Bradley Manning va être transféré dans un nouveau centre de détention


COMMUNIQUÉ DE PRESSE

20 avril 2011

Le soldat américain accusé d’avoir transmis des documents à l’organisation Wikileaks va être transféré dans un nouveau centre de détention, en raison des préoccupations liées à ses conditions carcérales.

Bradley Manning
, qui est accusé d’avoir fourni des documents à Wikileaks, va être transféré de la prison militaire de très haute sécurité de la base des marines de Quantico vers un centre de détention provisoire dans une nouvelle prison militaire de moyenne sécurité à Fort Leavenworth, au Kansas, selon un porte-parole du Pentagone.

Lorsqu’il était détenu à Quantico, il était placé à l’isolement 23 heures sur 24 dans une petite cellule, parfois nu et sans être autorisé à faire de l’exercice.

« Nous sommes convaincus que la pression exercée par l’opinion publique sur le gouvernement américain pour qu’il respecte les droits fondamentaux dans l’affaire Bradley Manning a contribué à initier son transfert, a indiqué Susan Lee, directrice du programme Amériques d’Amnesty International.

« Nous espérons que les conditions de détention de Bradley Manning vont s’améliorer de manière significative à Fort Leavenworth, mais nous surveillerons de très près le traitement qui lui sera réservé. Ses conditions à Quantico bafouaient les normes internationales selon lesquelles les prisonniers attendant d’être jugés doivent être traités avec humanité. »

Amnesty International surveillera les conditions de détention de Bradley Manning à Fort Leavenworth, décidées au terme de l’évaluation des risques – qui peut durer jusqu’à une semaine – à laquelle il sera soumise lors de son arrivée.

« Avant cette évaluation, il n’est pas possible de savoir comment il va être traité ni à quelles restrictions il sera soumis dans le nouveau centre de détention, a expliqué Susan Lee.


« Bradley Manning a le droit d’être traité avec humanité et, en tant que prisonnier non encore condamné, a le droit d’être présumé innocent et d’être détenu aux termes des conditions les moins restrictives possibles. »

Tout au long de l’année, Amnesty International a soulevé la question des conditions de détention inacceptables du soldat Bradley Manning auprès de hauts responsables américains.