Corée du Nord. La pression internationale contre les exactions du régime

Le Conseil de sécurité de l’ONU doit indiquer sans équivoque aux autorités nord-coréennes qu’elles doivent mettre fin aux violations des droits humains flagrantes, nombreuses et systématiques qui continuent d’être commises dans le pays, lors de la réunion du 10 décembre consacrée à la situation en Corée du Nord, a déclaré Amnesty International.

Ce sera seulement la deuxième fois, avec cette réunion tenue à New York, que le Conseil de sécurité se penchera sur la très grave situation des droits humains en Corée du Nord.

« Le Conseil de sécurité de l’ONU tient l’occasion de dire que le monde n’oublie pas les victimes des crimes contre l’humanité qui continuent d’être commis en Corée du Nord, et que les responsables de ces agissements seront traduits en justice, a déclaré Nicole Bjerler, représentante adjointe du bureau d’Amnesty International auprès de l’ONU à New York.

« Cette réunion doit servir de coup de semonce à l’égard des autorités nord-coréennes qui doivent immédiatement mettre un terme aux violations des droits humains graves, systématiques et nombreuses qui continuent d’être perpétrées dans le pays. Pour commencer, elles devraient coopérer avec l’ONU et permettre à des observateurs indépendants des droits humains de se rendre dans le pays. »

Cette réunion du 10 décembre représente un important pas en avant en ce qui concerne l’engagement pris par le Conseil de sécurité de l’ONU de prendre en main le problème de la terrifiante situation des droits humains en Corée du Nord, en parallèle avec les questions de paix et de sécurité.

« La paix et la sécurité ne peuvent pas être dissociées du respect des droits humains, de l’obligation de rendre des comptes pour les auteurs des atteintes à ces droits, et de la justice pour les victimes et leurs proches. Le Conseil de sécurité doit accorder son attention d’urgence et de façon suivie à ces questions », a déclaré Nicole Bjerler.

Les pressions internationales sur la Corée du Nord se sont amplifiées depuis la publication du rapport de la Commission d’enquête des Nations unies en février 2014. Ce rapport accablant présente des informations sur de nombreuses violations des droits humains, notamment sur la pratique du travail forcé, des famines délibérées, des exécutions, des actes de torture, des viols et des infanticides, et sur quelque 120 000 cas d’hommes, de femmes et d’enfants détenus au secret dans les camps du système de prisons politiques de la Corée du Nord, une situation décrite comme étant « sans égal dans le monde contemporain ».

En décembre de l’an dernier, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté à une majorité écrasante une résolution appelant, entre autres, le Conseil de sécurité de l’ONU à prendre les mesures nécessaires pour garantir le respect de l’obligation de rendre des comptes, y compris en saisissant la Cour pénale internationale de la situation en Corée du Nord. L’Assemblée générale a réitéré son appel dans la résolution de cette année, qui a été adoptée par la Troisième Commission le 19 novembre et qui doit à présent être formellement adoptée en séance plénière la semaine prochaine.

« Le Conseil de sécurité de l’ONU doit aujourd’hui saisir cette occasion de dire aux auteurs des crimes contre l’humanité commis en Corée du Nord qu’ils devront au bout du compte répondre de leurs actes », a déclaré Nicole Bjerler.

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