Communiqué de presse

Amnesty inquiète des conditions de détention très rudes d’Hamid Babaei

Les conditions de détention d’Hamid Babaei, étudiant iranien poursuivant une thèse de doctorat à l’Université de Liège emprisonné en Iran depuis plus d’un an, connaissent depuis un mois une très importante dégradation.

Vers la mi-février, Hamid Babaei a été placé à l’isolement, puis transféré de la prison d’Evin (Téhéran) à la prison de Rajai Shahr (Karaj), connue pour sa très grande rudesse.

« Nous sommes très inquiets quant à l’état physique et psychologique d’Hamid Babaei. Nous savons qu’il souffre de problèmes de santé, qui se sont aggravés en prison, où il ne bénéficie d’aucun suivi médical. Par ailleurs, tous ses livres et toutes ses notes, indispensables à la poursuite de sa thèse de doctorat, lui ont été confisqués », déclare Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone d’Amnesty International.

« Nous demandons la libération sans condition et dans les meilleurs délais d’Hamid Babaei. Entretemps, il est indispensable qu’il sorte immédiatement de l’isolement et qu’il soit examiné par un médecin. Nous demandons en outre aux autorités iraniennes qu’il puisse recevoir la visite de ses proches, consulter l’avocat de son choix et qu’il ait droit à un procès équitable », explique encore Philippe Hensmans.

Complément d’informations

Hamid Babaei a été condamné en Iran le 21 décembre 2013 à six ans d’emprisonnement pour « atteinte à la sécurité nationale par la communication avec des États hostiles », en l’occurrence la Belgique. Le motif réel de cette condamnation est vraisemblablement son refus d’espionner d’autres étudiants iraniens en Belgique. La bourse et autres fonds que l’ULg lui versait dans le cadre de son doctorat ont été utilisés comme des preuves de ses soi-disant activités pour le compte d’« États hostiles ». Il n’a pas eu le droit de consulter l’avocat de son choix et l’appel qu’il a interjeté en février 2014 a été rejeté en mai de la même année. La peine a toutefois été commuée à deux ans d’emprisonnement ferme et quatre ans de liberté surveillée.

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