Cuba. Les mesures positives doivent se poursuivre

Amnesty International a salué, ce mardi 29 avril, comme un signe encourageant la commutation, la veille, de la condamnation à mort de plusieurs prisonniers à Cuba.

L’organisation a ajouté qu’elle espérait que le gouvernement cubain continuerait à prendre des décisions positives de ce genre dans le domaine des droits humains à l’instar de l’annonce, faite il y a quelques semaines, qu’il allait lever les restrictions à la liberté de mouvement empêchant les déplacements hors de l’île.

Elle a souhaité que la décision humanitaire prise pour ces condamnés soit suivie un jour de l’abolition de la peine capitale à Cuba.

Complément d’information

Dissuasion

Aucune preuve scientifique valable n’est venue étayer l’argument selon lequel la peine de mort aurait un effet plus dissuasif sur la criminalité que d’autres châtiments.

La conclusion de l’étude des enquêtes sur le lien entre peine de mort et taux d’homicides, menée pour les Nations unies en 1988 et mise à jour en 1996 et 2002, est que « […] cette recherche n’a pas apporté la preuve scientifique que les exécutions ont un effet dissuasif plus grand que la réclusion à perpétuité. Il est improbable que cette preuve soit obtenue un jour. Dans l’ensemble, aucun élément ne vient accréditer la thèse de l’effet dissuasif. » (Roger Hood, The Death Penalty : A Worldwide Perspective, Oxford University Press, 2002)

Peine de mort dans le monde

En 1977, seuls 16 pays avaient aboli la peine de mort pour tous les crimes. Aujourd’hui, ce chiffre s’élève à 92. Dix autres pays ont aboli la peine de mort pour les infractions de droit commun et ne la maintiennent que pour les crimes exceptionnels, tels que ceux relevant de la justice militaire ou ceux commis en temps de guerre. Trente-trois autres pays peuvent être considérés comme « abolitionnistes de fait » parce qu’ils n’ont procédé à aucune exécution depuis au moins dix ans ou se sont engagés auprès de la communauté internationale à ne pas recourir à la peine capitale.

Sur les 192 États membres de l’Organisation des Nations unies, 135 ont donc aboli la peine capitale en droit ou en pratique. Au cours des dix dernières années, plus de trois pays par an en moyenne ont aboli ce châtiment dans leur législation ou ont étendu cette abolition à tous les autres crimes s’ils avaient déjà supprimé cette peine pour les crimes de droit commun. Une fois qu’elle a été abolie, la peine capitale est rarement rétablie.

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