Communiqué de presse

Amnesty International demande que le droit de manifester pacifiquement soit respecté à la suite de la décision rendue à Ferguson

Les membres des forces de maintien de l’ordre au Missouri ne doivent pas recourir à une force excessive face aux manifestants qui descendent dans les rues pour protester contre la décision du grand jury de ne pas inculper le policier accusé d’avoir abattu l’adolescent Michael Brown, a déclaré Amnesty International mardi 25 novembre.

« Les atteintes aux droits humains commises en vue de maîtriser les rassemblements qui ont eu lieu au mois d’août ne doivent pas se répéter. Le droit de manifester pacifiquement est un droit fondamental qu’il convient de protéger avec vigilance. Les policiers sont dans l’obligation de respecter et de favoriser ce droit, non de l’entraver », a déclaré Steven W. Hawkins, directeur exécutif d’Amnesty International États-Unis.

« Les habitants doivent avoir la garantie que des mesures seront prises pour prévenir tout recours à une force inutile et excessive. L’action des responsables de l’application des lois dans les prochains jours sera cruciale, pour leur montrer que des enseignements ont été tirés et rétablir la confiance. Amnesty International, et le monde entier, suivront de près les événements. »

Des contestations avaient déjà éclaté au lendemain de la mort de Michael Brown. La police avait alors utilisé des méthodes brutales et répressives pour disperser des manifestations majoritairement pacifiques.

Au mois d’octobre, Amnesty International États-Unis a fait part de son inquiétude vis-à-vis des manifestations dans un rapport intitulé On the Streets of America : Human Rights Abuses in Ferguson. Ce document présente des observations recueillies sur le terrain et analyse les méthodes policières, notamment le refus de laisser les habitants se rassembler pacifiquement.

Il met également en lumière les préoccupations de l’organisation au sujet de la loi de l’État du Missouri, qui semble autoriser d’une manière générale le recours à la force létale. Or, cette loi n’est pas conforme aux normes internationales, aux termes desquelles les armes à feu ne peuvent être employées que lorsque cela est totalement inévitable pour protéger la vie.

Amnesty International suivra avec attention les manifestations et la réponse des forces de l’ordre.

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