Communiqué de presse

Bahreïn. Maryam Al Khawaja, condamnée en son absence à un an de prison, n’a rien perdu de sa détermination

Maryam Al Khawaja, militante bahreïnite des droits humains, a déclaré à Amnesty International qu’elle était déterminée à continuer de dénoncer les atteintes aux droits humains commises à Bahreïn, bien qu’elle ait été condamnée en son absence à un an de prison lundi 1er décembre.

Maryam Al Khawaja et sa famille sont prises pour cibles sans relâche par l’État. Son père, Abdulhadi Al Khawaja, militant des droits humains de premier plan et prisonnier d’opinion, purge actuellement une peine de détention à perpétuité. Sa sœur Zainab Al Khawaja doit également comparaître une nouvelle fois devant les tribunaux le 4 décembre.

« Ce qui compte, ce n’est pas le fait que je sois condamnée à un an ou à 15 ans de prison, parce que les conséquences seront identiques : si je retourne à Bahreïn, j’irai en prison, ce qui veut dire que je ne peux pas voir ma famille, surtout mon père. Toutefois, cette sentence n’entamera pas ma détermination à militer sur des questions liées aux droits fondamentaux  », a déclaré Maryam Al Khawaja à Amnesty International.

Maryam Al Khawaja
, qui est la codirectrice du Centre du Golfe pour les droits humains, a été arrêtée le 30 août à son arrivée à l’aéroport international de Bahreïn à Manama, la capitale du pays, pour avoir « agressé des policiers », pendant qu’elle était fouillée. Elle était rentrée à Bahreïn pour rendre visite à son père en prison, qui observait une grève de la faim à ce moment-là.

À la suite de son arrestation, elle a été interrogée par le procureur général, mais a refusé de répondre aux questions, parce qu’elle n’a pas été autorisée à parler à son avocat. Elle a été libérée sous caution le 18 septembre et a quitté le pays le 2 octobre, lorsque l’interdiction de voyager dont elle faisait l’objet a été levée, mais son procès pour « agression envers des policiers » se poursuit.

Le 30 novembre, Maryam Al Khawaja a déclaré qu’elle avait décidé de boycotter le procès au motif, notamment, que le système judiciaire bahreïnite manquait d’indépendance et que ses droits humains avaient été bafoués durant son interrogatoire.

«  Maryam Al Khawaja semble avoir été prise pour cible parce qu’elle a dénoncé les violations des droits humains commises à Bahreïn depuis 2011. Les autorités doivent annuler son inculpation et sa condamnation et abandonner toutes les charges retenues contre elle », a déclaré Said Boumedouha, directeur adjoint du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International.

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