Costa Rica : Amnesty rencontrera la vice-présidente pour discuter de la situation au Nicaragua

Une délégation d’Amnesty International conduite par la directrice du programme Amériques Erika Guevara-Rosas se rendra à San José du 3 au 6 septembre pour débattre de la crise des droits humains au Nicaragua avec des responsables costaricains et rencontrera notamment la vice-présidente et ministre des Affaires étrangères Epsy Campbell Barr, le 4 septembre.

« La répression d’État au Nicaragua a contraint des milliers de personnes à quitter leur foyer et à se réfugier au Costa Rica ; beaucoup ont été déplacées de force simplement pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression, a déclaré Erika Guevara-Rosas.

« Le Costa Rica a accueilli un grand nombre de personnes venues du Nicaragua ces dernières années. Les Costaricains doivent une nouvelle fois témoigner leur solidarité à leurs voisins et les autorités doivent protéger tous ceux qui arrivent dans l’espoir de reconstruire leur vie en sécurité. »

Amnesty International a recensé des crimes relevant du droit international et de graves violations des droits humains au Nicaragua depuis que le gouvernement du président Daniel Ortega a commencé à réprimer les manifestations le 18 avril. Au moins 322 personnes ont été tuées, la majorité par des policiers et des membres de groupes armés pro-gouvernementaux nicaraguayens, tandis que des milliers d’autres ont été blessées et des centaines arrêtées.

Erika Guevara-Rosas sera accompagnée au Costa Rica par Astrid Valencia, chercheuse sur l’Amérique centrale, et Belissa Guerrero, coordinatrice des actions de plaidoyer pour les Amériques. Toutes trois seront disponibles pour des interviews.

Amnesty International a publié le 29 mai son premier rapport sur la répression exercée par l’État sous le titre, Shoot to Kill : Nicaragua’s strategy to suppress protest, et continue de recenser les violations des droits humains au Nicaragua.

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