Condamnation à mort

Amnesty International condamne l’exécution de Siarheï Vostrykaou, qui s’est déroulée en avril. La mère de ce condamné à mort n’a été informée de son décès qu’au début du mois de mai par le tribunal régional de Homiel. Selon le Centre de défense des droits humains Viasna, une organisation non gouvernementale (ONG) bélarussienne, les autorités ont ôté la vie à cet homme entre le 13 et le 29 avril. En effet, la dernière lettre que sa mère a reçue de lui était datée du 13 avril et l’exécution a été confirmée au tribunal régional le 29 avril. Siarheï Vostrykaou avait formé un recours en grâce auprès du président Loukachenko. Cependant, depuis son arrivée au pouvoir en 1994, ce dernier n’a accordé qu’une seule grâce.

En novembre 2016, Amnesty International a lancé une pétition appelant le Bélarus à instaurer immédiatement un moratoire sur toutes les exécutions en vue de l’abolition de la peine de mort, qui a recueilli les signatures de près de 18 000 personnes du monde entier, notamment de nombreux pays européens ainsi que du Brésil, du Nigeria, de Corée du Sud et des États-Unis.

Les autorités bélarussiennes ont exécuté Siarheï Vostrykaou alors même qu’elles adoptent un discours de plus en plus positif à l’égard de l’abolition de la peine de mort. Le Conseil de l’Europe, l’Union européenne et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont dénoncé cette décision. Le Bélarus ne peut pas continuer d’ignorer l’élan abolitionniste qui existe aux niveaux régional et mondial ni demeurer le seul pays d’Europe et d’ex-Union soviétique à procéder à des exécutions. Deux prisonniers sont encore sous la menace d’une exécution imminente dans le pays.

Au Bélarus, les exécutions ont lieu dans le plus grand secret, sans que les condamnés, leur famille ou leur avocat soient avertis.

Les prisonniers ne sont pas prévenus de l’imminence de leur exécution ; on les fait sortir de leur cellule, on leur dit que le recours en grâce a été rejeté, puis on les fait mettre à genoux et on leur tire une balle dans la nuque.

Leur famille n’est informée que plusieurs jours, voire plusieurs semaines, après l’exécution. Conformément au Code d’application des peines, le corps n’est pas restitué à la famille et le lieu d’inhumation est tenu secret. Le rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l’homme au Bélarus a indiqué en octobre 2013 que la manière dont était appliquée la peine capitale dans ce pays constituait de fait un traitement inhumain.

Amnesty International s’oppose à la peine de mort en toutes circonstances, sans exception. La peine capitale viole le droit à la vie inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. Il s’agit du châtiment le plus cruel, inhumain et dégradant qui soit.

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