Amnesty se réjouit de l’arrêt rendu par la Cour d’appel qui confirme la responsabilité de la Belgique dans l’affaire Ali Aarrass

Amnesty se réjouit de l’arrêt rendu ce jour par la Cour d’appel qui a ordonné à l’Etat belge de porter une assistance consulaire au belgo-marocain Ali Aarrass. L’organisation se félicite en effet de l’obligation faite à la Belgique qu’elle agisse pour que justice soit rendue à un de ses concitoyens, comme le recommandent les Nations unies, et que cette personne bénéficie des soins auxquels elle a droit.

Selon plusieurs agences de l’ONU, Ali Aarrass a en effet été torturé au Maroc à la fin de l’année 2010, et condamné sur la seule base d’aveux obtenus sous la torture.

« Jusqu’à présent, la Belgique est très peu intervenue pour répondre aux faits de torture dont a été victime Ali Aarrass au Maroc », explique Philippe Henmans, Directeur de la section belge francophone d’Amnesty International. « Nous n’avons aucune indication nous permettant d’affirmer qu’une pression diplomatique ait été exercée et la Belgique n’a par exemple jamais exprimé publiquement la moindre inquiétude au sujet de la torture dont a été victime Ali Aarrass. »

Si l’organisation se félicite de la décision rendue par la Cour, elle regrette néanmoins qu’un tel arrêt soit nécessaire pour contraindre la Belgique à réagir. “Amnesty International va continuer à se battre pour que la lumière soit faite sur les faits de torture qui ont servi à justifier la condamnation d’Ali Aarrass, et va continuer à demander la punition des coupables”, poursuit Philippe Hensmans.

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