CHINE : Il faut qu’une enquête indépendante soit menée sur la mort en détention de Zhu Shengwen, ancien maire adjoint de Harbin

CHINE : Il faut qu’une enquête indépendante soit menée sur la mort en détention de Zhu Shengwen, ancien maire adjoint de Harbin

Index AI : ASA 17/008/2004

EFAI

Lundi 23 février 2004

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

« Nous espérons que la mort de mon mari favorisera une prise de conscience
de la population et le lancement d’une réforme de la justice. Nous voulons
l’abolition de la torture en détention et le respect des droits de la
personne en toutes circonstances. »

Fan Zhen, épouse de Zhu Shengwen

Amnesty International a envoyé ce jour (lundi 23 février 2004) une lettre au
Premier ministre de la Chine, Wen Jiabao, pour demander l’ouverture d’une
enquête exhaustive, indépendante et impartiale sur la mort en détention de
Zhu Shengwen, ancien maire adjoint de Harbin. Zhu Shengwen purgeait une
peine de réclusion de dix-sept ans à la Prison n°3 de Harbin après avoir été
reconnu coupable de corruption en avril 1998.

Selon les sources d’information officielles chinoises, Zhu Shengwen est mort
le 29 décembre 2003 après s’être jeté par la fenêtre d’un centre médical. Il
avait été conduit dans ce bâtiment pour être soumis à un examen médical
visant à déterminer s’il pouvait bénéficier d’une libération conditionnelle
pour raisons médicales. Officiellement Zhu Shengwen s’est suicidé, mais sa
famille a fermement contesté cette version des faits. Ses proches ont en
effet déclaré que Zhu Shengwen nourrissait de grands espoirs quant à une
libération conditionnelle et que son comportement n’avait rien de
suicidaire.

Dans sa lettre, Amnesty International se dit préoccupée par le fait que le
compte rendu détaillé de Zhu Shengwen concernant des tortures qui lui
auraient été infligées en détention avant son procès, entre octobre 1996 et
avril 1998, n’aurait toujours pas fait l’objet d’une enquête.

Lors de son procès devant le tribunal populaire intermédiaire de Harbin en
avril 1998, Zhu Shengwen aurait contesté les charges retenues contre lui, en
invoquant le fait qu’il était victime d’un complot politique. Il avait
déclaré dans un exposé remis au tribunal que les personnes chargées de
l’interroger lui avait asséné des coups de poing et de pied ainsi que des
décharges électriques pour le contraindre à « avouer ». Selon les
informations dont on dispose, aucune enquête n’aurait été menée sur ces
graves allégations de torture, et le tribunal l’aurait reconnu coupable et
condamné en considérant ses « aveux » comme des éléments de preuve.

Pour Amnesty International, « l’absence d’enquête et de poursuites
judiciaires contre les personnes susceptibles d’être responsables de ces
tortures et mauvais traitements est contraire aux obligations de la Chine
aux termes des normes internationales relatives aux droits humains et en
particulier de la Convention des Nations unies contre la torture, que la
Chine a ratifiée en 1988 ».

« Ces carences aggravent la tristesse et le sentiment d’injustice ressentis
par les membres de la famille de Zhu Shengwen, qui sont anéantis par
l’annonce de la mort en détention de leur proche et choqués par le fait que
cet homme pourrait avoir été condamné à tort dès le départ. »

Il est à craindre que d’autres personnes détenues en relation avec cette
affaire n’aient été elles aussi torturées ou maltraitées. Ce pourrait être
le cas notamment de Fan Zhen, l’épouse de Zhu Shengwen, qui a été incarcérée
d’octobre 1996 à octobre 1998 pour ne pas avoir signalé les infractions
reprochées à son mari. Cette femme avait déclaré après sa détention avoir
été attachée à une chaise, chevilles et poignets enchaînés ; elle aurait été
verbalement agressée et menacée.

Au vu de ces graves allégations de torture et d’autres violations des droits
humains, Amnesty International demande que toute enquête menée sur la mort
de Zhu Shengwen soit élargie. Les investigations ne devront pas se limiter
aux circonstances immédiates de son décès mais couvrir également les
allégations de violations des normes internationales relatives aux droits
humains concernant toute la détention de Zhu Shengwen - y compris son
maintien prolongé en détention au secret - ainsi que la procédure judiciaire
dont il a fait l’objet et les conditions carcérales auxquelles il a été
soumis. L’enquête devra également déterminer si d’autres personnes
pourraient avoir été torturées, maltraitées ou soumises à d’autres
violations dans le cadre de la même affaire.

« Toutes les personnes soupçonnées d’actes de torture ou d’autres violations
des droits humains devraient être jugées, dans le respect des normes
internationales d’équité », a conclu Amnesty International.

Pour plus d’information sur ce sujet, vous pouvez consulter sur le site
d’Amnesty International le communiqué de presse intitulé Chine. Enquêter sur
les tortures dont aurait été victime le maire adjoint de Harbin est
l’occasion pour la Chine de garantir l’autorité de la loi
<http://web.amnesty.org/library/inde...> (index AI : ASA
17/019/1998).

Il faut qu’une enquête indépendante soit menée sur la mort en détention de
Zhu Shengwen, ancien maire adjoint de Harbin

Index AI : ASA 17/008/2004

EFAI

Lundi 23 février 2004

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

« Nous espérons que la mort de mon mari favorisera une prise de conscience
de la population et le lancement d’une réforme de la justice. Nous voulons
l’abolition de la torture en détention et le respect des droits de la
personne en toutes circonstances. »

Fan Zhen, épouse de Zhu Shengwen

Amnesty International a envoyé ce jour (lundi 23 février 2004) une lettre au
Premier ministre de la Chine, Wen Jiabao, pour demander l’ouverture d’une
enquête exhaustive, indépendante et impartiale sur la mort en détention de
Zhu Shengwen, ancien maire adjoint de Harbin. Zhu Shengwen purgeait une
peine de réclusion de dix-sept ans à la Prison n°3 de Harbin après avoir été
reconnu coupable de corruption en avril 1998.

Selon les sources d’information officielles chinoises, Zhu Shengwen est mort
le 29 décembre 2003 après s’être jeté par la fenêtre d’un centre médical. Il
avait été conduit dans ce bâtiment pour être soumis à un examen médical
visant à déterminer s’il pouvait bénéficier d’une libération conditionnelle
pour raisons médicales. Officiellement Zhu Shengwen s’est suicidé, mais sa
famille a fermement contesté cette version des faits. Ses proches ont en
effet déclaré que Zhu Shengwen nourrissait de grands espoirs quant à une
libération conditionnelle et que son comportement n’avait rien de
suicidaire.

Dans sa lettre, Amnesty International se dit préoccupée par le fait que le
compte rendu détaillé de Zhu Shengwen concernant des tortures qui lui
auraient été infligées en détention avant son procès, entre octobre 1996 et
avril 1998, n’aurait toujours pas fait l’objet d’une enquête.

Lors de son procès devant le tribunal populaire intermédiaire de Harbin en
avril 1998, Zhu Shengwen aurait contesté les charges retenues contre lui, en
invoquant le fait qu’il était victime d’un complot politique. Il avait
déclaré dans un exposé remis au tribunal que les personnes chargées de
l’interroger lui avait asséné des coups de poing et de pied ainsi que des
décharges électriques pour le contraindre à « avouer ». Selon les
informations dont on dispose, aucune enquête n’aurait été menée sur ces
graves allégations de torture, et le tribunal l’aurait reconnu coupable et
condamné en considérant ses « aveux » comme des éléments de preuve.

Pour Amnesty International, « l’absence d’enquête et de poursuites
judiciaires contre les personnes susceptibles d’être responsables de ces
tortures et mauvais traitements est contraire aux obligations de la Chine
aux termes des normes internationales relatives aux droits humains et en
particulier de la Convention des Nations unies contre la torture, que la
Chine a ratifiée en 1988 ».

« Ces carences aggravent la tristesse et le sentiment d’injustice ressentis
par les membres de la famille de Zhu Shengwen, qui sont anéantis par
l’annonce de la mort en détention de leur proche et choqués par le fait que
cet homme pourrait avoir été condamné à tort dès le départ. »

Il est à craindre que d’autres personnes détenues en relation avec cette
affaire n’aient été elles aussi torturées ou maltraitées. Ce pourrait être
le cas notamment de Fan Zhen, l’épouse de Zhu Shengwen, qui a été incarcérée
d’octobre 1996 à octobre 1998 pour ne pas avoir signalé les infractions
reprochées à son mari. Cette femme avait déclaré après sa détention avoir
été attachée à une chaise, chevilles et poignets enchaînés ; elle aurait été
verbalement agressée et menacée.

Au vu de ces graves allégations de torture et d’autres violations des droits
humains, Amnesty International demande que toute enquête menée sur la mort
de Zhu Shengwen soit élargie. Les investigations ne devront pas se limiter
aux circonstances immédiates de son décès mais couvrir également les
allégations de violations des normes internationales relatives aux droits
humains concernant toute la détention de Zhu Shengwen - y compris son
maintien prolongé en détention au secret - ainsi que la procédure judiciaire
dont il a fait l’objet et les conditions carcérales auxquelles il a été
soumis. L’enquête devra également déterminer si d’autres personnes
pourraient avoir été torturées, maltraitées ou soumises à d’autres
violations dans le cadre de la même affaire.

« Toutes les personnes soupçonnées d’actes de torture ou d’autres violations
des droits humains devraient être jugées, dans le respect des normes
internationales d’équité », a conclu Amnesty International.

Pour plus d’information sur ce sujet, vous pouvez consulter sur le site
d’Amnesty International le communiqué de presse intitulé Chine. Enquêter sur
les tortures dont aurait été victime le maire adjoint de Harbin est
l’occasion pour la Chine de garantir l’autorité de la loi
<http://web.amnesty.org/library/inde...> (index AI : ASA
17/019/1998).

Index AI : ASA 17/008/2004

EFAI

Lundi 23 février 2004

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

« Nous espérons que la mort de mon mari favorisera une prise de conscience
de la population et le lancement d’une réforme de la justice. Nous voulons
l’abolition de la torture en détention et le respect des droits de la
personne en toutes circonstances. »

Fan Zhen, épouse de Zhu Shengwen

Amnesty International a envoyé ce jour (lundi 23 février 2004) une lettre au
Premier ministre de la Chine, Wen Jiabao, pour demander l’ouverture d’une
enquête exhaustive, indépendante et impartiale sur la mort en détention de
Zhu Shengwen, ancien maire adjoint de Harbin. Zhu Shengwen purgeait une
peine de réclusion de dix-sept ans à la Prison n°3 de Harbin après avoir été
reconnu coupable de corruption en avril 1998.

Selon les sources d’information officielles chinoises, Zhu Shengwen est mort
le 29 décembre 2003 après s’être jeté par la fenêtre d’un centre médical. Il
avait été conduit dans ce bâtiment pour être soumis à un examen médical
visant à déterminer s’il pouvait bénéficier d’une libération conditionnelle
pour raisons médicales. Officiellement Zhu Shengwen s’est suicidé, mais sa
famille a fermement contesté cette version des faits. Ses proches ont en
effet déclaré que Zhu Shengwen nourrissait de grands espoirs quant à une
libération conditionnelle et que son comportement n’avait rien de
suicidaire.

Dans sa lettre, Amnesty International se dit préoccupée par le fait que le
compte rendu détaillé de Zhu Shengwen concernant des tortures qui lui
auraient été infligées en détention avant son procès, entre octobre 1996 et
avril 1998, n’aurait toujours pas fait l’objet d’une enquête.

Lors de son procès devant le tribunal populaire intermédiaire de Harbin en
avril 1998, Zhu Shengwen aurait contesté les charges retenues contre lui, en
invoquant le fait qu’il était victime d’un complot politique. Il avait
déclaré dans un exposé remis au tribunal que les personnes chargées de
l’interroger lui avait asséné des coups de poing et de pied ainsi que des
décharges électriques pour le contraindre à « avouer ». Selon les
informations dont on dispose, aucune enquête n’aurait été menée sur ces
graves allégations de torture, et le tribunal l’aurait reconnu coupable et
condamné en considérant ses « aveux » comme des éléments de preuve.

Pour Amnesty International, « l’absence d’enquête et de poursuites
judiciaires contre les personnes susceptibles d’être responsables de ces
tortures et mauvais traitements est contraire aux obligations de la Chine
aux termes des normes internationales relatives aux droits humains et en
particulier de la Convention des Nations unies contre la torture, que la
Chine a ratifiée en 1988 ».

« Ces carences aggravent la tristesse et le sentiment d’injustice ressentis
par les membres de la famille de Zhu Shengwen, qui sont anéantis par
l’annonce de la mort en détention de leur proche et choqués par le fait que
cet homme pourrait avoir été condamné à tort dès le départ. »

Il est à craindre que d’autres personnes détenues en relation avec cette
affaire n’aient été elles aussi torturées ou maltraitées. Ce pourrait être
le cas notamment de Fan Zhen, l’épouse de Zhu Shengwen, qui a été incarcérée
d’octobre 1996 à octobre 1998 pour ne pas avoir signalé les infractions
reprochées à son mari. Cette femme avait déclaré après sa détention avoir
été attachée à une chaise, chevilles et poignets enchaînés ; elle aurait été
verbalement agressée et menacée.

Au vu de ces graves allégations de torture et d’autres violations des droits
humains, Amnesty International demande que toute enquête menée sur la mort
de Zhu Shengwen soit élargie. Les investigations ne devront pas se limiter
aux circonstances immédiates de son décès mais couvrir également les
allégations de violations des normes internationales relatives aux droits
humains concernant toute la détention de Zhu Shengwen - y compris son
maintien prolongé en détention au secret - ainsi que la procédure judiciaire
dont il a fait l’objet et les conditions carcérales auxquelles il a été
soumis. L’enquête devra également déterminer si d’autres personnes
pourraient avoir été torturées, maltraitées ou soumises à d’autres
violations dans le cadre de la même affaire.

« Toutes les personnes soupçonnées d’actes de torture ou d’autres violations
des droits humains devraient être jugées, dans le respect des normes
internationales d’équité », a conclu Amnesty International.

Pour plus d’information sur ce sujet, vous pouvez consulter sur le site
d’Amnesty International le communiqué de presse intitulé Chine. Enquêter sur
les tortures dont aurait été victime le maire adjoint de Harbin est
l’occasion pour la Chine de garantir l’autorité de la loi
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