Empêcher l’exécution de trois hommes

Le Bangladesh doit empêcher l’exécution imminente des trois hommes condamnés à mort pour une attaque à la grenade contre l’ambassadeur britannique, a déclaré Amnesty International.

Le 22 mars, les autorités pénitentiaires du Bangladesh ont confirmé que les exécutions de Mufti Abdul Hannan, Sharif Shahedul Alam Bipul et Delwar Hossain Ripon, membres supposés du groupe armé interdit Harkat-ul-Jihad (HuJI), auraient lieu prochainement. Ils ont tous trois été reconnus coupables et condamnés à mort pour une attaque datant de 2004 au cours de laquelle Anwar Choudhury, alors ambassadeur du Royaume-Uni, a été blessé, et trois personnes ont été tuées.

« Ces exécutions doivent être immédiatement annulées. Si les personnes reconnues coupables de crimes à l’issue de procès équitables doivent effectivement être punies, la peine de mort n’est jamais la solution. Il est consternant que les autorités bangladaises cherchent à ôter davantage de vies au nom de la lutte contre le “terrorisme” », a déclaré Olof Blomqvist, chercheur sur le Bangladesh à Amnesty International.

« La peine de mort est toujours une violation des droits humains et n’est en aucun cas une solution plus efficace que l’emprisonnement à vie pour lutter contre la criminalité. Envoyer ces hommes à la potence ne rendra pas le Bangladesh plus sûr, cela ne fera qu’augmenter le nombre de morts.  »

Le 19 mars 2017, la Cour suprême bangladaise a rejeté le dernier appel des trois hommes. Leur seule option à présent est de former un recours en grâce présidentielle pour empêcher les exécutions.

Le Bangladesh fait partie de la minorité d’États dans le monde qui appliquent encore la peine de mort. En 2015, quatre personnes ont été exécutées dans le pays, et au moins 200 personnes ont été condamnées à mort.

« Nous appelons le président Abdul Hamid à gracier ces trois hommes et à leur laisser la vie. Le Bangladesh doit également instaurer sans délai un moratoire sur les exécutions en vue de l’abolition de la peine de mort. À travers le monde, de plus en plus de pays acceptent le fait que la peine capitale n’a pas un effet dissuasif et que ce n’est pas non plus un moyen efficace de rendre justice », a déclaré Olof Blomqvist.

Amnesty International s’oppose en toutes circonstances et sans aucune exception à la peine de mort, quelles que soient la nature et les circonstances du crime commis, la culpabilité ou l’innocence ou toute autre situation du condamné, ou la méthode utilisée pour procéder à l’exécution.

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