Communiqué de presse

Amnesty International condamne la lourde peine prononcée contre le poète chinois Zhu Yufu

La condamnation à sept ans d’emprisonnement prononcée vendredi 10 février à l’encontre du militant de longue date Zhu Yufu pour avoir écrit un poème considéré comme une « incitation à la subversion du pouvoir de l’État » illustre une nouvelle fois la répression qu’exerce le gouvernement chinois contre toute personne perçue comme critiquant directement ou indirectement sa politique, a déclaré Amnesty International.

Depuis de nombreuses années, le gouvernement chinois piétine la dissidence ; la décision rendue le 10 février doit être prise en compte dans le contexte d’une demande croissante en faveur d’une plus grande liberté en Chine.

Amnesty International condamne cette atteinte directe et injustifiée au droit fondamental à la liberté d’expression de Zhu Yufu.

« Cette condamnation montre que les dirigeants chinois ont peur. Sinon, pourquoi condamneraient-ils un homme à sept ans de prison parce qu’il a écrit un poème ? Le gouvernement chinois a assisté aux soulèvements en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Il voit les citoyens sortir par dizaines de milliers pour protester contre un régime répressif en Russie. Et il voit le peuple chinois lui-même réclamer avec plus de fermeté de jouir de ses libertés et de prendre part à l’avenir du pays. Désormais, les dirigeants au plus haut niveau ont clairement donné l’ordre d’écraser toute velléité de dissidence », a indiqué Sarah Schafer, chercheuse sur la Chine à Amnesty International.

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