Brésil, Amnesty International déplore la mort brutale de Bruno Pereira et Dom Phillips et demande justice au gouvernement brésilien

Bruno Pereira et Dom Phillips

Amnesty International est profondément attristée par les informations selon lesquelles
Bruno Pereira et Dom Phillips ont été tués. L’organisation exprime sa profonde sympathie
à leurs familles, à leurs compagnes, ainsi qu’aux membres de l’Observatoire pour les droits humains des peuples indigènes (OPI) et de l’Union des organisations indigènes de la Vallée Javari (UNIVAJA).

Les meurtres de Bruno Pereira et de Dom Phillips sont intolérables, mais cette affaire
n’est pas un cas isolé au Brésil. Amnesty International va continuer à enquêter et à
demander que la lumière soit faite sur les circonstances de la disparition et du meurtre de
ces défenseurs des droits humains et de l’Amazonie, et que toutes les personnes
impliquées dans ce crime soient amenées à rendre des comptes.

L’Amazonie doit être un lieu sûr pour tout le monde. Amnesty International appelle à la protection et à la liberté en matière de défense des droits des populations autochtones et du droit à la liberté de la presse à travers le Brésil.

« Le Brésil est l’un des pays les plus meurtriers au monde pour les personnes qui
défendent les droits humains et celles qui défendent l’environnement. Cette réalité est la
conséquence d’une politique qui encourage les attaques contre la législation
environnementale, démantèle les organismes chargés de la promotion et de la protection
des droits des populations autochtones et incrimine les mouvements sociaux et les
organisations communautaires », a déclaré Jurema Werneck, directrice exécutive
d’Amnesty International Brésil.

« Amnesty International réclame justice pour Bruno Pereira et Dom Phillips. Leurs
familles doivent avoir accès à la vérité et à des réparations. La société brésilienne a
besoin que l’on mette fin à l’impunité et à l’absence de politiques publiques visant à
promouvoir et à garantir les droits. Le gouvernement du président Jair Bolsonaro ne peut
fermer les yeux sur les crimes commis en Amazonie ni en être complice. Toutes les
mesures possibles doivent être prises de toute urgence pour mettre un terme à ce cycle
de violence en Amazonie. Qui protège celles et ceux qui défendent les droits des
populations autochtones et de l’Amazonie ? C’est à l’État brésilien de le faire. »

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