Bélarus, Il faut mettre un terme à la répression ciblant des organisations de la société civile

Bélarus Répression

Une vague sans précédent de perquisitions et d’arrestations ciblant plus d’une dizaine d’organisations de la société civile a eu lieu au Bélarus.

« Depuis 12 mois, les droits humains sont la cible d’une offensive soutenue menée par le gouvernement d’Alexandre Loukachenko. Nous demandons depuis longtemps à la communauté internationale de réagir aux allégations de torture, aux violences policières contre des manifestant·e·s pacifiques et à la répression omniprésente qui écrase toutes les facettes de la société bélarussienne. L’attaque massive du 14 juillet contre des organisations vitales de la société civile montre que les mesures prises pour résoudre cette crise sont bien loin d’être suffisantes, a déclaré Marie Struthers, directrice pour l’Europe de l’Est et l’Asie centrale à Amnesty International.

« Le Comité de sûreté de l’État bélarussien (KGB) s’est vanté la semaine dernière de mener une opération d’ampleur nationale afin de " nettoyer les radicaux " ; nous voyons aujourd’hui à quoi cela correspond sur le terrain. Toutes les personnes arrêtées aujourd’hui doivent être relâchées immédiatement et cette campagne contre la société civile doit cesser.

« Nous réitérons notre appel à la communauté internationale : la société civile est éradiquée au cœur de l’Europe. Il est temps d’agir, afin de protéger la liberté et la justice ! »

Complément d’information

Tôt dans la matinée du 14 juillet, les forces de l’ordre ont fait irruption dans les locaux d’une dizaine de grandes organisations bélarussiennes de la société civile et de défense des droits humains et de groupes d’opposition, ainsi qu’aux domiciles de leaders de la société civile, et les ont perquisitionnés. La liste qui grandit au fil des heures inclut : l’organisation de défense des droits humains Viasna, l’Association des journalistes du Bélarus, le Comité Helsinki du Bélarus, l’organisation de défense des droits humains Human Constanta, le centre de recherche universitaire indépendant BEROC, l’organisation de défense des droits humains Gender Perspectives, l’Union mondiale des Bélarussiens Batskaushchyna, le parti d’opposition Front populaire bélarussien, le mouvement pro-démocratie « For Freedom » et la maison d’édition Imena.

Selon Viasna, au moins 12 personnes ont été arrêtées, dont l’un des leaders de Viasna Valyantsyn Stefanovich, et ses collègues Uladzimir Labkovich, Alena Liptsyonak, Andrey Palyuda, Aleg Matskevich, Igar Kazmerchak, Viktar Sazonau et Maryna Statkevich. Au moment de la rédaction de ce document, nous ignorons où se trouve Ales Byalyatski, fondateur de Viasna et ancien prisonnier d’opinion.

Les organismes chargés de l’application des lois au Bélarus n’ont pas fourni d’explications pour ces descentes. Selon Viasna, les perquisitions ont été effectuées par des agents du Service des enquêtes financières du Comité de contrôle d’État.

En mars, la Commission d’enquête du Bélarus a ouvert une information judiciaire sur les activités de Viasna au titre de l’article 342 du Code pénal (« organisation d’actions collectives causant un trouble grave à l’ordre public ou participation active à de telles actions »).

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