Communiqué de presse

Amnesty et l’ULB se mobilisent pour Hamid Babaei

Amnesty International en collaboration avec l’Université libre de Bruxelles organise ce lundi 27 avril sur le campus du Solbosch de l’ULB une action en faveur d’Hamid Babaei, étudiant iranien toujours emprisonné dans de très rudes conditions dans son pays d’origine.

« Malgré nos appels pressants, les autorités iraniennes demeurent inflexibles quant au sort d’Hamid Babaei, actuellement emprisonné dans des conditions qui impactent négativement sa santé physique et mentale. Avec cette journée d’action, nous voulons non seulement marquer notre soutien mais aussi alerter le public sur le sort de ce jeune homme vraisemblablement emprisonné suite à son refus d’espionner d’autres étudiants iraniens au terme d’un procès clairement inéquitable », déclare Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone d’Amnesty International.

« Depuis mars 2014, nous soutenons ce combat d’Amnesty International en collaboration avec l’ULg, indique pour sa part Didier Viviers, recteur de l’ULB. Différentes journées de sensibilisation, signatures de pétition et marches de protestation ont été organisées sur nos campus et nous sommes particulièrement fiers de la mobilisation étudiante qui ne faiblit pas. Il est essentiel que nous continuions à nous mobiliser pour exiger que justice soit rendue ».

L’action principale de cette journée se tiendra à 16h sur le campus du Solbosch, où deux banderoles seront déployées en soutien à Hamid Babaei. Philippe Hensmans, directeur d’Amnesty International Belgique francophone et Jean-Michel De Waele, vice-recteur aux affaires étudiantes, prendront la parole.

Une pétition à l’adresse des autorités iraniennes réclamant notamment la sortie immédiate d’Hamid Babaei de l’isolement et le droit pour l’étudiant à un procès équitable ainsi que l’accès à un avocat de son choix pourra être signée.

Complément d’information

Les conditions de détention d’Hamid Babaei, étudiant iranien poursuivant une thèse de doctorat à l’Université de Liège emprisonné en Iran depuis plus d’un an, connaissent depuis presque trois mois une très importante dégradation.

Vers la mi-février, Hamid Babaei a été placé à l’isolement, puis transféré de la prison d’Evin (Téhéran) à la prison de Rajai Shahr (Karaj), connue pour sa très grande rudesse.

Hamid Babaei a été condamné en Iran le 21 décembre 2013 à six ans d’emprisonnement pour « atteinte à la sécurité nationale par la communication avec des États hostiles », en l’occurrence la Belgique. Le motif réel de cette condamnation est vraisemblablement son refus d’espionner d’autres étudiants iraniens en Belgique. La bourse et autres fonds que l’ULg lui versait dans le cadre de son doctorat ont été utilisés comme des preuves de ses soi-disant activités pour le compte d’« États hostiles ». Il n’a pas eu le droit de consulter l’avocat de son choix et l’appel qu’il a interjeté en février 2014 a été rejeté en mai de la même année. La peine a toutefois été commuée à deux ans d’emprisonnement ferme et quatre ans de liberté surveillée.

Pour plus d’informations, rendez-vous ici.

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