputo, au Mozambique. Le Protocole garantit aux femmes un certain nombre de droits civils et politiques, ainsi que des droits économiques, sociaux et culturels. Parmi ces droits figurent le droit à la vie, à l’intégrité et à la sécurité des personnes, la protection contre des pratiques traditionnelles nocives, l’interdiction de toute discrimination et la protection des femmes lors des conflits armés. Le Protocole garantit également les droits des femmes en matière de santé et de procréation et l’accès à la justice, entre autres choses.
Amnesty International avait salué l’adoption du Protocole comme un pas important dans le cadre des efforts faits pour promouvoir et protéger les droits fondamentaux des femmes en Afrique. L’organisation a fait campagne pour la ratification du Protocole par les 53 États membres de l’UA. À ce jour pourtant, le Protocole n’a été ratifié que par l’Afrique du sud, les Comores, Djibouti, la Libye, le Lesotho, le Mali, le Malawi, la Namibie, le Nigéria, le Rwanda et le Sénégal. Vingt-sept autres États africains ont signé le Protocole mais ne l’ont pas ratifié.

Un professeur de la VUB condamné à mort

Le Dr Ahmadreza Djalali, un citoyen iranien résidant en Suède et professeur invité à la VUB en Belgique, a été condamné à mort : demandez sa libération, signez la pétition !