Des droits sapés à la base : expulsions forcées et violences policières dans le secteur de la mine d’or de porgera, en papouasie-nouvelle-guinée


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AVANT : La région de Wuangima juste avant les raids de la police et les incendies, compte 131 bâtiments©AI

Le 27 avril 2009, la police a expulsé de force des villageois vivant à proximité de la mine d’or de Porgera, en Papouasie-Nouvelle- Guinée. Les familles ont dû fuir tandis que les policiers incendiaient leurs maisons. La plupart n’ont pas pu emporter leurs affaires. Le gouvernement de Papouasie-Nouvelle-Guinée n’a proposé à ces villageois aucune solution de relogement, et beaucoup de familles sont aujourd’hui hébergées et nourries par des proches.

La mine de Porgera est exploitée et détenue à 95 % par des filiales de la plus grande compagnie d’extraction d’or au monde, la société canadienne Barrick Gold Corporation (Barrick), dans le cadre de l’entreprise Porgera Joint Venture (PJV). Depuis avril 2009, PJV héberge et approvisionne en nourriture et en carburant les policiers déployés à Porgera pour remédier à la détérioration de la situation en matière d’ordre public.

Barrick et PJV ont d’abord affirmé qu’aucune expulsion forcée n’avait eu lieu. Ce n’est que sept mois plus tard, après un travail de suivi important mené par Amnesty International, que les deux compagnies ont fini par reconnaître, en privé, qu’elles pensaient que la police avait bien expulsé des habitants à Porgera et qu’une enquête se justifiait. Ce rapport exhorte le gouvernement de Papouasie-Nouvelle-Guinée à mener une enquête exhaustive sur les expulsions forcées et les violences policières, à en poursuivre les responsables et à offrir réparation aux victimes. Il appelle également Barrick et PJV à fournir aux autorités des informations sur le comportement de la police, ainsi qu’à réclamer l’ouverture d’une enquête.

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