Amnesty International condamne l’homicide d’un journaliste d’Al Jazira

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

13 mars 2011

Amnesty International condamne dimanche 13 mars l’homicide d’Ali Hassan Al Jaber, caméraman d’Al Jazira, et dénonce une campagne d’attaques et de harcèlement ciblant les journalistes en Libye.

« Il semble que l’équipe d’Al Jazira a été prise pour cible de manière violente et délibérée, a déclaré Malcolm Smart, directeur du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International.

« Cet homicide est plus que préoccupant, alors que les forces fidèles au colonel Mouammar Kadhafi ont il y a peu arrêté et torturé trois employés de la BBC – qui ont été frappés et soumis à des simulacres d’exécution – et placé en détention d’autres journalistes.

« Il est essentiel que ce meurtre et les autres atteintes aux droits humains ciblant des journalistes fassent l’objet d’une enquête dans le cadre des investigations sur la situation en Libye que doit mener le Conseil des droits de l’homme. Les responsables de l’assassinat d’Ali Hassan Al Jaber doivent rendre des comptes pour leurs agissements. »

Ali Hassan Al Jaber, ressortissant du Qatar né en 1955, a été tué dans une embuscade près de Benghazi. Un confrère qui se déplaçait avec lui a également été blessé. Selon un correspondant d’Al Jazira à Benghazi, Ali Hassan Al Jaber a reçu trois balles, dont une au cœur.

Par ailleurs, on est sans nouvelles depuis le 6 mars de Ghaith Abdul Ahad, journaliste travaillant pour le quotidien britannique The Guardian. Un journaliste brésilien qui voyageait en sa compagnie a été libéré le 10 mars, après avoir été détenu à Tripoli. On croit savoir que Ghaith Abdul Ahad est maintenu en détention.

« Ghaith Abdul Ahad et toutes les personnes détenues pour avoir simplement rendu compte des événements doivent être libérés immédiatement et sans condition  », a conclu Malcolm Smart.

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