Arabie Saoudite : Nécessité d’une enquête indépendante sur le meurtre de Jamal Khashoggi

En réaction à la publication du rapport de l’ONU sur le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, qui conclut qu’il a été victime d’« une exécution extrajudiciaire pour laquelle l’État d’Arabie Saoudite est responsable aux termes du droit relatif aux droits humains  » et qu’il existe « des éléments de preuve crédibles justifiant une enquête supplémentaire sur la responsabilité individuelle de hauts responsables saoudiens, y compris celle du prince héritier  »

« Nous demandons au secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres d’appliquer immédiatement la recommandation de la rapporteure spéciale et d’ouvrir une enquête pénale internationale de suivi. Le rapport de l’ONU confirme que les mesures prises jusqu’à présent par l’Arabie Saoudite pour garantir l’obligation de rendre des comptes sont insuffisantes, et n’ont pas respecté les normes relatives aux droits humains, du point de vue de la forme et du fond. » a déclaré Lynn Maalouf, directrice des recherches pour le Moyen-Orient à Amnesty International.

« Les personnes dont la responsabilité est impliquée dans cet acte sordide doivent comparaître en justice, quelle que soit la fonction qu’elles occupent. Le secrétaire général Antonio Guterres doit adresser un signal fort : les homicides ciblés de dissidents, de journalistes, de militants et de défenseurs des droits humains dans le monde seront pris en compte avec la plus grande fermeté.

« Les conclusions du rapport confirment que la vie des dissidents et des détracteurs saoudiens installés à l’étranger est en péril. La communauté internationale doit maintenir sa pression sur les autorités saoudiennes pour qu’elles mettent fin à leur répression visant toute forme de libre expression, qui se caractérise par des arrestations arbitraires, des actes de torture et des procès manifestement iniques suivis par des exécutions dont sont victimes des membres divers de la société civile saoudienne.  »

Toutes les infos
Toutes les actions

Ahmed H. doit être autorisé à rentrer chez lui

Ahmed H., incarcéré à tort pour « complicité d’acte terroriste », n’a plus vu sa femme et ses filles depuis 4ans. Chypre doit l’autoriser à rentrer chez lui, auprès de sa famille. Il risque d’être renvoyé en Syrie.