Emprisonnés pour un article sur la corruption

Les autorités doivent libérer sans délai deux professionnels des médias arrêtés et placés en détention le 11 novembre sous l’inculpation de « diffamation en ligne », en lien avec un article qui faisait référence à des allégations de corruption au sein du gouvernement, a déclaré Amnesty International.

« Arrêter et placer en détention ces deux hommes suscite de graves inquiétudes quant à l’engagement du gouvernement dirigé par la Ligue nationale pour la démocratie (NLD) envers la liberté d’expression, a déclaré Rafendi Djamin, directeur régional pour l’Asie du Sud-Est et le Pacifique à Amnesty International.

« Si le nouveau gouvernement a pris des initiatives en vue de modifier des lois répressives anciennes qui ciblent les militants et les professionnels des médias, cette affaire montre qu’il n’est pas encore allé assez loin.

« Se servir de lois répressives pour museler les critiques pacifiques visant des représentants du gouvernement pourrait inciter d’autres journalistes au Myanmar à s’autocensurer. Les représentants de l’État ne sont pas au-dessus de tout examen et les journalistes ont un rôle important à jouer pour les amener à rendre des comptes.

« Il faut relâcher ces professionnels des médias immédiatement. »

Than Htut Aung est le président du groupe Eleven Media Group et Wai Phyo en est le rédacteur en chef.

Ils ont été transférés à la prison d’Insein vendredi 11 novembre, dans l’après-midi, après avoir été interrogés par la police au sujet de l’article posté sur la page Facebook de Than Htut Aung la semaine dernière, puis repris par plusieurs médias en Asie.

Les deux hommes font l’objet d’une enquête en vertu de la Loi sur les télécommunications et encourent jusqu’à deux ans de prison. Ils doivent comparaître devant un tribunal le 25 novembre.

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