Le processus de libération annoncé par les autorités cubaines le 14 janvier 2025 a été caractérisé par l’opacité, le manque d’informations publiques, l’absence de critères clairs et le recours à des conditions arbitraires, ainsi que par un impact psychologique dévastateur au sein des familles. Ce processus n’a en outre pas inclus la reconnaissance par l’État des violations commises dans le cadre des détentions et des condamnations, ni de l’absence de garanties de non-répétition.
« Certaines personnes libérées en 2025 ont été forcées à l’exil, tandis que d’autres ont été renvoyées en prison, ce qui a mis en évidence la persistance de pratiques autoritaires, ainsi que l’absence de garanties permettant d’exercer les droits humains à l’intérieur du pays sans crainte de représailles. »
« Même si ce processus a mené à la libération de 211 personnes incarcérées pour des motifs politiques, la libération sélective ou assortie de conditions ne respecte pas l’obligation faite aux autorités de mettre un terme à la criminalisation de la liberté d’expression, ni de garantir un procès juste. »
« Cuba doit libérer sans condition des personnes qui n’auraient jamais dû être placées en détention. Le président Díaz-Canel doit prendre une décision sans équivoque : en finir avec le recours au système pénal afin d’étouffer la critique et punir le militantisme. Il est temps de mettre un terme à la répression contre celles et ceux qui exercent leurs droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique », a conclu Ana Piquer.
