COLOMBIE : Chaque jour de séquestration qui passe est un jour de trop

Index AI : AMR 23/076/02

La diffusion, hier, d’une vidéo montrant Ingrid Betancourt, ex-candidate à la présidence enlevée par les Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC, Forces armées révolutionnaires de Colombie) le 23 février 2002, a rappelé au monde le drame vécu par les quelque 1 500 civils colombiens enlevés chaque année par les groupes de guérilla ou par des groupes paramilitaires alliés aux forces de l’ordre.

L’organisation de défense des droits humains a exhorté tous les groupes armés colombiens à libérer immédiatement et sans condition tous les civils qu’ils retiennent en otages.

" Les prises d’otages et les enlèvements constituent une flagrante violation du droit international humanitaire régissant les conflits armés ", a déclaré Amnesty International, qui n’a de cesse de condamner ces agissements.

" Utiliser des vies humaines à des fins politiques est totalement inacceptable. Les civils ne sauraient être considérés comme de simples objets de troc ", a ajouté l’organisation en incitant les groupes armés à respecter le droit à la vie et à l’intégrité physique de toutes les personnes qui se trouvent entre leurs mains.

" Le nombre d’enlèvements et de prises d’otages a pris des proportions extrêmement préoccupantes en Colombie ", a dénoncé Amnesty International en s’appuyant sur les 3 000 enlèvements environ recensés en 2001.

On estime que les groupes d’opposition armés et les groupes paramilitaires sont responsables respectivement de 60 % et de 8 % environ des enlèvements. On constate d’autre part que les groupes paramilitaires ont intensifié leur recours à la prise d’otages. D’après certains journaux, au moins quatre membres des forces colombiennes de sécurité seraient impliqués dans l’enlèvement de Richard Boulton, un chef d’entreprise vénézuélien séquestré par les Autodefensas Unidas de Colombia (AUC, Milices d’autodéfense unies de Colombie). Richard Boulton a été libéré la semaine dernière, après deux ans de captivité.

" Il est temps que tous les participants armés du conflit colombien cessent de recourir à cette pratique qui viole les droits élémentaires de la personne, et qui est contraire aux normes établies par le droit international humanitaire sur la protection des civils ", a conclu Amnesty International.

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