Éthiopie : Eskinder Nega doit être autorisé à voyager librement

Les services éthiopiens de l’immigration auraient empêché Eskinder Nega, journaliste récemment libéré, de quitter le pays ce matin.

« La persécution que continue de subir Eskinder Nega montre hélas que le harcèlement visant les militants et les dissidents en Éthiopie est loin d’être révolu, malgré les promesses du nouveau Premier ministre Abiy Ahmed, qui s’est engagé à faire respecter les droits humains sous son mandat », a déclaré Joan Nyanyuki, directrice régionale d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Est, la Corne de l’Afrique et les Grands Lacs.

« Le gouvernement éthiopien doit mettre fin aux attaques contre les droits individuels, en commençant par autoriser Eskinder Nega à voyager librement et à sortir du pays quand bon lui semble. »

« Le gouvernement éthiopien doit mettre fin aux attaques contre les droits individuels, en commençant par autoriser Eskinder Nega à voyager librement et à sortir du pays quand bon lui semble. Finalement relâché de prison après avoir été condamné pour des accusations forgées de toutes pièces, Eskinder Nega doit désormais pouvoir exercer ses droits fondamentaux. »

Complément d’information

Le journaliste Eskinder Nega, qu’Amnesty International avait adopté comme prisonnier d’opinion, s’est vu interdire de se rendre à Amsterdam ce matin pour assister à la cérémonie du jubilé d’or d’Amnesty International Pays-Bas, le 21 avril.

Eskinder Nega a été libéré le 14 février 2018 après avoir passé sept ans derrière les barreaux pour des accusations forgées de toutes pièces au titre de la Loi relative à la lutte contre le terrorisme, tristement célèbre en Éthiopie. Il compte parmi les militants et dissidents de premier plan qui ont été libérés dans le cadre d’une promesse gouvernementale d’élargir l’espace dédié à l’engagement citoyen.

Il a de nouveau été arrêté avec 10 autres militants et journalistes alors qu’ils fêtaient leur libération le 25 mars et détenu pendant 11 jours pour avoir bafoué la Proclamation de l’état d’urgence, qui restreint le droit de réunion. Ils ont été remis en liberté le 5 avril sans avoir été inculpés.

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