Alep : des bombardements intensifs malgré le cessez-le-feu

Alors que les combats ont repris dans la ville syrienne d’Alep le 14 décembre, Amnesty International demande le déploiement d’observateurs des Nations unies afin d’aider à protéger les milliers de civils qui fuient la menace d’attaques de représailles et d’autres violations des droits humains.

Des bombardements intensifs ont été signalés dans l’est d’Alep, malgré le cessez-le-feu conclu mardi 13 décembre pour permettre l’évacuation de dizaines de milliers de civils et de milliers de combattants rebelles.

« Il est honteux, et hélas prévisible, que le gouvernement syrien ait donné son accord la nuit dernière pour l’évacuation, et que les civils fuyant leurs maisons se fassent aujourd’hui bombarder. Nous craignons que sans véritable surveillance, les personnes qui quittent l’est d’Alep ne soient victimes de détentions arbitraires, de disparitions forcées ou d’exécutions extrajudiciaires, a déclaré Anna Neistat, directrice générale chargée des recherches à Amnesty International.

« Toutes les parties au conflit doivent faire de l’évacuation des civils une priorité en ce moment critique et autoriser l’acheminement d’une aide humanitaire impartiale dans l’est d’Alep, afin que les premiers secours puissent parvenir à ceux qui en ont besoin. »

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