Burundi — des défenseurs en danger

L’annonce du 3ème mandat brigué par Ngurunziza pour les élections présidentielles prévues en juin 2015.
Le 24 avril 2015, le Ministre de l’Intérieur a interdit toute forme de manifestation pacifique. Malgré cela, des manifestations ont eu lieu le 26 avril 2015 et continuent encore jusqu’à ce jour.
Ces dernières semaines ont été caractérisées par une attaque sans précédent des libertés d’expression et de réunion pacifique. Depuis le début des manifestations, Bujumbura a été le témoin de meurtres de manifestants et de blessés. Ont également été signalé la fermeture forcée de sociétés médiatiques et des arrestations arbitraires et harcèlements à l’égard de journalistes et de défenseurs des droits humains.

Nous vous proposons d’agir de deux manières différentes :

Signez notre pétition

Envoyez un tweet pour chacun des défenseurs burundais ci-dessous : un exemple de tweet est présent au bas de chaque cas.

Richard Nimubona

Activités
Richard Nimubona est Observateur juridique des prisons pour l’Association pour la protection des droits humains et des personnes détenues (APRODH). Il a rejoint l’organisation en 2009. Richard est également membre de la Coalition burundaise pour la Cour pénale internationale.

En tant que proche collaborateur de Pierre Claver, Richard travaille aussi sur des questions sensibles telles que les exécutions extra-judiciaires, les disparitions forcées, le viol et la torture. Lorsque Pierre Claver Mbonimpa a été arrêté en 2014, Richard était parmi ceux qui se sont fait entendre pour augmenter la pression pour sa libération.

En juillet 2014, Richard a passé quelques heures en garde à vue à cause de son soutien affiché à Pierre Claver Mbonimpa.

Défis
Le travail de Richard en tant que défenseur éminent des droits humains chez APRODH le met dans une situation très fragile, surtout en cette période électorale où son organisation est ouvertement opposée à un troisième mandat du Président Nkurunziza. Il a déclaré à Amnesty International avoir reçu des menaces de personnes non identifiées par téléphone.

Recommandations d’Amnesty International
 Enquêter et poursuivre les responsables de menaces et d’intimidations contre les défenseurs des droits humains au Burundi.
 Veiller à ce que les défenseurs des droits humains travaillent dans un environnement sûr, sans crainte de représailles.

Solidaire avec #RichardNimubona. Gouv. du #Burundi doit garantir espace propice pour la société civile #WeStandWithBurundi #KomeraTurikumwe

Vital Nshimirimana

Activités
Vital Nshimirimana a pris les rênes du Forum des Organisations de la Société Civile en 2013. Juriste de formation, il passe plusieurs années dans la fonction publique avant de rejoindre la société civile.

Il est détenteur de diplômes de maîtrise en droits de l’homme et résolution pacifique des conflits de l’Université du Burundi, droit international et comparé de l’Université de Limoges et droit international et règlement des différends de l’Université des Nations Unies pour la paix du Costa Rica.

Le rôle de Vital en tant que Délégué Général des organisations de société civile est essentiel dans le sens où il assure la coordination des actions de ces organisations pour un impact plus grand sur les questions des droits humains de la gouvernance du Burundi.

Harcèlements
Vital fait partie des dirigeants de la société civile qui s’opposent à la candidature du Président Pierre Nkurunziza pour un 3e mandat, un geste perçu par plusieurs comme une violation de l’Accord d’Arusha et de la Constitution burundaise. Ceci fait de lui et de ses collègues des cibles des autorités qui veulent faire taire toute voix qui s’élève contre ce mandat. Depuis un temps, il reçoit des menaces portant atteinte à sa vie et des articles salissant sa personne circulent sur internet.

Recommandations d’Amnesty International
Le Gouvernement du Burundi doit :
 Enquêter et mettre fin aux menaces contre Vital Nshimirimana
 S’assurer que les défenseurs des droits humains travaillent dans un environnement propice, sans crainte de représailles.

Solidaire avec #VitalNshimirimana. Gouv. du #Burundi doit garantir espace propice pour la société civile #WeStandWithBurundi #KomeraTurikumwe

Justine Nkurunziza

Activités
Madame Justine Nkurunziza préside la Coalition de la Société Civile pour le Monitoring Electoral – COSOME.

Engagée pour la transparence du processus démocratique au Burundi, Justine joue un rôle clé d’interlocuteur principal de la société civile sur questions électorales.

Elue Femme de Courage en mars 2015 par l’ambassade américaine au Burundi, Justine Nkurunziza participe activement dans la promotion de l’égalité de la femme au Burundi.

Restrictions
Depuis le début de la crise électorale de 2015, Justine Nkurunziza s’est engagée dans le plaidoyer pour l’organisation des élections inclusives, transparentes et démocratiques. Justine Nkurunziza a indiqué à Amnesty International avoir été informée qu’elle était la cible d’un groupe des jeunes affiliés au parti au pouvoir à cause de son action de plaidoyer auprès des organisations et gouvernements régionaux sur la crise actuelle au Burundi.

Recommandations d’Amnesty International
Le Gouvernements du Burundi doit :
• Tout mettre en œuvre pour garantir la sécurité de Justine Nkurunziza.
• Assurer que les défenseurs des droits de l’homme peuvent travailler dans un environnement propice au Burundi et sans craintes de représailles.

Justine Nkurunziza doit être libre d’exercer son droit de travailler comme DDH sans représailles #KomeraTurikumwe #WeStandwithBurundi

Innocent Muhozi

 ?Activités
Journaliste de renom au Burundi, Innocent Muhozi dirige la première chaine de télévision privée duBurundi, Radio- Télé Renaissance depuis 2008. Il est aussi Président de l’Observatoire de la Presse duBurundi – OPB. Innocent s’est battu pendant des années pour l’ouverture de l’espace médiatique burundais aux acteurs privés. Au sein de l’OPB, il mène un double combat, celui de sécuriser et consolider un espace libre pour la presse burundaise, et aussi celui de renforcer les capacités des médias.
Critique sur les dossiers sensibles, notamment les allégations d’armement des jeunes, les détentions des journalistes, les, lois liberticides de la presse, Innocent Muhazi figure parmi les éminentes personnalités de la société civile dont le raisonnement et la sagesse informent et éclairent l’opinion du public. ?
 
Restrictions
Le 13 mai 2015, un groupe d’officiers de l’armée et de la police burundaise tente de renverser le pouvoir du Président Pierre Nkurunziza. Innocent exerce alors son droit d’informer en donnant parole aux militaires putschistes sur les ondes de sa chaîne, Radio-Télé Renaissance. Ceci va lui coûter une convocation chez le substitut du procureur général de la République pour s’expliquer sur la diffusion du message des militaires putschistes sans en avertir le ministère de la sécurité publique.
La nuit du 13 au 14 mai 2015, les hommes en uniforme de police attaquent quatre stations de radio et de télévision privées, dont la Radio - Télé Renaissance qui était partiellement détruite. Depuis lors, son équipe et lui-même n’ont plus accès à leurs locaux pour continuer le travail.
Cependant, Innocent n’a rien perdu de sa passion d’informer le public. Presque chaque jour, sur la chaîne de la Radio - Télé Renaissance sur YouTube, son équipe poste des reportages sur la situation actuelle au Burundi.
 
Recommandations d’Amnesty International
Le Gouvernement du Burundi doit :
 Permettre et faciliter une enquête indépendante sur la destruction des stations de radio et de télévision.
 Mettre fin à tout harcèlement judiciaire contre M. Innocent Muhozi ?
 Tout mettre en oeuvre pour garantir la sécurité de M. Innocent Muhozi

Innocent Muhozi doit être libre d’exercer son droit de travailler comme DDH sans représailles #KomeraTurikumwe #WeStandwithBurundi

Pacifique Nininahazwe

Activités
Dès son adolescence, Pacifique Nininahazwe s’engage dans les mouvements de jeunesse. Soucieux de dépasser les clivages politiques et ethniques de l’époque, il initie en 1996 avec ses collègues de lycée, dans la province de Makamba, l’Organisation pour la Réconciliation et la Conscience – ORECO, avec pour vision prise de conscience des jeunes du processus de réconciliation nationale.

Il refait la même expérience à l’Université du Burundi, où il crée avec 26 collègues le Forum pour la Conscience et le Développement – FOCODE.

Pacifique Nininahazwe occupe par la suite d’importants postes au sein des diverses organisations de la société civile au Burundi. En 2011, il est élu Directeur Exécutif du Forum des Organisations de la Société Civile – FORSC, qu’il dirige jusqu’en 2014.

En 2011, il compte parmi les 5 lauréats du prestigieux Prix Martin Ennals pour son engagement dans la défense et la promotion des droits de l’homme au Burundi.

Restrictions
Son engagement lui vaut des menaces quotidiennes sur sa vie et celle de sa famille. En 2014, une campagne est lancée pour discréditer sa personne. Des tracts son distribués, le traitant d’assassin. Malgré l’insistance de Pacifique, aucune enquête n’a été menée pour établir la vérité et poursuivre les personnes responsables de ces graves accusations.

Depuis son opposition au 3e mandat du Président Pierre Nkurunziza, que plusieurs considèrent en violation des Accords d’Arusha et de la Constitution du Burundi, des menaces sérieuses portant atteinte à son intégrité physique, des intimidations et des accusations sans fondement contre sa personne ont sensiblement augmenté.

Recommandations d’Amnesty International
Le Gouvernement du Burundi doit :
 Enquêter sur les menaces qui portent atteinte à la vie de Mr. Pacifique Nininahazwe et traduire en justice ceux qui en sont responsables ;
 Prendre des mesures adéquates pour mettre fin aux intimidations et des accusations gratuites contre la personne de Pacifique Nininahazwe ;
 Garantir sa sécurité physique et son droit à mener son travail de défenseur.

Pacifique Nininahazwe doit être libre d’exercer son droit de travailler comme DDH sans représailles #KomeraTurikumwe #WeStandwithBurundi

Pierre Claver Mbonimpa

Activités
Fondateur de l’organisation Association pour la protection des droits humains et des personnes détenues – APROH. Pierre Claver Mbonimpa est un infatigable défenseur des droits de l’homme au Burundi.

Traitant des questions sensibles de violation et abus des droits de l’homme par les autorités et Imbonerakure, Pierre Claver est constamment sous pression et harcèlement pour son courage et détermination dans sa quête de la vérité et de la justice. Il a dû passé 4 mois en prison (de mai – septembre 2014) pour avoir demandé des enquêtes indépendantes sur l’existence des camps d’entraînement des jeunes du parti au pouvoir, les Imbonerakure, dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Opposé au troisième mandat du Président Pierre Nkurunziza, il a été illégalement détenu pendant plus de 24 heures par les forces de sécurité le 27 avril 2015.

Restrictions
Pierre Claver Mbonimpa est sous restrictions judiciaires. Il a bénéficié d’une libération provisoire, le 19 septembre 2014, pour des raisons de santé. Il ne peut pas quitter Bujumbura. Dans cette période cruciale des élections, sa présence sur le terrain pour documenter les abus et violations des droits de l’homme est très affectée par cette restriction.

Recommandations d’Amnesty International
Le Gouvernement de Burundi doit abandonner toutes les charges contre Pierre Claver Mbonimpa. Amnesty International estime qu’il est poursuivi à cause de son travail de défenseur des droits de l’homme.

Le Gouvernement doit cesser tout acte d’intimidation et de harcèlement contre Pierre Claver Mbonimpa.

Pierre Claver Mbonimpa doit être libre d’exercer son droit de travailler comme DDH sans représailles #KomeraTurikumwe #WeStandwithBurundi

Gabriel Rufyiri

Activités
En 2002, Gabriel Rufyiri crée l’organisation contre les malversations économiques – Observation de Lutte contre les malversations économiques OLUCOME. Son courage et attachement à la transparence de la gestion des affaires publiques lui valent des intimidations et menaces quotidiennes.

Sous son leadership, plus de 1500 dossiers de corruption ont été examinés, parmi lesquels figure le dossier de la vente illicite du jet présidentiel en 2006, la corruption dans l’approvisionnement des produits pétroliers au Burundi, les passassions des marchés, ainsi que la gestion du budget national.

Restrictions : En 2009, l’adjoint de Gabriel Rufyiri est assassiné. La police intérieure américaine apporte son assistance dans l’investigation de ce meurtre mais jamais aucun rapport ne fut publié. Au lieu de poursuivre les auteurs commanditaires de cet acte, Gabriel Rufyiri est accusé par les autorités d’être impliqué dans cet assassinat. Les autorités continuent de reporter ses auditions et la justice pour feu Ernest Manirumva se fait toujours attendre.

Il reçoit régulièrement des menaces de mort et d’intimidation. Il a dû amener sa famille hors du Burundi pour des raisons de sécurité.

Pendant ces élections, les menaces portant atteinte à la vie, sa vie ont poussé Gabriel Rufyiri à quitter le Burundi, momentanément.

Recommandations d’Amnesty International
Le Gouvernement du Burundi doit :
 rendre publique le rapport sur l’assassinat du feu Ernest Manirumva. Six ans sans décision de justice définitive sur cet assassinat est un déni de justice ;
 assurer la sécurité de Mr. Gabriel Rufyiri et sa famille ;
 faire les investigations sur les menaces qu’il reçoit et poursuivre les responsables ;
 cesser toute action de harcèlement judiciaire contre Mr. Gabriel Rufyiri.

Solidaire avec #GabrielRufyiri. Gouv. du #Burundi doit garantir espace propice pour la société civile #WeStandWithBurundi #KomeraTurikumwe

Bob Rugurika

Directeur – RPA, Twitter : @RUGBOB78, Facebook : FACEBOOK.COM/BOB. RUGURIKA

Activités
Bob Rugurika a été porté à la tête de la Radio Publique africaine –RPA en mars 2014, après avoir passé quatre années comme Rédacteur en chef de cette radio de proximité. A sa nomination, Bob Rugurika confiait à un journal de la place que l’une de ses priorités était de « rétablir des bonnes relations avec les pouvoirs publics pour faciliter l’accès à l’information et diffuser une information de qualité, équilibrée et fiable » .

Cette radio qu’il dirige, et qui joue un rôle primordial pour informer et éduquer les masses, a toujours fait l’objet de menaces de la part des différents régimes depuis sa création. Ses journalistes sont souvent arrêtés et détenus arbitrairement à cause de la sensibilité des sujets qu’ils traitens concernant les violations et abus commis par les autorités.
Le 19 janvier 2015, Bob Rugurika a été arrêté et détenu pour avoir interviewé un individu affirmant avoir participé à l’assassinat des sœurs catholiques à Bujumbura, en Septembre 2014. Cet individu avait mis en cause certaines autorités du Service National de Renseignement.

L’annonce de la candidature du Président Pierre Nkurunziza le samedi 25 avril 2015 ayant entraînée des manifestations dans les rues de Bujumbura, la RPA s‘est vu menacée de fermeture et obligée de ne pas faire du reportage en direct, capital pour le monitoring des abus et violations des droits de l’homme, le lundi 26 avril. La Radio sera complètement fermée par les autorités le 27 avril.

Restrictions
Libéré sous une caution de 15 000 000 francs burundais (plus de 9000 $). Il ne peut pas quitter le territoire burundais, sans autorisation préalable d’un magistrat. La liberté de mouvement de Bob Rugurika est cruciale pour vie pendant cette période de tensions liées au contexte électoral.

La fermeture de la RPA par les autorités burundaises enfreigne aux droits de M. Rugurika et ses collègues de revoir et partager l’information.

Recommandations d’Amnesty International
Le Gouvernement du Burundi doit :
 Garantir un procès équitable à Bob Rugurika et abandonner les restrictions lourdes de sa libération sous caution qui portent atteinte à son droit à la liberté de mouvement.
 Rouvrir immédiatement et sans conditions les bureaux de la RPA et cesser toute action visant à intimider ses journalistes ou mettant leur vie en danger.

Gouv. du #Burundi doit mettre fin à l’intimidation et harcèlement contre les journalistes. #WeStandWithBurundi #KomeraTurikumwe

Armel Niyongere

Activités
Me Armel Niyongere a été élu à la présidence de l’Action des Chrétiens pour l’abolition de la Torture ACAT Burundi, en 2009. Militant pour les causes des droits de l’homme depuis les années 2000, il participe à la création de Association pour la Réconciliation et la Résolution Pacifique des conflits (ARREPAC) en 2004. En 2012, il fonde l’Association de la Recherche sur l’Environnement, la Démocratie et les Droits de l’Homme (AREDDHO).

En 2010, il attire l’attention des autorités locales lorsqu’il dénonce publiquement le mauvais traitement d’un gardien de l’Hôpital Prince Régent Charles gardé par le maire de Bujumbura de l’époque, Evrard Giswaswa.

En tant qu’Avocat au Barreau du Burundi, il est très impliqué dans les dossiers sensibles. Il représente aussi ses collègues de la société civile, dont le défenseur des droits humains, Pierre Claver Mbonimpa, Président de l’APRODH ; il a défendu le dossier des associations des professionnelles des médias sur la constitutionnalité de la loi draconienne sur la presse devant la Cour constitutionnelle et la Cour de la Communauté East Africaine.

Armel participe activement dans l’équipe de la société civile qui présente des rapports alternatifs devant les organes de traités des Nations Unies et de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ; il a fait aussi partie de la délégation de plaidoyer de la société civile aux récents sommets extraordinaires de l’EAC sur le Burundi.

Restrictions
Visé pour son rôle actif dans les campagnes de la société civile, notamment celle contre le 3e mandat du Président Pierre Nkurunziza, ce 24 mars 2015, la police a voulu forcer une perquisition sans mandat à son domicile, celui-ci les en a empêchés. Me Armel a été contraint de se mettre en exile après la tentative de coup d’Etat du 13 mai au Burundi. Les discours de certains officiels accusent les responsables de la campagne de la société civile contre le 3e mandat d’avoir été en connivence avec les putschistes.

Recommandations d’Amnesty International
Le Gouvernement du Burundi doit :
 Mettre fin aux harcèlements et intimidations contre Mr Niyongere Armel ;
 Enquêter et mettre fin aux discours inflammatoires qui font des défenseurs des droits humains des collaborateurs putschistes ;
 Garantir et assurer sa protection et son droit à mener son travail en tant que défenseur des droits humains au Burundi ;
 Garantir son droit à la liberté d’opinion et d’association.

Solidaire avec #ArmelNiyongere. Gouv. du #Burundi doit garantir espace propice pour la société civile #WeStandWithBurundi #KomeraTurikumwe

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