Communiqué de presse

Egypte. Les autorités sont accusées d’avoir essayé de cacher la mort de manifestants

Des informations recueillies par Amnesty International et rendues publiques dimanche 1er février indiquent que les autorités égyptiennes essaient de dissimuler plus de deux douzaines d’homicides perpétrés entre les 23 et 26 janvier dans le cadre de manifestations qui commémoraient le soulèvement de 2011.

Le ministère public a menacé les témoins d’arrestation, et au moins 500 manifestants - parmi lesquels deux personnes handicapées et des enfants - et passants sont actuellement incarcérés dans des centres de détention non officiels à travers le pays. Deux journalistes ont également été appréhendés alors qu’ils couvraient les manifestations.

« Non seulement les autorités ont recouru à une force injustifiée ou excessive, mais il semble en outre qu’elles aient essayé d’étouffer les événements désastreux du weekend dernier afin d’occulter le fait que les forces égyptiennes de sécurité ont encore une fois employé une force arbitraire et abusive pour écraser les manifestants », a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

« Les attentats à la bombe récents dans le Sinaï rappellent de manière brutale les menaces qui pèsent actuellement sur la sécurité de l’Égypte. Si les autorités égyptiennes ont le devoir de garantir la sécurité des Égyptiens, elles ne peuvent toutefois pas le faire en bafouant les droits humains et leurs obligations internationales. Tout le monde a le droit de manifester ou d’exprimer ses opinions de manière pacifique sans avoir à craindre la violence d’État ni une arrestation arbitraire. »

« Menacer les témoins et enfermer les personnes présentes lors de la manifestation afin de les réduire au silence n’est en aucun cas la bonne manière de mener une enquête impartiale. Cela ressemble à une tentative délibérée d’étouffer l’affaire. »

Au moins 27 personnes ont été tuées lors de manifestations qui se sont tenues entre le 23 et le 26 janvier. Certains manifestants ont recouru à la violence et deux membres des forces de sécurité ont également perdu la vie.

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