Espagne. Il ne faut pas faire l’impasse sur les droits des réfugiés

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Des migrants interceptés à Fuerteventura (Canaries).

S.L., qui vient du Libéria, n’avait que seize ans lorsqu’il est arrivé en Espagne après avoir franchi la clôture entourant la ville autonome de Ceuta.

Il a été arrêté par la Guardia Civil (Garde civile), puis expulsé vers le Maroc sans avoir eu la possibilité de demander l’asile.

Il a été remis à des policiers marocains qui, d’après ses dires, l’ont battu et emmené à Oujda, à la frontière avec l’Algérie.
Les autorités et les médias espagnols ferment les yeux sur les préoccupations des réfugiés en matière de droits humains, ce qui a pour effet de les rendre invisibles. Tant que les pouvoirs publics et les médias parleront uniquement des arrivées massives d’immigrants « illégaux », ils masqueront le fait que certains fuient les persécutions et les graves atteintes aux droits humains subies dans leur pays d’origine.

Amnesty International reconnaît évidemment le droit du gouvernement espagnol de contrôler l’immigration et de réguler l’entrée des étrangers sur son sol, mais rappelle que cela ne doit pas se faire au détriment du droit de toutes les personnes de jouir de leurs droits humains fondamentaux.

Or, l’Espagne a adopté une politique et des pratiques migratoires qui empêchent des personnes fuyant de graves atteintes aux droits humains d’accéder au territoire espagnol, d’y demander l’asile et d’y obtenir une protection.

Les procédures d’expulsion espagnoles - en particulier les expulsions illégales via la frontière avec le Maroc - ne garantissent pas le principe de non-refoulement, qui veut que nul ne soit renvoyé dans un pays où ses droits humains risquent d’être bafoués.

Lire le rapport : The Southern Border : the State turns its back on the human rights of refugees and migrants.

Pour en savoir plus sur le travail d’Amnesty International concernant les droits humains des réfugiés et des personnes déplacées, consultez la page http://www.efai.amnesty.org/refugies

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