Équateur : Combattre la violence, sans encourager la xénophobie

Réagissant aux récentes déclarations du gouvernement du président Lenín Moreno concernant les restrictions à l’entrée sur le territoire national visant les personnes vénézuéliennes :

« Le gouvernement du président Lenín Moreno est tenu de protéger les droits de demander l’asile et de solliciter une protection internationale, ainsi que de prévenir les actes de violence commis contre des personnes sur son territoire, d’enquêter sur ces actes et de les sanctionner, sans discrimination basée sur la nationalité ou d’autres éléments, a déclaré Erika Guevara Rosas, directrice du programme Amériques d’Amnesty International.

« Face aux graves cas de violence liée au genre et de féminicides signalés récemment, les autorités équatoriennes ont l’obligation de protéger les filles et les femmes, d’enquêter sur tous ces crimes, de sanctionner les responsables et de mettre en place des politiques de prévention de ces formes de violence. La violence contre les filles et les femmes n’est pas liée à la nationalité ni aux flux migratoires ; elle résulte d’une culture qui permet ces violences et du fait qu’au fil de l’histoire l’État n’a pas pris de mesures exhaustives pour la combattre.

La violence contre les filles et les femmes n’est pas liée à la nationalité ni aux flux migratoires ; elle résulte d’une culture qui permet ces violences et du fait qu’au fil de l’histoire l’État n’a pas pris de mesures exhaustives pour la combattre.

« Ces actes révoltants ne doivent pas favoriser des agressions xénophobes, ni l’adoption de restrictions supplémentaires qui mettent davantage encore en danger des personnes ayant besoin d’une protection internationale en Équateur et dans toute la région, comme c’est le cas pour les Vénézuéliens qui fuient leur pays en raison de violations massives des droits humains.

« Amnesty International demande au président Lenín Moreno de ne pas soumettre à des restrictions à l’entrée sur le territoire les personnes ayant besoin d’une protection internationale, et de renforcer les mesures de lutte contre la violence endémique à l’égard des femmes dans le pays, et contre les autres actes de violence commis contre des personnes en situation de vulnérabilité. »

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