Communiqué de presse

Brésil. L’homicide d’un adolescent de 13 ans lors d’une fusillade avec la police témoigne d’une stratégie de sécurité hasardeuse

La mort d’un adolescent, pris au piège dans une fusillade entre la police et des membres présumés d’un gang criminel dans une favéla de Rio de Janeiro mardi 8 septembre, illustre la nécessité pour le Brésil de réformer radicalement son approche du maintien de l’ordre, a déclaré Amnesty International.

« Nous recueillons depuis longtemps des informations sur la méthode mise en œuvre par la police de Rio de Janeiro qui consiste à " tirer d’abord, et poser des questions ensuite " lors des opérations de sécurité dans les favélas. Cette approche digne du Far West laisse dans son sillage une traînée de sang et de souffrances », a déclaré Atila Roque, directeur d’Amnesty International Brésil.

Cristian, 13 ans, jouait au football dans la favéla de Manguinhos, à Rio de Janeiro, lorsque des policiers militaires et des policiers en civil sont entrés dans son quartier. Une fusillade a alors éclaté avec un groupe d’hommes. Cristian, touché par une balle, est mort sur le coup. Selon des témoins, les policiers ont tenté de nettoyer la scène du crime après sa mort.

« Cette mort tragique doit faire sans délai l’objet d’une enquête et les responsables présumés doivent être conduits devant la justice. Cristian ne doit pas être un simple numéro qui s’ajoute à la longue liste des adolescents et des jeunes hommes brutalement tués dans les favélas au cours des dernières années. »

Pour en savoir plus :

Brésil. JO Rio-1 an : la police militaire fait des centaines de victimes (Nouvelle /Rapport, 3 août 2015)

Un guide pour faire diminuer le recours excessif à la force par la police (Nouvelle /Rapport, 7 septembre 2015)

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