Communiqué de presse

Brésil. Non à l’incarcération d’adolescents dans des prisons violentes pour adultes

Le Brésil doit renoncer à abaisser l’âge à partir duquel les mineurs peuvent être jugés comme des adultes et envoyés dans les prisons pour adultes du pays, qui figurent parmi les plus dangereuses au monde, a déclaré Amnesty International à l’approche d’un vote crucial à Brasilia mardi 30 juin.

La Chambre des députés du pays s’apprête à se prononcer sur un projet de loi visant à réduire de 18 à 16 ans l’âge de la majorité pénale. Si ce texte est adopté après deux votes, il sera soumis au Sénat pour un examen final.

« Cette proposition rétrograde fait complètement abstraction des engagements internationaux du Brésil relatifs aux droits humains et des possibilités de réinsertion des jeunes. Si elle est adoptée, cette loi condamnera potentiellement des milliers d’adolescents à purger une peine dans l’un des systèmes carcéraux les plus dangereux du monde. Les prisonniers du Brésil sont exposés à une forte surpopulation, des conditions de vie inhumaines, des actes de torture et des violences sexuelles, a déclaré Atila Roque, directeur exécutif d’Amnesty International Brésil.

« Au lieu de chercher des moyens de punir encore davantage ceux qui sont déjà les plus marginalisés et discriminés, les autorités brésiliennes devraient accroître leurs efforts pour lutter contre le taux extrêmement élevé de victimes de meurtre chez les jeunes, en particulier chez les jeunes hommes noirs. Il faut savoir que moins de 1 % des infractions au Brésil sont commises par des mineurs de 16 à 18 ans. »

En savoir plus
Brésil. Abaisser l’âge de la responsabilité pénale enverra des mineurs dans un système carcéral digne du Moyen Âge (Nouvelle, 18 mai 2015)

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